Relations franco-ivoiriennes

Hollande prend ses distances avec Ouattara

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hollande-prend-ses-distances-avec-ouattara La une des quotidiens ivoiriens du 25 mai 2012
Revue de presse

Quatre sujets sont au menu de votre revue de presse d'aujourd'hui, vendredi 25 mai 2012. À savoir l'affaire des déchets toxiques, le procès de Laurent Gbagbo, les relations Ouattara-Hollande et la détention de l'avocat de Mme Gbagbo. Nous vous souhaitons donc une bonne lecture.

Déchets toxiques

Le scandale des déchets toxiques continue de faire des vagues. « Après Adama Bictogo, les déchets toxiques font trembler la République », dit L'Inter. Il raconte que de hautes personnalités et non des moindres sont dans le viseur de la justice. « Tous ceux qui ont ''mangé'' » dans cette affaire. On y apprend que le Procureur de la République s'est saisi du dossier. Et déjà, L'Intelligent d'Abidjan se demande si Adama Bictogo peut être mis aux arrêts, vu qu'il jouit d'une immunité parlementaire et qu'il faudrait que la Cour suprême casse son statut d'ancien ministre de la République. Quant à Cheick Koné Oumar, président de l'Africa Sports National, c'est certain selon Nord-Sud : « Il sera mis aux arrêts » pour avoir reçu plus de deux milliards de F.Cfa dans son compte dans le cadre des déchets toxiques. Devant ces sanctions, Le Patriote se réjouit : « ADO, sa méthode va changer les Ivoiriens », indique-t-il. Cependant, dans Soir Info, Soro Do, conseiller spécial de Gohourou Claude, ex-président de la coordination nationale des victimes des déchets toxiques, avance que « l'enquête a été manipulée ».

Relations Alassane-Hollande

« Hollande-Ouattara, ça ne va pas du tout ! », est le titre de Le Quotidien d'Abidjan. Il relate que François Hollande ignore Alassane Ouattara. Ce journal tient pour preuves le fait que, dans un premier temps, le président Français s'est choisi son homologue du Niger comme interlocuteur dans la crise au Mali au lieu de l'Ivoirien qui est pourtant le président de la CEDEAO. Et en second lieu, l'invitation pour un séjour de deux jours adressée par François Hollande au président du Bénin. Aujourd'hui va plus loin pour dire : « Situation en Côte d'Ivoire et au Mali, Hollande accuse Ouattara ». Là également, on lit que le chef de l'Etat ivoirien est « royalement ignoré » par Hollande. Les arguments avancés sont les mêmes évoqués par le premier journal cité. Mais Aujourd'hui ressort que la France tient pour responsable de la situation au Mali la CEDEAO que dirige Alassane Ouattara, à en croire les propos du diplomate français à l'ONU lors de la visite du Conseil de sécurité de cette instance en Côte d'Ivoire. « Il nous a semblé que les efforts diplomatiques conduits par la CEDEAO pour trouver une solution, fondée évidemment sur le départ de la junte, je ne veux pas dire qu'ils ont échoué mais en tout cas, ils ont été mis en danger par les derniers développements et il faudrait peut-être reconsidérer d'autres voies », a-t-il dit. De son côté, Le Temps écrit : « CPI, Licorne... Hollande prévoit de grands changements ». En fait, le journal a repris les dires de Kofi Yamgnane, conseiller Afrique du président Français, qui disait entre autres : « Aux yeux des Africains, l'interventionnisme armé de la France et le recours très sélectif à la Cour Pénale Internationale incarnent une nouvelle mission civilisatrice occidentale ».

Procès de Gbagbo

Le Jour plus révèle un business autour du procès de Laurent Gbagbo. « A quelques jours de son procès, ça mange fort autour de Gbagbo » est le titre dont il barre sa Une. Plusieurs transactions se font autour de l'ancien chef de l'Etat, dit-il. Ce canard ressort qu'un véritable commerce de Tee-shirt, casquettes, foulards à l'effigie de Gbagbo a été développé par des pseudo-patriotes dans les capitales européennes. Sans oublier des convois organisés vers la Haye. Il n'a pas épargné les avocats de Gbagbo qui profitent de l'occasion pour se faire des sous. L'exemple de Jacques Vergès et Roland Dumas a été cité. Ces derniers se seraient tirés avec six cent millions de F.Cfa, note-il. Malgré ce folklore, Le Nouveau Réveil instruit que « Laurent Gbagbo sera jugé en 2013 ». En effet, après l'audience de confirmation des charges qui va durer cinq jours, le quotidien apprend qu'il y aura des vacances judiciaires. À la reprise, le procès de M'Bemba se tiendra le 17 décembre 2012, après quoi, on pourrait passer à Gbagbo, au retour de secondes vacances des magistrats.

Détention de l'avocat de Madame Simone Gbagbo

Me Rodrigue Dadjé est-il libéré ou non ? Difficile de répondre. « Le juge ordonne, le parquet dit non », écrit Soir Info. Et à L'Inter d'ajouter : « Libération manquée de l'avocat de Madame Gbagbo, hier. Mésentente entre le juge d'instruction et le procureur ; l'affaire portée devant la Chambre d'accusation ». Pourtant, La Nouvelle, en première page, livre :« Détenu à la MACA, l'avocat de Simone Gbagbo libéré hier ». En vérité, d'après ces journaux, le défenseur de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, le juge en charge du dossier a autorisé la libération du prisonnier, faute de preuves suffisantes contre lui. Cependant le procureur s'est opposé à cette décision et a fait appel auprès de la Chambre d'accusation. En marge de cela, L'Intelligent d'Abidjan nous apprend que la date des auditions du président du Front populaire ivoirien (FPI) et de l'ancien premier ministre de Gbagbo, prisonniers politiques de Ouattara, est fixée au 29 juin et va durer jusqu'à fin octobre 2012. Cependant le Directeur général de ce journal, Assé Alafé, dit que « les leaders du FPI sont en prison par hasard ».

A demain

César DJEDJE MEL

César DJEDJE MEL
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