Justice

Quand le Gabon et la Côte d'Ivoire font le palabre de Gbagbo en Europe

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quand-le-gabon-et-la-cote-d-ivoire-font-le-palabre-de-gbagbo-en-europe La crise au Gabon qui éclabousse la Côte d'Ivoire réclame justice à Laurent Gbagbo. Ph DR
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers fidèles de Linfodrome et bienvenue à notre revue de presse, ce jeudi 15 septembre 2016.

On se bat pour Gbagbo

La crise gabonaise se révèle un procès en faveur de Gbagbo. Car elle a fait entendre la voix de l’ex-président ivoirien au parlement européen. En effet, à en croire les journaux, un député européen a interpellé ses collègues sur une injustice que la communauté internationale aurait faite à Gbagbo. Il s’agit de Jean Luc Mélenchon. «Gbagbo a été iniquement envoyé à la Cpi alors qu’il demandait un recomptage», lit-on la Une de Soir Info. Le journal rapporte les propos tenus par le député français. « Mes chers collègues, monsieur Gbagbo a été iniquement envoyé au TPI alors qu’il demandait un recomptage et on laisserait monsieur Bongo nous le refuser en en usant de violences sans rien dire ? Mieux vaudrait que monsieur Gbagbo soit libéré et monsieur Bongo jugulé ». Ces dires de Mélenchon sont repris en chœur par les journaux proches de Laurent Gbagbo qui n’attendaient pas mieux. Le temps, Notre Voie, Aujourd’hui, Le Nouveau Courrier, tous s’en réjouissent.

Bongo et Ouattara se rassurent

La tension entre Abidjan et Libreville est-elle en train de baisser ? La réponse peut-être oui. Vu que le président gabonais a envoyé un collaborateur auprès de Ouattara. « Après l`incident de la présidentielle : Bongo dépêche son bras droit chez Ouattara », titre à la Une Le Nouveau Réveil. Il s’agit du ministre de l’Intérieur du Gabon, Pacôme Moubelet Boubéya. « Je suis porteur de ce message particulier qui nous rappelle l’histoire que nous avons en commun depuis la veille de nos indépendances jusqu’aujourd’hui », a-t-il affirmé. Quant à Fraternité Matin, il barre à la Une : « Côte d’Ivoire - Gabon : Pas de nuage dans les relations entre les deux pays » car l’émissaire a déclaré : « j’ai tenu à dire au président Ouattara qu’il ne peut y avoir de flou entre le Gabon et la Côte d’Ivoire…». Ses dires prennent le contre-pied de la Une du quotidien Le Temps. « Crise post-électorale au Gabon : Ali Bongo dénonce la préparation d’un charnier comme en Côte d’Ivoire ». Et pour cause, le président gabonais a déclaré que « (… ) Les paroles ont toujours précédé les actes, pour tenter de justifier ces mêmes actes et les rendre légitimes. Alors qu’entend employer le mot charnier, je ne peux rester sans m’interroger, sans être inquiet. Fort de l’observation des semaines que nous venons de vivre, je ne veux pas que certains les créent pour les rendre réels…»

A grands pas vers la nouvelle constitution

« Organisation du référendum et des législatives : Dans 2 mois, c’est fini ! », rassure Le Patriote à travers son titre à la Une. Il rapporte la décision du gouvernement en Conseil des ministres faisant état de ce que ces deux échéances se tiendront aux dates indiquées. « Tout est mis en œuvre pour que les deux dates soient tenues », a affirmé Koné Bruno, le porte-parole du gouvernement, à en croire Nord-Sud Quotidien. Et ce sera en octobre pour le référendum et fin novembre pour les législatives. Mais en face, l’opposition maintient son refus. « Nouvelle constitution : les jeunes du Cojep rejettent le projet de Ouattara », fait savoir Notre Voie.

César DJEDJE MEL
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