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La Côte d’Ivoire « s’exporte »
C’est assurément une affaire dont se serait passé le président ivoirien, Alassane Ouattara. L’un de ses conseillers au Gabon s’est retrouvé cité dans une affaire de complot contre Ali Bongo Odimba, président sortant et candidat à sa propre succession. « Ingérence dans la présidentielle au Gabon: de graves révélations sur des écoutes téléphoniques compromettantes d’un conseiller spécial de Ouattara avec Jean Ping », titre Soir Info. « Alain-Claude Billie By Nzé, le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du candidat Ali Bongo Ondimba (ABO), a dénoncé l’ingérence de puissances étrangères et de certains pays africains dans le processus électoral gabonais.En cause notamment, le conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider concrètement Jean Ping, à l’insu de son patron.Il a d’abord introduit des hackers au Gabon pour diffuser de faux procès verbaux et pirater des données gouvernementales. Mais Mamadi Diané a également suggéré au principal adversaire d’ABO de provoquer la démission des membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) », souligne le journal.
Cette situation a conduit la présidence ivoirienne a réagir vigoureusement en mettant Mamadi Diané sur la touche. « Ingérance dans les affaires du Gabon: Mamadi Diané démis de ses fonctions », informe en manchette Le Patriote. Le journal reprend notamment le communiqué de la présidence de la République qui indique que, « Suite aux informations relatives à l'ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de Conseiller Spécial à la Présidence de la République de Côte d'Ivoire, à compter de ce jour.
La Présidence de la République condamne cet acte d'ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu'elle tient au strict respect de la souveraineté de la République Gabonaise ».
Cette sortie de l’exécutif ivoirien est la preuve selon Notre Voie d’un aveu de complicité. « Déstabilisation du Gabon: le régime Ouattara avoue tout », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « l’affaire Diané apparait comme, l’affaire de trop qui peut montrer à quel point les dirigeants actuels ont réellement du mal à cerner la gestion d’un Etat. Et c’est toute la Côte d’Ivoire qui se couvre de ridicule ».
Le procès Gbagbo reporté
Après plusieurs semaines d’interruptions dues aux vacances judiciaires, le procès de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI) a été de nouveau reporté hier dès sa reprise, informe Le Temps. Selon le journal, cette décision du juge bien que motivée par la Cour avec des arguments juridiques est due « à la trop forte et grande mobilisation d’hier, des hommes et des femmes qui se mobilisent depuis des années pour apporter leur soutien aux accusés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de cette juridiction ».
La mobilisation observée hier à La Haye est également mise en avant par Soir Info. « Reprise du procès à la CPI: ambiance survolée, hier, dans la salle d’audience », titre à sa Une le journal. « Ambiance survoltée pour la reprise du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à La Haye. Et ce après plus d'un mois de pause. Une soixantaine de partisans de l'ancien président ivoirien, jugé à la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, étaient réunis dans la salle pour suivre cette séance de rentrée. Sourires, signes de main à son public, Laurent Gbagbo est apparu en forme aux côtés de son co-accusé Charles Blé Goudé », décrit le journal.
De son côté, L’Inter fait état d’un clash entre le juge et l’un des avocats de Blé Goudé au cours de cette rencontre. « Les juges ont ensuite demandé s'il y avait des objections quant aux propos discutés. Me Knoops, avocat de Charles Blé Goudé, a interpellé la Chambre, demandant « comment la défense peut présenter des objections ? » alors qu'aucun document écrit formel n'a été proposé. « Vous présentez des objections si vous avez à en présenter, j'en ai terminé », a finalement conclu le président de la Chambre, le juge Cuno Tarfusser, avant de quitter la salle », relate le quotidien.