Bouna, Adzopé... Week-end pascal mouvementé en Côte d'Ivoire

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Toujours difficile à Bouna

Après plusieurs jours d’intenses affrontements, le calme semble être revenu dans la région de Bouna. L’heure est à présent au bilan et à la recherche des causes de ces violences. Sur cette question, L’Inter croit en savoir davantage. « Affrontements sanglants/ Bouna: des secrets livrés sur les tueries », barre le journal à sa Une. A en croire Dah Sansan, député et fils de la région, la thèse du conflit foncier n’est pas l’unique raison de ce déferlement de violence. « Si on se limite à dire que c’est un conflit entre éleveurs et agriculteurs, on ne va rien régler ici. C’est bien d’appeler au calme. Mais, il faut résoudre la question que tout cadre, tout élu de Bouna connait. Le problème est profond et dépasse celui d’éleveurs et de planteurs qui est une partie visible de l’iceberg », a-t-il expliqué.

De son côté, Notre Voie choisit de dresser le bilan de ce drame. « Affrontements entre Lobi et Peulhs à Bouna: 37 morts, 39 blessés, le marché central de Bouna incendié », titre le journal. Le quotidien fait notamment savoir que cette crise a conduit un millier d’ivoirien à prendre le chemin du Burkina Faso pour s’y réfugier. « Ces affrontements ont fait au moins 17 morts à Bouna, grande ville du nord-est ivoirien a-t-on appris lundi de source officielle », relate le quotidien.

Quant à Le Patriote, il insiste sur les mesures de sécurité prises devant cette situation. « Affrontement à Bouna: le département bouclé par les FRCI et l’ONUCI », écrit en manchette le journal. Le quotidien indique qu’après une rencontre à Bouna, les généraux des grands commandements ont décidé « du désarmement sans condition des populations et la sécurisation de la ville de Bouna par l’ONUCI. Quant aux FRCI, elles auront pour mission de sécuriser tout le département ».

Le FPI toujours en crise

L’atmosphère était également chaude ce samedi à Adzopé dans le sud du pays. Pour cause, le Front populaire ivoirien (FPI) proche de Sangaré a tenté d’organiser un meeting dans la ville qui a été dispersé. « Situation socipolitique: le régime met Adzopé à feu et sang, plusieurs pro-Gbagbo blessés », titre Le Quotidien d’Abidjan. Selon le journal, « malgré les autorisations du préfet et du maire, présentées par Sangaré, le commissaire de Police et ses éléments se sont opposés à la tenue du meeting. Le bilan de cette brutalité policière fait état de plusieurs pro-Gbagbo blessés ».

Notre Voie y va aussi de son commentaire de cette situation. « Meeting avorté des frondeurs: ce qui s’est passé à Adzopé samedi », écrit en manchette le journal. « Les leaders de la fronde et leurs partisans convoyés d’Abidjan, ont butté sur l’interdiction des autorités locales. La poignée de personnes qui s’est rassemblée à la gare d’Adzopé a été dispersée aussitôt par la Police », commente le quotidien.

Cette situation est due à la crise de leadership au sein du FPI. Et, dans cette crise, Laurent Gbagbo, selon Soir Info a tenu à réagir aux propos qui lui ont récemment été prêtés par Sam l’africain. « Affaire ‘’l’ex-président ne reconnait que le FPI d’Affi’’/ Gbagbo répond à Sam l’Africain: ‘’ces propos sont faux’’ », barre le journal à sa Une. Dans une déclaration signée de Justin Koné Katinan, porte-parole de l’ex-président, Laurent Gbagbo fait savoir qu’il « n’a eu aucun contact ni direct ni indirect avec Sam l’Africain ».

Abraham KOUASSI
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