Bonjour amis lecteurs et bienvenue à la revue de presse de linfodrome du 14 juin 2016. Bonne lecture
Le général Philippe Mangou devrait témoigner au procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, à la Cour pénale internationale (CPI). A ce propos, le général a été pris à partie par des sympathisants des accusés, en France.
C'est pourquoi L'Inter titre à la Une : «Procès à la CPI : après l'incident de Paris : le témoignage de Mangou menacé ». Il publie un communiqué de la Défense condamnant la violence contre le témoin. Me N'dry Claver, avocat de Blé Goudé, déclare que «c'est un faux procès qui es fait au témoin». « En plus, je voudrais personnellement dire aux uns et aux autres que le fait d'être un témoin même du procureur ne signifie pas forcément que ce témoin irait charger l'accusé. C'est un faux procès qui est fait au témoin», dit l'avocat.
Dans le même élan, Notre Voie barre à la Une : « Après la traque de Philippe Mangou à Paris : les craintes des avocats de Blé Goudé. Ce qu'ils demandent aux supporters de leur client». En effet, les avocats de Blé Goudé ont écrit : « … l'équipe de la Défense de M. Charles Blé Goudé tient à faire part de sa profonde préoccupation face un certain nombre de faits qui pourraient être utilisés à l'encontre de la Défense. Il s'agit notamment des tentatives récurrentes d'identification de témoins présumés et de l'incident qui a visé le week-end dernier à Paris, le général Philippe Mangou, ex-chef d'État major des armées ivoiriennes au motif que celui-ci serait un témoin ç charge dans le procès en cours... »
Pendant ce temps, Le Quotidien d'Abidjan croit savoir «ce que la Russie et l'Angola préparent pour la libération de Gbagbo». Il rapporte des information sur une rencontre entre un émissaire du président Russe Vladmir Poutine avec le président angolais Dos Santos. L'ambassadeur russe a souhaité l'implication de l'Angola dans le dossier ivoirien pour une résolution de la crise afin de permettre à la Côte d'Ivoire de parvenir à la réconciliation. «Cela, a-t-il ajouté, inclut évidemment, des actions pour la libération du président Laurent Gbagbo et de son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé».
Ces convictions d'une possible libération de Laurent Gbagbo et son filleul sont renforcées chez le quotidien Lg Infos par l'absence du procureur de la CPI au procès. «Plus de 4 mois après le début du procès de la honte, Bensouda toujours portée disparue». Il écrit qu'à l'ouverture du procès, le procureur avait affiché sa détermination à soutenir ses preuves contre les accusés. «Mais acculée par la Défense et confrontée aux ''ratés'' des témoins à charge, Fatou Bensouda, évoquant une ''urgence'' ailleurs, a disparu de la scène», relève le journal. A Abidjan, c'est l'épouse de l'ancien président ivoirien fait elle aussi face à la justice.
Nord-Sud écrit que pour les crimes post-électoraux, ce sont «400 pages de preuves contre Simone Gbagbo». Selon le quotidien, le Parquet général a déposé un document de 400 pages qui accablerait l'accusée. C'est pourquoi, à la demande de ses avocats, le procès a été suspendu afin de permettre à ces derniers d'étudier le document. Ce dossier, Lg Infos affirme que le Parquet général l'a caché aux avocats. «M. le président, vous constatez avec moi que le Parquet général s'est finalement résolu à mettre à notre disposition un dossier de plus 300 pages... », a fait savoir Me Ange Rodrigue Dadjé.
Les consultations en vue de la nouvelle Constitution se sont achevées, hier lundi 13 juin 2016, avec la rencontre des partis politiques membres du RHDP, coalition au pouvoir. Pour le journal Le Patriote, quotidien proche du RDR, parti dont est issu le Président Alassane Ouattara, les débats ont été houleux : «Nouvelle Constitution/ Ouattara-RHDP : 2 heures de débats houleux ». Pour le confrère, «le RHDP fait bloc derrière le Président Ouattara. A l’unanimité, l’alliance des partis au pouvoir a salué l’initiative du Président de la République de prendre en compte les avis et suggestions des acteurs sociopolitiques majeurs».
Pour le quotidien Le Temps, journal proche du FPI, le projet de la nouvelle Constitution divise même les membres de l’alliance au pouvoir: «Nouvelle Constitution ou révision constitutionnelle: Un maire PDCI crache ses vérités à Ouattara», écrit le journal à la Une: «La réconciliation n’est pas encore acquise. Il ne faut pas oublier le camp FPI. On ne peut pas parler d’un État moderne et briguer un 3ème mandat». Dans l’article, le confrère rapporte les propos du maire de Brobo, Séraphin Kouamé. «Lorsque nous changeons de République, est-ce seulement avec une frange de la population ou avec l’ensemble de la population ?», a-t-il interrogé.
Quant au journal ‘’Soir Info’’, quotidien indépendant, il se trame quelque chose au sommet de l'État. «Présidentielles 2020et succession de Ouattara»: De graves confidences livrées sur Bédié. Ce qui se dit dans son entourage. Le confrère rapporte un article paru dans Jeune Afrique où l'hebdomadaire interroge: «Henri Konan Bédié, candidat à la présidentielle de 2020, donc intéressé par la succession de Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire?» Pour Jeune Afrique, cela n’est pas à écarter, relève Soir Info.
Dans sa parution de cette semaine, l’hebdomadaire international indépendant révèle que le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) est favorable à la limite d’âge, dans la Constitution pour redevenir…chef de l’État». De son côté,le journal l'’Inter ne dit pas autre chose : «Alternance 2020 : Bédié annoncé à la succession de Ouattara».