Bienvenue sur linfodrome.com pour votre revue de presse de ce mercredi 30 mai 2012. Eh bien ! sachez que Ocampo a répondu aux avocats de Gbagbo, que ce n'est pas la sérénité au sein des partis politiques, que la question sur les rapports Côte d'Ivoire-France a refait surface et enfin, que les sportifs ivoiriens ne sont pas contents du nouvel entraîneur des éléphants.
La contre-attaque de Ocampo
Le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) a réagi à l'action de Me Altit, avocat principal de Gbagbo. Lui aussi a déposé « 4000 pages d'accusation contre Gbagbo » nous dit L'Inter. Ce que Soir Info a appelé une « Bombe ». Dans ce document, Ocampo apporte les éléments de preuve contre Gbagbo pour étayer les affirmations de crimes contre l'humanité qu'il accuse l'ex-président ivoirien d'avoir commis. Selon les enquêtes qu'il a menées, le procureur de la CPI fait savoir que Gbagbo a commandité des massacres de populations civiles et ressort ceci : « Du 28 décembre au 8 mai 2011, les forces pro-Gbagbo ont attaqué les civils considérés comme partisans de Ouattara. Elles ont tué entre 706 et 1059 personnes, en ont violé plus de 35, en ont arbitrairement arrêté au moins 520 et ont infligé à 90 personnes au moins de grandes souffrances et des atteintes graves à l'intégrité physique ». S'appuyant sur ces chiffres, Notre Voie écrit : « Rebondissement à la CPI : Ocampo désavoue Ouattara ». Ce journal relève que le nombre de victimes indiqué par Ocampo est différent de ce que le président Ouattara a toujours avancé, à savoir 3000 morts. Pareil pour Le Nouveau Courrier qui titre : « Exactions et tueries massives des populations, le document d'Ocampo qui enfonce Ouattara » et poursuit en notant que les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont tué au moins 2000 personnes, selon le procureur. Pour Le Temps, en publiant les fameuse charges de la CPI contre Gbagbo, Ocampo s'est fourvoyé. Il affirme que le procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo qui sait que son enquête ne vaut as le poids d'un duvet face aux arguments en béton de la défense, a déjà prévenu qu'il n'y aura pas de témoin pour représenter l'accusation. Accompagné de ce titre en grande Une : « CPI. Voici les fausses preuves d'Ocampo », le quotidien Aujourd'hui a consacré huit de ses pages à la diffusion intégrale du document.
Apparemment, les journaux proches du pouvoir n'ont pas eu vent de ce document puisqu'aucun n'en a parlé.
France-Côte d'Ivoire
Le président Français François Hollande a appelé Ouattara. Cette information a été donnée par le patron de l'Elysée lui-même. À Abidjan, c'est la liesse chez les partisans de Ouattara. « France-Côte d'Ivoire. Ouattara et Hollande se parlent. Ado invité à Paris », écrit Le Mandat en y ajoutant : « grosse désillusion au FPI » ! À la Une de Le Patriote, il est écrit : « Partenariat France-côte d'Ivoire : Hollande veut rencontrer Ouattara ». On y lit : « Les derniers espoirs du FPI s'envolent. Le président François Hollande a exprimé au président Ouattara sa volonté de le rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien ». Quant à Nord-Sud Quotidien, il instruit qu'au sujet de la résolution de la crise malienne « Hollande soutient Ouattara. Les deux chefs d'Etat se sont parlé, hier ». Devant ce désir d'une rencontre imminente avec Ouattara exprimé par François Hollande, L’Intelligent d'Abidjan livre à sa Une : Grosse colère des pro-Gbagbo». Son journaliste Touré Abdoulaye dit que les partisans de Laurent Gbagbo espéraient qu'avec un coup de baguette magique, le départ de Sarkozy réglerait tous leurs problèmes et signifiait l'enfer pour Ouattara. Voilà que suite à l'entretien téléphonique... ils sont consternés et déçus ».
Inquiétudes dans les partis politiques
Au Rassemblement Des Républicains (RDR), selon Nord-Sud Quotidien : « ça grogne fort! » pour un problème de cumul de postes et de mandats électifs. Il indique plusieurs militants de bases se plaignent de cet fait et disent : « Nous n'avons pas souhaité le changement pour venir reproduire les mêmes choses que ceux qui étaient là! ». L'Expression complète l'information en indiquant que le problème touche tous les partis alliés du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Selon lui dans ces formations politiques, la guerre des postes fait rage. Quelques extraits des propos de responsables de ces partis : Pascal Angui Tehua (SG MFA) : « Après la victoire, on a oublié le MFA ». Quant à Alphonse Djédjé Mady (SG PDCI), il dit : « Soyons patients » et Joël N'guessan (Porte-parole du RDR) : d'affirmer que «ce flottement est normal».
Par ailleurs au PDCI, Le Nouveau Réveil avance que la réunion du Bureau politique sera décisive et qu'il y aura des surprises. Cette surprise est quelque peu dévoilée par Armand Depeyla de Soir Info qui informe que le président Bédié veut dissoudre le secrétariat général ; il avertit que cette décision est un virage dangereux pour le chef du parti.
Sabri Lamouchi contesté
Le nouvel entraîneur des Eléphants, Sabri Lamouchi, choisi par la Fédération Ivoirienne de Football ne fait pas l'unanimité des sportifs ivoiriens. « Où va la FIF ? », s'interroge Nord-Sud Quotidien, pour qui Lamouchi est un choix injustifiable. L'intelligent d'Abidjan écrit donc : Accueil hostile pour Lamouchi. Car dans un panel, les Ivoiriens ont décrié son choix. Même des anciens entraîneurs des Eléphants et des responsables sportifs de Côte d'Ivoire soutiennent que c'est un mauvais choix, rapporte Fraternité Matin.
À demain !