La Constitution divise, Soro sort les griffes

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Revue de presse

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Soro fait des vagues

L'interview accordée par Soro Guillaume à Le Monde a constitué un pan de l'actualité de ce début de semaine. Ainsi, peut-on lire à la lire à la Une de Le Patriote : « Le président de l'Assemblée nationale parle : Moi Soro, à la Cpi ? Ce serait incohérent ». Dans l'entretien relayé par le quotidien, le président de l'Assemblée nationale explique qu'il n'a pas de raison d'être amené à la Cpi où sont actuellement détenus Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. « Je ne vois pas pourquoi moi qui ai agi dans le sens de la communauté internationale, qui l'ai aidée à résoudre la question de la confiscation du pouvoir à Abidjan, devrais être trimballé à la Cpi. Ce serait d'une incohérence et d'une inconséquence inégalée », a t-il déclaré.

Soir Info est également revenu sur cette interview du président de l'Assemblée nationale en titrant « Affaire ''Michel Gbagbo'', succession de Ouattara, assassinat de Tagro, Ib... Soro Guillame défie tout le monde ». Le journal souligne que pour Soro Guillaume, « il y a eu des violences mais celles-ci ne sont pas suffisantes pour être envoyé à la Haye ». Quant à l'avenir politique de Soro dans le contexte actuel, le confrère a fait savoir que celui-ci en attendait beaucoup et qu'il était décidé à y arriver. « Cela fait vingt quatre ans que je fais front et face à l'adversité. L'adversité me galvanise. La première fois que je suis allé en prison j'avais 22 ans. J'ai encore beaucoup de ressources », a prévenu M. Soro.

Du côté de Le Temps, on s'est également intéressé à l'entretien de l'ex-leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci). « Crimes de l'ex-rebellion/ Soro nargue tout le monde. ''Je n'irai pas à la Cpi'' », peut-on y lire. Le journal proche de l'opposition indique que les propos de Soro Guillaume estimant que les crimes commis ne sont pas suffisants pour qu'il soit amené devant la justice internationale, sont « une grave injure aux libertés humaines et aux droits de l'homme ». De plus, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne menacerait ainsi, à en croire le journaliste, la communauté internationale, s'il arrivait qu'il soit transféré à la Cpi, pour y répondre de ses actes.

Réforme constitutionnelle

Les débats sur le projet de la nouvelle constitution continuent de cristalliser toutes les attentions.Ce lundi, certains tabloïds ont consacré leur Une à ce sujet.

Le journal L’Inter, quotidien indépendant rapporte les positions de certains partis politiques sur cette réforme constitutionnelle souhaitée par le Président de la République Alassane Ouattara. ‘’Débat sur le réforme constitutionnelle : Mamadou Coulibaly démonte le projet de Ouattara, le PDCI dévoile sa position, le parti de Blé Goudé hausse le ton’’.

Présent à la conférence de presse animée par ses collaborateurs, le samedi 18 juin 2016, au siège de Lider, Mamadou Koulibaly président dudit parti s’est fait entendre :’’Ouattara cherche un successeur et non une constitution’’.Pour sa part, le secrétaire national exécutif du Cojep, Nogbou Hyacinthe, en tournée dans l’ouest du pays a exhorté les populations à dire non au projet du chef de l’Etat :’’ Ouattara veut changer la constitution parce qu’il veut se maintenir au pouvoir. Il faut le contraindre à ne pas faire de bêtises’’. Quant au secrétaire exécutif du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, ‘’la modification de l’article 35, pour le PDCI, c’est déjà fait.

Sur le même sujet, le confrère LG Infos écrit :’’Révision constitutionnelle ou nouvelle constitution, tirs groupés sur Ouattara’’. Gnonzié : ‘’Pas de constitution du prince au pouvoir’’. KKS :’’Pas de nouvelle constitution maintenant’’ Pour Kouadio Konan Siméon (KKS), ex-candidat malheureux à la présidentielle, ‘’On ne peut pas passer à une nouvelle constitution au moment où les populations restent divisées’’.

Abraham KOUASSI
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