Sitaution socio-politique

C'est chaud sur Ouattara à Abidjan, sourire pour Gbagbo à La Haye

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c-est-chaud-sur-ouattara-a-abidjan-sourire-pour-gbagbo-a-la-haye Gbagbo- Ouattara, fortune diverse, à en croire les journaux ce mercredi 15 juin 2016. Ph d'archives
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs et bienvenue à la revue de presse de Linfodrome.ci du mercredi 15 juin 2016. Bonne lecture à tous !

La cherté de la vie

La vie est chère en Côte d'Ivoire et la situation fait réagir plus d'un et non des moindres. Le Pr. Amoa Urbain a décidé de faire une grève de la faim, depuis hier mardi à Yamoussoukro, pour dénoncer la cherté de la vie, fait savoir L'inter. Le quotidien rapporte que l'intellectuel a choisi la Basilique de la capitale politique de Côte d'Ivoire comme lieu de la grève. «L'acte que je pose est un acte de prévention de conflit. Autrement dit, si les autorités politiques entendent et comprennent, les choses s'estomperont. Si ce n'est pas le cas et que c'est récupéré par la population, on va vers la désobéissance civile et certainement vers les états généraux de la Côte d'Ivoire, parce que nous pouvons dire en ce moment là que trop c'est trop».

Notre Voie parle de l'acte posé par le professeur en faisant savoir que le gréviste «accuse Alassane Ouattara». Mais le journal croit surtout que l'équipe de Ouattara est sans solution face à la cherté de la vie et devrait rendre le tablier. «Impuissant face à la cherté de la vie, le gouvernement doit démissionner», barre t-il à la Une. « L'aveu est de taille ! Et même mérite qu'on y réfléchisse profondément. El gouvernement ivoirien n'a pas de solution pour lutter la vie chère en Côte d'Ivoire, sinon attendre que la commission de lutte contre la vie chère du ministère du Commerce organise des ateliers sur cette problématiques», écrit le journal qui poursuit «ainsi, le gouvernement nous trompait quand il organisait en 2014 un séminaire gouvernemental sur les nouvelles orientations de la lutte contre la vie chère, aux fins d'adopter un plan stratégique global».

Un des points saillants sur la cherté de la vie est le fiasco observé autour du projet des logements sociaux. Après la sortie de Gnamien Konan, ministre du Logement et de l'habitat, affirmant que le projet a été un échec, son prédécesseur a réagi dans les colonnes de Nord-Sud Quotidien. «Nous n'avons pas échoué (…) Moi je ne dirai pas d'un prédécesseur qu'il a échoué», rougit le ministre Mamadou Sanogo.

Allons à La Haye

Le passage du témoin P-520 au procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé occupe la Une des tabloïds. «Tournant décisif du procès de la Haye ce matin : le témoin qui va démolir Gbagbo», barre en manchette Le Patriote qui précise que «P-520 est une personnalité de 1er plan du système Gbagbo». Cet homme n'est autre que le général Philippe Mangou, le dernier chef d'État major des armées sous Gbagbo, croit savoir le journal, eu égard à ce qui se raconte sur le web et dans certains journaux. Pour lui, la présence de Mangou à la barre «est une mauvaise nouvelle pour les partisans de Gbagbo».

Or Le Quotidien d'Abidjan affirme que «le témoin-espoir de Bensouda blanchit encore Gbagbo» en ce qu'il a dit «le président s'est investi personnellement dans le désarmement...il souhait absolument la paix».

Ce témoin P-520, à en croire Lg Infos, a dévoilé son profil militaire. «J'étais un conseiller spécial en sécurité et défense», a dit le témoin, car il a déclaré que le président Gbagbo avait plusieurs conseillers de sécurité et de défense, dont lui. Le journal relève que, au vu de son statut, P-520 a été traité comme un œuf «vu les circonstances précédentes avec les autres témoins et à cause du poste qu'il a occupé pendant la crise et la situation actuelle en Côte d'Ivoire», a dit le juge président de la Cour, Cuno Tarfusser.

Pour Le Temps, grâce à ce témoin, « Laurent Gbagbo marque encore des points». Puisque P-520 a déclaré par exemple que «l'Accord de Ouaga parle de réconciliation, du désarmement. Il y a plusieurs accords comme ça auxquels le président Gbagbo s'est soumis pour avoir la paix. Ces accords avaient pour base le désarmement, l'organisation des élections... »

Visite officielle du Président de l’Inde

Sur invitation du Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, le Président de la République de l’Inde, Panab Mukherjee, et des membres de son gouvernement ainsi que des hommes d’affaires sont arrivés à Abidjan. Cette visite officielle de 48 heures s’inscrit dans le cadre de la signature de partenariat dans divers domaines d’activités. Fraternité Matin a donc titré : ‘’Coopération ivoiro-indienne : Un pont désormais entre Abidjan et New Dehli’’. Le quotidien parle de la signature de plusieurs accords entre les deux pays. Le confrère rapporte les engagements pris par le Président de l’Inde en faveur de la Côte d’Ivoire : ‘’Le Président de la République a fait remarquer que le secteur privé de son pays travaille à faire développer des industries agro-industrielles en Côte d’Ivoire’’.


Pour le journal Le Patriote, quotidien proche du parti d’Alassane Ouattara, le numéro 1 Indien ayant constaté les efforts du chef de l’État ivoirien, ne s’est pas empêché de le féliciter. Il écrit à ce propos : ‘’Visite officielle du Président de l’Inde, Panab Mukherjee : Grâce à vous, la Côte d’Ivoire est devenue un moteur économique’’. Et le quotidien de donner d’autres exemples d’accords de partenariat entre les deux pays.

Quant au confrère Soir Info, il a mis l’accent sur les événements qui se sont produits, le mardi 14 juin 2016, à l’arrivée du Président de l’Inde, à l’aéroport Félix Houphouët Boigny. Il écrit à cet effet : ‘’Hier, à l’aéroport Félix H. Boigny : Des choses se sont produites à l’arrivée du président indien’’. Le journal écrit que :’’Deux événements de moindre importance, et qui n’ont entaché en rien la qualité de l’accueil, ont néanmoins impacté et bouleversé le protocole d’État. L’un est technique voire conjoncturel et l’autre, naturel. Au plan technique, l’immense boeing 747-400 d’Air India qui transportait le président indien et la forte délégation a dû se poser très loin du tapis rouge étendu à l’entrée du pavillon présidentiel. Au point que le chef de l’État, Alassane Ouattara, les souliers dans l’eau, s‘est rendu, à pied, en dehors du tapis rouge, pour aller accueillir son hôte au bas de l’échelle de coupée. Un autre événement qui n’a pas échappé aux observateurs, et qui a, peut-être, un lien avec la météo, c’est l’absence, hier, d’honneurs militaires, à l’intention des deux chefs d’État’’.

César DJEDJE MEL
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