D'Adjouffou à Grand-Bassam, de nouvelles révélations sur les terroristes

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Revue de presse

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Des révélations sur les terroristes

Un mois jour pour jour après l’attaque terroriste de Grand-Bassam, le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko a livré de nouvelles informations sur cette attaque. Lors d’une rencontre hier, à Bassam, Hamed Bakayoko a fait savoir que plusieurs suspects ont été interpellés. « Attaque terroriste de Grand-Bassam: 83 suspects déjà arrêtés », titre en manchette le journal. « Aujourd’hui, il y a 83 personnes qui ont été interpellés dont 16 qui ont un lien direct avec l’attentat. Grâce à ce travail, nous savons d’où vient le mal », a souligné le ministre d’Etat à l’occasion d’une cérémonie de remise de chèque aux opérateurs économiques de Grand-Bassam.

Au cours de cette rencontre, le premier flic de Côte d’Ivoire a donné des détails sur le cheminement des Djihadistes. C’est ce que fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Avant l’attaque du 13 mars à Grand-Bassam: voici le parcours des terroristes », peut-on lire à la Une du journal. « Ce sont des gens qui vivent normalement. Ils sont venus ici à Bassam. On connait le jour où ils ont pris une chambre à l’hôtel Zion. Avant cela, nous savons qu’ils ont pris une maison à Adjouffou pour six personnes », a révélé le ministre.

Quant à Fraternité Matin, il choisit de s’intéresser à l’objet de la rencontre de Grand-Bassam. « Attaque terroriste de Grand-Bassam: un mois après, des chèques remis aux hôteliers », écrit en manchette le quotidien. « Le président Alassane Ouattara a dédommagé hier, comme il l’avait promis, des victimes de l’attaque de Grand-Bassam. Des chèques ont été remis aux hôteliers, artisans, transporteurs, commerçants et à la marie de la cité balnéaire », fait savoir l’organe gouvernemental.

Bombardement de Bouaké

Les journaux de l’opposition proche du FPI, s’appuyant sur un rapport d’un témoin, mettent en cause l’ancien ministre de l’intérieur français, Dominique De Villepin, dans le bombardement du camp français de Bouaké en 2004. Sur le sujet, ‘’Notre Voie’’ a titré : Affaire bombardement de Bouaké en 2004 : ‘’Un industriel français fait des révélations au juge’’. Il s’agit du témoignage de l’homme d’affaire français Jacques Dupuydaudy qui raconte avoir eu des confidences de l’ex-ministre de la défense Michèle Alliot-Marie lors d’un déjeuner, en 2007. Selon lui, Alliot-Marie lui a indiqué le rôle prépondérant de son ancien collègue Dominique De Villepin, dans cette affaire : ‘’Elle m’a indiqué que dans cette affaire, toutes les décisions avaient été prises par son collègue De Villepin et qu’en ce qui concerne l’aspect pratique et opérationnel des événements’’, c’était un grand group français qui s’en était chargé ‘’tant en ce qui concerne les armes que les mercenaires’’. Jacques Dupuydaudy affirme que cette version lui a été confirmée début juillet 2012 par l’actuel ministre de la défense Jean Yves Le Drian. Pour sa part, le quotidien ‘’Le Temps’’ écrit : ‘’L’histoire blanchit Laurent Ggagbo’’. Le journal ‘’Le Quotidien d’Abidjan abonde dans le même sens :’’Un témoin du bombardement de Bouaké formel :’’C’est De Villepin qui a tout planifié’’.

Mais dans le même rapport, l’entourage de Michèle Alliot-Marie, ‘’Après vérification de tous les agendas de l’ancien ministre, ce déjeuner en 2007 (entre elle et le témoin) n’a jamais eu lieu’’ et que Dominique De Villepin a toujours avoir eu à traiter cette affaire quand il était en poste. Quand au grand groupe mis en cause par le témoin, il dénonce ‘’des élucubrations et des accusations intolérables’’ et entend engager des poursuites.

Pour rappel, le 6 novembre 2004, le camp français de Bouaké a été bombardé par l’avion ivoirienne et fait 10 tués dont 9 Français et 1 Américain.

Abraham KOUASSI
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