La presse ivoirienne, ce vendredi 18 mai 2012, s'est groupée principalement sur le procès de Laurent Gbagbo. Mais elle nous rapporte bien d'autres informations sur les relations entre le Président Ouattara et Guillaume Soro, la situation au Mali, l'affaire sur le compte de l’ancien Président ivoirien, etc...
Rapports Ado-Soro
Apparemment, les relations entre le Chef de l'Etat ivoirien et l'actuel chef de l'Assemblée nationale, Soro Guillaume, sont à l'orange. "Méfiance au sommet de l'Etat : Soro poste 300 militaires à deux pas de la résidence de Ouattara", est le titre qui barre la Une de Aujourd'hui. Il informe que selon La Lettre du Continent, Soro est parti de la Primature avec sa garde personnelle de 300 personnes. Il l’aurait positionnée autour de sa résidence qui se situe à quelques pas de celle du président Ouattara. Pourquoi le fait-il ? Pour ce journal, c'est parce qu'il y a de la méfiance entre les deux hommes. Le Mandat relève une autre opposition entre ces deux personnalités. "Salaires des députés : ADO dit non ! Soro dit oui ! On y lit que le n°1 ivoirien n'est pas prêt à payer le salaire des députés, voté par l'Assemblée nationale en 2007 au montant d'un million sept cent mille au plus, sous le prétexte que le mandat de l'Assemblée a expiré en 2005. Ce qui n'est pas l'avis de Soro Guillaume. Mais, à en croire Le Jour Plus, "deux mois après son installation à l'hémicycle, les relations entre Soro et Ouattara vont bien. Ce quotidien affirme que le premier est trop occupé à réussir sa mission, qu'il n'a pas le temps de faire un coup d'Etat, selon un de ses proches.
Gbagbo à la CPI
A l'approche du 18 juin, date de son procès pour la confirmation ou non des charges qui pèsent contre lui, "Hélas pas de témoins !", se désole Le Mandat. Parce que en croire L'Inter, Luis Ocampo ne veut pas de témoins à la barre ce jour. Mais Soir Info révèle que cette audience est menacée parce que les avocats de Gbagbo ont demandé que soit repoussé le délai de soumission d'informations relatives à la présentation des témoignages. Ce qui pourrait faire proroger la date du 18 juin, en déduit-il. Le Nouveau Réveil ne demande pas mieux, puisqu'il écrit: "Gbagbo ne sera pas libéré le 18 juin". Comme arguments, il ressasse tous les crimes commis sous le régime de l'ex-président ivoirien, imputés à ses proches dont la mort des journalistes Kieffer et Jean Hélène et d'Yves Lamblin. Des morts pour lesquels François Hollande ne peut pas blanchir Laurent Gbagbo, soutient-il. Par contre dans L'Inter, Me Habiba Touré, avocate de la famille Gbagbo, avoue que "nous sommes dans un procès à coloration politique. Gbagbo a des chances de s'en sortir". Par ailleurs, Soir Info et Le Quotidien d'Abidjan annoncent que des mandats d'arrêts seront lancés par la CPI contre des pro-Ouattara selon une information livrée par La Lettre du continent du 17 mai 2012. Il y est noté : "La CPI va élargir ses mandats d'arrêt. En plus de Laurent Gbagbo, de nouvelles personnalités, y compris du camp Ouattara, pourraient à leur tour être prochainement poursuivies".
Affaire 700 millions de Gbagbo dans un compte
"700 millions sur son compte après dix ans de pouvoir. Gbagbo, un dirigeant honnête", se félicite Notre Voie. Ce journal avance que malheureusement, cet argent ne peut servir parce que le compte est gelé. A son tour, il demande au Chef de l'Etat : « Monsieur Ouattara, déclarez enfin vos biens ! » Pour Aujourd'hui, Laurent Gbagbo est le seul Chef d'Etat africain qui n'est pas milliardaire après dix ans de pouvoir". Là où, avance t-il, Ouattara est dans le viseur de la justice pour biens mal acquis. Le Nouveau Courrier crie au scandale : « Pendant que les Ivoiriens sont dans la galère, Ouattara s'offre un nouvel avion de 3 milliards de F.CFA ».
La CEDEAO et la junte malienne
"Crise malienne. La junte menace encore", s'inquiète Fraternité Matin. Il rapporte que la junte a décidé de convoquer une convention nationale pour désigner celui qui va diriger la transition. Mais la CEDEAO a rejeté cette volonté en reconnaissant le président par intérim Dioncounda Traoré, pour qui, Abidjan a déroulé le tapis rouge lors de son séjour en Côte d'Ivoire, le mercredi et jeudi derniers, fait savoir L'Intelligent d'Abidjan. il révèle que: "Après avoir fait le coup d'Etat le plus bête du monde, la tête du Capitaine Sanogo mise à prix. Les Etats-Unis le recherchent".
César DJEDJE MEL