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L'avant-projet de Constitution passera encore devant les députés et cela n'a pas échappé à la presse nationale. « Vote en plénière de la Constitution Ouattara, aujourd'hui : L'avenir de la Nation entre les mains des députés », titre Lg Info. « C'est incontestablement ce mardi 11 octobre 2016 que les parlementaires ivoiriens jugeront du sort qui est réservé à l'avant-projet de loi portant constitution ivoirienne », apprend l'organe proche de l'opposition. Qui émet des craintes quant au bon déroulement de cette plénière du fait des divergences d'opinions dont font montre les députés relativement à cet avant-projet.
Nord-Sud quotidien a également relayée cette information. « Nouvelle constitution : Comment tout va se décider, aujourd'hui », barre à sa Une le confrère. Le journal indique que ce sont 255 parlementaires qui sont attendus pour la séance de ce mardi qui permettra de recueillir les votes des députés concernant l'avant-projet. « Selon des informations émanant de l'hémicycle, cet exercice d'expression du Pour, du Contre ou de l'Abstention se fera par voie d'urne. Chaque député dispose de trois bulletins représentant chacun sa décision d'accepter ou non les amendements qui auront été faits auparavant », a t-il expliqué. Pour sa part, Fraternité Matin a fait part de la position de Cissé Ibrahim Bacongo membre du comité d'experts, sur cette nouvelle constitution. « Nouvelle constitution/ Cissé Ibrahim Bacongo :''Aucun régime ne peut malicieusement se maintenir au pouvoir », barre à sa Une l'organe pro-gouvernemental. Dans l'entretien accordé au quotidien, Cissé Ibrahim Bacongo n'a pas hésité à se prononcer sur une éventuelle candidature du président Alassane Ouattara à la présidentielle de 2020. « Comme l'a dit le professeur Ouraga Obou, le président ayant été élu sous l'égide de la constitution de 2000 qui prévoit deux mandats, a donc son deuxième mandat qui prend fin en 2020./ Conformément à cette constitution de 2000, il ne peut briguer un autre mandat », a t-il déclaré.
Procès de Mme Gbagbo : Les témoins peinent à fournir les preuves
L’actualité est aussi marquée par la reprise du procès de Mme Simone Gbagbo, le lundi 10 octobre 2016, au palais de justice d’Abidjan, après 2 mois d’interruption due aux vacances judiciaires.
Dans sa livraison du jour, le confrère L’Inter titre : « Cour d’assise : Simone Gbagbo face aux juges, hier ». Et le confrère de révéler ce qui s’est passé : « Trois témoins étaient à la barre, hier. Il s’agit de Soro Abdoulaye, Koné Amara et Ousmane Diallo ». Et le confrère de préciser que compte tenu de son état de santé, le premier n’a pas comparu. En revanche, le second témoin, Koné Amara, a quant à lui, « accusé l’ex-première dame d’avoir distribué des armes » : « Mme Gbagbo a distribué des armes. Mme Gbagbo a organisé une distribution d’armes à Abobo ».
Le troisième témoin, Ousmane Diallo qui reviendra à la barre, ce mardi 11 octobre 2016, accuse Mme Gbagbo de « criminelle » : « Je n’ai pas vu d’armes dans sa main, mais c’est elle qui les distribuait ».
Me Rodrigue Dadjé avocat de Mme Gbagbo a réagi après le passage de ces témoins : « Je pense que l’accusation peine à trouver des témoins crédibles, qui soient capables de dire ce qu’ils ont effectivement vu. Et dans ce qu’ils auraient vu, qu’il puisse y avoir des éléments qui accablent Mme Gbagbo. Sinon, nous avons toujours des témoins et des récits qui n’ont aucun lien avec Mme Simone Gbagbo ».
Pour sa part, Le quotidien d’Abidjan titre : « Un témoin devant les juges : Je vais assassiner Simone Gbagbo ». Le confrère revient sur les propos tenus par le troisième témoin, Ousmane Souleymane : « C’est Mme Gbagbo qui a envoyé des gens pour nous attaquer. Moi-même, si elle fait ça, je vais l’assassiner. Moi aussi j’ai déjà tué des gens à Abobo. Si quelqu’un vient m’attaquer, il s’en sort avec le sang ou bien je le tue ».
Adolphe Angoua
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