Bouaké s'embrase quand la reforme constitutionnelle se met en marche

Publié le Modifié le
bouake-s-embrase-quand-la-reforme-constitutionnelle-se-met-en-place
Revue de presse

Bonjour et bienvenue chers amis de Linfodrome. Votre revue de presse du 23 juillet 2016 est disponible. Bonne lecture et bonne fin de semaine.

La grogne sociale s'intensifie

La grogne sociale relative au coût de l'électricité est un des sujets auxquels s'est intéressée la presse nationale en cette fin de semaine. "Grogne contre la Cie: Des actes de vandalisme à Bouaké", barre à sa Une Fraternité Matin.

Le quotidien pro-gouvernemental informe que l'agence de la Compagnie ivoirienne d'électricité (Cie) de Dougouba, quartier de Bouaké a été vandalisée par des populations en colère le vendredi 22 juillet 2016.

"Après Dougouba, les manifestants se sont retrouvés au Commerce (autre quartier de la ville, ndlr). Là encore, ils ont tenté de mettre le feu à l'agence principale de la Cie. Mais les forces de l'ordre commises pour la sécurisation de cet édifice public les ont empêchés d'atteindre leur objectif", apprend le journal.

Nord-Sud, a également fait l'écho de ces manifestations dans la ville de Bouaké. Le journal titre à cet effet : "Manifestations contre les factures d'électricité: Attention, ça devient inquiétant".

Le confrère explique que ces manifestations étaient préparées depuis le début de la semaine, notamment par des invitations à travers des Sms.

Allah Kouamé souligne que les manifestants, pour la plupart des adolescents ont pillé, saccagé et mis le feu aux locaux de la Compagnie ivoirienne d'électricité. "Une source hospitalière au Centre hospitalier et universitaire (Chu) fait cas d'un mort, pendant que des soldats indiquent avoir vu deux personnes décédées", a rapporté le journaliste.

Le quotidien d'Abidjan va plus loin dans le traitement de cette actualité en consacrant à sa Une: "C'est gâté à Bouaké: Les ex-combattants reprennent les armes". Selon l'organe proche de l'opposition, la grogne serait née de la colère des ex-combattants qui dénoncent la précarité de leurs situations.

Ceux-ci auraient profité de la grogne relative aux factures d'électricité pour initier ces manifestations qui ont en plus des locaux de la Compagnie ivoirienne d'électricité touché le Conseil régional, la mairie, l'agence Nsia, et deux commissariats de police.

Réforme constitutionnelle

L'autre sujet qui a occupé l'actualité de ce jour est l'adoption du projet organique portant organisation du referendum constitutionnel. L'Expression marque à cet effet: "Organisation du référendum constitutionnel: Les députés donnent leur ok à Ouattara".

Le quotidien apprend que le parlement dans sa majorité a approuvé le projet de loi. D'où le score de 233 votes pour et 6 voix contre. Un score dont s'est par ailleurs réjoui le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro Kigbafori. "C'est le triomphe de la démocratie. Je remercie les députés pour avoir voté massivement cette loi portants organisation du référendum pour l'adoption de la constitution", a relayé le journal proche du pouvoir.

Chez Le Temps, on s'est également intéressé à l'adoption du projet de loi. "Révision constitutionnelle ou nouvelle constitutionnelle: Soro recadre Ouattara à l'Assemblée", titre le confrère. Le confrère rapporte que le président du parlement ivoirien a fait des éclaircissements sur la valeur du projet de loi que les députés ont été appelés à voter afin d'éviter des quelconques incompréhensions.

"Je précise que le texte que nous allons adopter n'est pas le projet de constitution. Ce texte simplement donne le cadre dans lequel le projet de la constitution qui nous sera soumis fera l'objet de discussions. Soir Info s'est aussi penché sur la réaction de Guillaume Soro relativement à l'adoption de ce projet de loi avec en co-Une: "Soro Guillaume: "Je ne voudrais pas renier ma signature".

Abraham Kouassi y revient sur les explications de M. Soro selon lesquelles le referendum constitutionnel était l'une des exigences de l'accord de Linas Marcoussis, d'où son importance. "Permettez qu'aujourd'hui en le disant, je demande à vous mes chers collègues de ne pas me rendre parjure parce que ces raisons sont principielles", a-t-il exhorté.

Et d'ajouter qu'il est du droit du " président de la République au-delà même du fait des accords que nous avons signés demandant d'aller à un referendum et à la révision de la constitution, de vouloir consulter le peuple", a-t-il rappelé.

Alassane SANOU

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Alassane SANOU
Voir ses articles