Éducation nationale et nouvelle constitution : Le bras de fer continue

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Revue de presse

Bonjour chers amis de Linfodrome et bienvenue à votre revue de presse du lundi 26 septembre 2016 dominée par la nouvelle constitution et la crise au sein du ministère de l'éducation nationale. Bonne lecture et bon début de semaine.

La reforme constitutionnelle

La reforme constitutionnelle initiée par le chef de l’État Alassane Ouattara continue de faire débat au sein de la classe politique ivoirienne.

Le Président de la République a reçu l’avant-projet du comité d’experts, le samedi 24 septembre 2016, au Palais présidentiel.

A ce sujet, Fraternité Matin, le quotidien pro-gouvernemental barre à sa Une : « Nouvelle constitution, le chef de l’État : « Je n’ai aucun doute sur la qualité du travail réalisé ». Le Président de la république s’est félicité du travail accompli par les experts : « Je n’ai aucun doute sur la qualité de l’avant projet de Constitution que vous me remettez ce jour. Je tiens à vous féliciter pour l’important travail accompli dans les délais impartis ».

Au moment où le camp présidentiel se réjouit du travail accompli par le comité d’experts sur l’avant-projet, l’opposition milite pour que la nouvelle Constitution soit rejetée par le peuple. Dans sa parution du jour, Notre Voie, quotidien proche du Fpi, rapportant les propos du président de ce parti lors d’un meeting titre : « Affi en meeting hier à Marcory : Disons non à l’ethnocratie de Ouattara ». Le confrère ayant constaté le défi de la mobilisation à la place Konan Raphaël, cadre du meeting à Marcory, revient sur les propos de Pascal Affi N’guessan : « Ne laissons pas Ouattara enfermer la Côte d’Ivoire dans l’ethnocratie et la mangecratie ».

Cours de mercredi

La mesure du ministère de l'éducation nationale instaurant des cours les mercredis est l'autre sujet qui alimente l'actualité nationale en ce début de semaine. A ce propos, Nord-Sud quotidien a titré dans sa livraison du jour ; « Depuis Abengourou samedi le ministre de la Fonction publique aux instituteurs : ''Celui qui ne fera pas cours mercredi sera radié'' ». Le confrère explique qu'en marge d'une cérémonie d'hommage qui lui était dédiée le ministre de la Fonction publique, Pascal Abinan Kouakou s'est exprimé sur la question des cours du mercredi et le sort des enseignants qui s'y opposeraient. « S'ils ne veulent pas travailler, c'est leur droit, mais il ne faut pas empêcher les autres d'aller travailler. Et celui qui ne veut pas travailler, on va le radier tout simplement. Il y a des jeunes qui frappent à la porte de la Fonction publique », a t-il averti.

Soir Info a rapporté la même information. « Cours de mercredi/ Pascal Abinan (ministre de la fonction publique) assène : ''Que celui qui n'est pas d'accord aille se pendre », titre pour sa part le journal. Qui a relevé le mécontentement du ministre de la fonction publique face au refus du Midd de s'aligner sur la décision du ministère de l'éducation nationale. « En tout cas nous n'accepterons pas qu'un fonctionnaire, quel que soit son grade, s'oppose à une décision prise par le président de la république. L’État ne va pas fléchir face à un e organisation syndicale. Que celui qui n'est pas d'accord aille se pendre », a martelé le ministre Abinan Kouakou Pascal.

Lg Infos reste dans la même veine avec son titre : « Cours du mercredi/ Atteinte à la liberté syndicale : Le régime persécute les enseignants ». Paterne Ougueye explique que plusieurs enseignants réfractaires à la mesure ont déjà été sanctionnés en l’occurrence ceux de l'inspection de Cocody 1 qui ont été déchargés de leurs classes. Dans les directions régionales de l'éducation nationale (Dren) de Koumassi, Bingerville et Abobo, les enseignants qui n'ont pas donné cours le mercredi dernier ont quant à eux reçu des demandes d’explications sur les motivations de leur absence ce jour censé être ouvrable.

Alassane SANOU

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Alassane SANOU
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