Joyeux de vous retrouver après un long week-end de Pentecôte. Ce mardi 29 mai 2012, la presse nationale nous apprend qu'il y a eu une tentative de soulèvement des ex-combattants démobilisés. Elle revient sur la décision des avocats de Gbagbo et annonce une tension entre les partis politiques.
Tentative de soulèvement
Des ex-combattants démobilisés ont tenté de se mutiner, nous dit Nord-Sud : « Réinsertion des ex-combattants. La bombe à retardement. Un soulèvement évité de justesse ». On y lit : « Las d'attendre d'être réinsérés, des ex-combattants voulaient prendre la rue. La nouvelle est parvenue aux oreilles du gouvernement. Très tôt, il a commis le ministre auprès du président de la République, chargé de la défense pour leur parler ». Cela s'est passé à Korhogo. L'Inter a pour sa part écrit : « Un an après la crise post-électorale, la bombe du désarmement resurgit. L'affaire des 500.000 F Cfa refait surface ». Il explique que cette tentative de soulèvement est due au fait que l'Etat, jusqu'à ce jour, n'a pas encore honoré son engagement de payer la somme de 500.000F Cfa qu'il a promis aux ex-combattants. Face a cette situation, L'Inter révèle une mise en garde de Soro Guillaume qui a dit que « si rien n'est fait, il ne faudra pas s'étonner que la fleur de l'âge ne produise point de fleur, mais qu'elle sombre au contraire dans la violence et la désespérance ». En même temps, le quotidien rappelle que cette situation est un embarras pour le chef de l'Etat qui disait dernièrement sur RFI : « Il y a une dizaine de milliers d'ex-combattants intégrés dans l'armée. Mais le gros reste à démobiliser. Et cela est un souci que j'ai et sur lequel je suis en train de travailler (…). On ne peut pas prendre tous ces 40.000 ou 50.000 jeunes dans l'armée ». Quand à Fraternité Matin, il indique que le Ministre chargé de la Défense est allé en guerre contre l'indiscipline de certains militaires. Il donne un mois a ceux-ci pour quitter les sites publics ou privés qu'ils occupent illégalement.
Politique nationale
Le front politique encore en ébullition. Le RDR et le FPI ne se font pas de cadeaux. «Le FPI et le RDR s'empoignent », écrit L'Inter. Il rapporte les propos des responsables de ces deux partis. « Le comité central du FPI déclare solennellement que monsieur Ouattara a complètement échoué à mettre en œuvre un programme de gouvernement crédible et n'a aucune vision cohérente pour la Côte d'Ivoire ». En réponse, Amadou Soumahoro (SG du RDR) affirme que le FPI devrait, avec humilité, dire : « Oui, chers frères et sœurs Ivoiriens, nous nous sommes trompés, pardonnez-nous. (…). Ils ne sont pas des agneaux mal aimés par le pays. Le FPI est une vipère dont nous avons définitivement coupé la queue ».
Au Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) aussi, ça chauffe. Le Mandat révèle que pour succéder au président du parti, Henri Konan Bédié, « Des courants naissent » et qu'il y a des partisans d'une alliance avec le FPI. Dans cette mouvance, c'est le président Alassane Ouattara qui n'est pas bien servi. En effet, en prélude à la réunion du Bureau politique du PDCI, le samedi 2 juin 2012, Le Nouveau Réveil demande. « Le PDCI va-t-il lâcher Ouattara ? Il argumente que la gestion du pouvoir par le RHDP a engendré beaucoup de frustrations et de désillusions, surtout pendant les législatives, les partis alliés se sont affrontés physiquement. Ce qui remet en cause l’unité du rassemblement. D'autant plus qu'au sujet de cette alliance, le président Bédié a reconnu en disant : « Je sais que de nombreuses questions continuent d'être posées à ce sujet, dans les salons tout comme dans les places publiques au sujet de notre alliance et de son fonctionnement ».
Procès de Gbagbo
La sortie des avocats de Gbagbo retient toujours l'attention de la presse. Pour Le Patriote, c'est parce que « Gbagbo a peur » qu'il récuse la CPI. Et Le Jour Plus d'ajouter que « Les avocats de Gbagbo sont aux abois. La messe est dite pour le ''Woody de Mama », parce que selon lui, les arguments avancés par le conseil juridique de Gbagbo ne tiennent pas la route. Mais à quelques jours de ce procès, Soir Info écrit : « Le FPI hausse le ton ». il rapporte ce qu'a dit le comité central du parti. « Le FPI observe en effet que la CPI joue sa crédibilité et son avenir dans la situation que vit la Côte d'Ivoire depuis la rébellion armée du 19 septembre 2002 ». Puisque, selon ce comité, l'arrestation de Gbagbo est un acte politique posé par le pouvoir ivoirien et ses alliés externes contre sa vison pour la souveraineté des peuples africains en général et ivoirien en particulier. Quant à Aujourd'hui, il fait savoir qu'à 20 jours du procès « la CPI est sous les feux des critiques ». A la suite du document de 79 pages pondu par les avocats de Gbagbo, ce journal indique que des sources proches du dossier Gbagbo affirment que « ce dossier est vide si le débat est purement juridique ».
César DJEDJE MEL