Côte d'Ivoire

Alassane Ouattara parle...Hamed Bakayoko et Soro Guillaume se déchirent

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Revue de presse

Bonjour chers amis de Linfodrome. La revue de presse est disponible. Bonne lecture.

La presse nationale s'est intéressée, dans sa majorité, au discours qu'a donné le chef de l’État à la veille de la fête de l'indépendance, le 06 août 2016. « Célébration de la fête de l'indépendance : Ouattara propose un nouveau contrat social », a titré à ce propos Fraternité Matin. Dans le discours retranscrit en intégralité par l'organe pro-gouvernemental, le chef de l’État a annoncé plusieurs mesures relatives aux questions sociales, notamment un audit de la facturation de l'électricité et le déblocage d'un fonds d'appui aux producteurs du vivrier.

Le sujet a également intéressé Le Patriote qui a barré à sa Une : « Nouvelle constitution, vice-présidence, Sénat, crise de la Cie,... Ouattara dit tout ». Selon Thierry Latt, le chef de l’État a donné les grandes innovations de la constitution dont la Côte d'Ivoire est actuellement en train de se doter. Il s'agit, entre autres, de la création d'un poste de vice-président, et d'un Sénat. En ce qui concerne la sécurité, le journaliste a appris que des patrouilles seront régulièrement organisées à Abidjan et à l'intérieur du pays. Il a par ailleurs indiqué que 3168 prisonniers bénéficiant d'une grâce présidentielle seront libérés.

Lecture différente chez Le quotidien d'Abidjan qui titre : « Fête de l'indépendance : Que de déception ! ». L'organe proche de l’opposition s'est interrogé, suite à l'annonce de la libération des prisonniers, à l'effectivité des prisonniers graciés à des occasions précédentes ainsi que sur le critère de sélection de ceux-ci. Le confrère a en outre souligné plusieurs points du discours du président Alassane Ouattara qui, à l'en croire, ne sont pas conformes à la réalité à savoir la prospérité économique et la nécessité d'une reforme constitutionnelle.

De gros nuages entre Hamed Bakayoko et Soro Guillaume ?

L’actualité est aussi consacrée à la supposée guéguerre que se livreraient le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko et le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

A ce sujet, le journal L’Inter titre : « Situation sociopolitique, Soro-Hambak, le ton monte ». Pour le journaliste Félix D. Bony qui rapporte cette information à la page 7 dudit quotidien « Guillaume Soro et Hamed Bakayoko ne se vouent plus l’amitié qui les liait avant l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara ». Pour le confrère, « Tout est parti des manifestations violentes contre la hausse des coûts de l’électricité constatées sur les factures ».

Selon Félix D .Bony, Hamed Bakayoko soupçonnerait le Président de l’Assemblée nationale d’être l’instigateur des manifestations de Bouaké. Il rapporte les propos tenus par le ministre de l’Intérieur pour soutenir cette thése : « Ce qui s’est passé à Bouaké n’est pas le fait du hasard parce que Bouaké est l’une des villes où au moment des casses, on n’avait pas encore distribué les deuxièmes factures. Tu casses pourquoi ? Tu casses la Cie et tu ne t’arrêtes pas là. Tu t’attaques aux symboles de l’Etat qui n’ont rien à voir avec la Cie ».

Le journal LG Infos, quotidien proche du parti de Laurent Gbagbo ne dit pas autre chose. A sa Une, on peut lire : « ça chauffe au sommet de l’Etat : Les dessous de la cérémonie de pardon à Bouaké, Hamed Bakayoko défie Guillaume Soro dans son fief ». A la page 4 de ce quotidien, le journaliste Simplice Allard, rapportant les propos tenus par Hamed Bakayoko lors de la cérémonie de pardon à Bouaké, le vendredi 5 août 2016, écrit : « On se connaît, donc s’il vous plaît jeunes, ne servez pas de liens à ces choses-là. Votre vitalité, on en a besoin. On a le devoir de vous aider, de vous organiser pour que vous ayez un meilleur avenir », avant d’assener des accusations d’une rare précision : « Ils sont cachés et ils vous envoient. Après, on vient nous dire que c’est tel jeune. Non, venez-vous même dire que c’est vous. La politique, c’est la démocratie. Le jour, tu veux être député, tu vas être candidat. Si on doit te voter, on te vote. Ce n’est pas en cassant qu’on va t’élire », écrit le confrère avant de poursuivre : « Et pourtant, lors de la dernière session d’avant vacances parlementaires, l’indexé Soro plaidait pour ne pas qu’on aille à la chasse aux sorcières ».

Adolphe Angoua

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