Amis lecteurs bonjour et bienvenue à notre revue de presse du jeudi 8 septembre 2016. L'actualité traite du Gabon, le procès de Gbagbo et Blé Goudé. Bonne lecture à tous !
Situation au Gabon
La Côte d'Ivoire est abondamment citée dans la crise au Gabon. Lg Infos livre une exclusivité sur le rôle que joue la Côte d'Ivoire dans «la déstabilisation du Gabon». Il révèle «de nouvelles conversations entre Ping et Diané interceptées». Dans le premier des deux conversations que Ping a eu avec Diané, ce dernier le félicitait Jean Ping pour sa victoire et lui demande si la population est prête à descendre dans la rue. Il le rassure du soutien des occidentaux. «Diané assure que John Kerry a appelé l'ambassadrice, à Libreville». Dans le second, Jean Ping souligne le bon travail de l'Union Européenne dont les responsables «exercent les pressions qu'il faut sur le pouvoir...»
Parlant de déstabilisation, Le Temps titre à la Une «le gouvernement gabonais crucifie le régime ivoirien». En effet, le ministre du gouvernement gabonais, porte-parole de Bongo, a déclaré que «tout a été mis en œuvre pour la jouer à l'ivoirienne». « Nous affirmons cependant que ce complot impliquant des ressortissants étrangers, comme ce hacker ivoirien appréhendé au QG de M. Ping (…) Nous ne pouvons imaginer que des pays voisins et amis fassent partie de ce complot visant à troubler le processus électorale au Gabon », a-t-il dit.
Soir info livre « tout sur Jean-Marc Zoé, ''le chef'' des cybercriminels ivoiriens qui devraient mélanger les élections » au Gabon. Le journal affirme que ce Zoé n'est pas un employé de la présidence de la République, encore moins chargé de mission », dit le journal. Qui affirme que Zoé est membre du parti Udpci et qu'il est très proche de l'ex-ministre Albert Flindé, un autre conseiller de Ouattara.
Dans une interview à L'inter, Diallo Amadou, un génie informaticien, parle de Yeo Sihifowa. « (..) On m'a expliqué qu'il fait partie d'un groupe de ''hackers'' travaillant sur un certain nombre de projets comme ''insecurity days'' avec M. N'cho Yao. Ils ont mis en place une équipe qui travaille sur le ''hacking''... » Mais au niveau du gouvernement ivoirien, on préfère ne pas s'en mêler. Koné Bruno, le porte-parole, a déclaré que la situation au Gabon « est complexe, ne nous y interférons pas », lit-on à la Une de Le Patriote.
Procès Gbagbo
Le procès du président Laurent Gbagbo se poursuit. Et tout semble militer en sa faveur, à en croire les journaux. « Après 8 jours de témoignages, Ouattara Obienéré pousse la CPI à libérer Gbagbo », titre à la Une Le Quotidien d'Abidjan. Il affirme que le témoin-gendarme a parlé de la collaboration des soldats français avec le camp Ouattara.
C'est pourquoi Le Temps écrit « Procès de Gbagbo et Blé Goudé : le témoin de Bensouda accuse l'armée française » parce que le témoin a dit : « j'ai passé la nuit à la base de l'armée française à Port-Bouet avant d'être transféré, camouflé, jusqu'à l'hôtel du golf, le Qg de M. Ouattara ». « J'étais toujours dans la tenue de l'armée ivoirienne, en tenue de combat, et le général a demandé que ses hommes me donnent une veste treillis de l'armée française» a déclaré le témoin.
Au cours de cette audience, Soir Info fait savoir que Laurent Gbagbo a réagi. Le journal affirme que pendant que le témoin P-501 répondait à certaines questions de la défense, Laurent Gbagbo a réagi. Hilare, secouant la tête et le doigt en signe de négation, l'accusé ne semble vraiment pas d'accord avec le récit du témoin.