Côte d'Ivoire

Justice: le monde s'agite pour Gbagbo et son épouse Simone

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Revue de presse

Bienvenue sur Linfodrome pour suivre notre revue de presse du jeudi 23 juin 2016. L'actualité ce jour est centrée sur le couple Laurent Gbagbo. Bonne lecture à tous !

Une pétition pour la libération de Laurent Gbagbo a été lancée hier par ses proches. A ce sujet le quotidien Le Temps barre à la Une : «Près de 30.000 signatures en une journée ». Cette initiative est de l'écrivain centenaire Bernard B. Dadié et l'ex-Premier ministre du Togo, Me Joseph Koffigoh. Bernard Dadié a déclaré que cette pétition est pour la libération de Laurent Gbagbo déclaré vainqueur de la présidentielle de 2010. il était le président de la République avant le 11 avril 2011» puis d'ajouter que «cette pétition ouvre les portes de la prison».

La cérémonie a inspiré le même titre au journal Le Quotidien d'Abidjan. Le journal parle d'une mobilisation exceptionnelle hier à Cocody où la pétition a été lancée. Il écrit que «quelques heures seulement auront suffi pour enregistrer plus de 30.000 signatures de la pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo.» Me Joseph Koffigoh qui n'a pas pu effectuer le déplacement d'Abidjan a écrit ce qui explique son engagement. «Laurent Gbagbo porte le drapeau de l'Afrique digne», dit-il.

Mais la cérémonie qui devrait être festive a connu des moments tendus. L'inter titre à la Une «Grosse bagarre au lancement de la pétition pour Gbagbo . Un leader jeté hors de la salle». Il rapporte que deux tendances du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep), parti de Blé Goudé, se sont prises au collet, sous le regard médusé des officiels. Finalement, l'ex-président du parti Youan Bi «Agenor a été jeté dehors», dit le journal.

Pendant ce temps, au sujet du procès de Gbagbo et Blé Goudé, Notre Voie barre à la Une : «un industriel hollandais révolté : le juge joue avec le feu». Il s'agit de Theodor Van Boven. Après avoir assisté à l'audition du témoin P520, il écrit à la CPI. «Je ne comprends pas du tout pourquoi le juge permet au procureur que son témoin intervienne de manière anonyme ! Le témoin ayant occupé des fonctions publiques, il n'y a donc pas besoin de le cacher». Cet industriel écrit que le procès permet la révélation de beaucoup de vérités sur la Côte d'Ivoie qui vont contribuer à son avenir brillant. «Mais en bloquant, comme c'est le cas actuellement, l'audience publique des témoins, on bloque l'évolution paisible de la Côte d'Ivoire . Et avec un juge de la CPI qui autorise que les témoignages soient secrets à huis clos, ce juge joue avec le feu et s'oppose par ricochet, au premier but de la CPI et à l'objectif de Gbagbo/Goudé à coopérer avec la Cour internationale : l'objectif commun de la vérité et de la justice».

Procès Simone Gbagbo

Le procès de Simone Gbagbo pour crimes contre l’Humanité se poursuit devant la Cour d’Assises. Au cours de l’audience d’hier, fait savoir Lg Infos, le Commando invisible d’Abobo a été abondamment cité. « Procès de Mme Simone Gbagbo, hier, au tribunal: le ‘’Commando invisible’’ se dévoile dans une vidéo », barre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « la défense de Simone Gbagbo met à nu les crimes odieux commis par les forces pro-Ouattara à Abidjan.

Une vidéo projetée par la défense a retracé les massacres de pro-Gbagbo à Abobo par le ‘’Commando invisible’’ ». De ce procès, Soir info retient un fait qui s’est déroulé dans la salle d’audience. « Procès de Simone Gbagbo: quelque chose s’est produit hier, dans la salle », titre en manchette le quotidien. A en croire le journal, ces vidéos relatant les faits du ‘’commando invisible’’ ont « créé l’émotion dans la salle, un spectateur a même fondu en larmes en pleine salle. Les gendarmes présents avaient la mine grave ».

Au cours de l’audience d’hier, l’ex-Première dame est également revenue sur la décennie de pouvoir de son mari. « Il y a eu trop de rumeurs pendant ces 10 ans. On m’a accusée d’avoir organisé un escadron de la mort. Quand on dit que M. Séka avait une réputation de tueur, c’est faux », a-t-elle déclaré.

César DJEDJE MEL
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