Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse du mercredi 9 mars 2016. Bonne lecture à tous !
Les femmes à la page
Hier 8 mars 2016 était la journée internationale de la femme. En Côte d'Ivoire, Fraternité Matin affirme que «la promotion de la femme est une priorité nationale». En effet, la Première dame du pays, Mme Dominique Ouattara, a indiqué que la femme occupe une place de choix dans le projet d'émergence porté par le chef de l'État Alassane Ouattara. « La promotion de la femme est devenue une priorité nationale grâce à la volonté et l'implication personnelle d'Alassane Ouattara, premier avocat des femmes», a dit son épouse.
Le Patriote écrit donc «la Côte d'Ivoire honore ses femmes». Le journal rapporte que, selon l'ONU, le président Ouattara est le 2e chef d'État africain à avoir accompli des pas décisifs pour l'autonomisation de la femme.
Quant à Le Jour Plus, il fait savoir que trois ministres se sont engagés en faveur des femmes. Il s'agit des ministres Adjoumani, Koné Bruno et Jean Claude Brou. Ils ont promis d'être des agents de la promotion de l'égalité et du genre dans leurs différents ministères.
Procès à La Haye
Témoin au procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, Sam l'Africain dit des vérités qui font mouche. «Sam l'Africain livre des secrets sur la crise post-électorale. Comment il a vendu Gbagbo et Blé Goudé au procureur», barre à la Une L'Expression. Il relève le fait que le témoin a dit : «Beaucoup de médiateurs conseillaient Laurent Gbagbo de céder le fauteuil présidentiel à Ouattara. Nous les jeunes patriotes, on ne pouvait pas accepter cela. On l'a très mal pris parce que la Côte d'Ivoire est un pays souverain », dira t-il.
Mais Lg Infos parle d'un séisme à la CPI. « Cité comme témoin pour accuser Gbagbo, Sam l'Africain tire à boulets rouges sur Ouattara». En ce qu'il a dit que la prestation de serment au Golf hôtel n'était pas une bonne chose. «Quand j'ai appris aussi que de l'autre côté, à l'hôtel du Golf, le candidat Alassane Ouattara prêtait aussi serment, pour moi, c'était une façon d'enflammer la Côte d'Ivoire. Ce comportement a mis le feu à la Côte d'Ivoire. Je condamne cela», dira le témoin.
De part et d'autre, les journaux informent que la famille de Sam l'Africain est menacée à cause de son témoignage. Pour les journaux proches du pouvoir, ce sont les pro-Gbagbo qui sont les auteurs de ces menaces.
Mais à sa Une, Le Temps titre : «Après son témoignage en faveur de Gbagbo : la famille de Sam l'Africain menacée de mort». A en croire le journal, toute la journée du 7 mars au 8 mars, la famille a reçu de nombreuses menaces verbales et même physiques. Ce qui l'a obligée à faire surveiller sa maison par des vigiles. Un observateur a donc affirmé. «Si sa famille est menacée de mort, ce n'est pas lui-même qui ne sera pas inquiété s'il n'est revient au pays», a dit ce dernier.
Clash FRCI-Populations
L’est de la Côte d’Ivoire a connu des heures chaudes récemment. Avec notamment, des affrontements dans la région d’Assuefry.
Soir Info qui revient sur cette affaire annonce que plusieurs morts sont à déplorer dans cette affaire. « Après l’ouest, ça chauffe à l’Est du pays: affrontements sanglants entre militaires et populations: des morts et des blessés graves », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, cette situation qui a causé la mort de deux personnes est due aux éléments des FRCI qui ont « encore fait parler la poudre ». « Tout serait lié, ajoute le quotidien, au trafic de l’anacarde au Ghana voisin ».
L’Inter se penche également sur la question en titrant: « Situation sociopolitique: fusillades aux frontières nord et est, hier ». Le journal explique aussi que ce drame qui a fait « 2 morts et 19 blessés » serait parti de la volonté des militaires de démanteler un réseau de trafiquants de noix de cajou.
Pour sa part, Le Patriote s’intéresse aux suites de cette affaire. A en croire le journal, deux ministres ivoiriens partis sur les lieux des affrontements ont échappé à une attaque. « Assuéfry/ Des jeunes chauffés à blanc s’attaquent aux envoyés du gouvernement: deux ministres échappent à la mort », peut-on lire à la Une du journal. « C’est à un véritable drame qu’on échappé les ministres Kobenan Adjoumani et Alain Richard Donwahi. Venue pour calmer les esprits au lendemain des affrontements entre certains jeunes et le détachement des FRCI, la délégation envoyée par le chef de l’État a été prise à partie par des jeunes surexcités », explique le journal qui ajoute que, « les ministres ont été la cible d’agressions physiques, de jets de pierres et de bousculades ».
Le RHDP toujours dans les incompréhensions
Entre les partis membres du Rassemblements des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), on peine à parler le même langage sur la question du parti unifié. Et, au fil du temps, le fossé semble se creuser entre le RDR et le PDCI notamment. Appelé par le parti d’Henri Konan Bédié à tenir sa promesse concernant l’alternance en 2020, le RDR a réagi.
« Alternance au RHDP en 2020/ Amadou Soumahoro, SG du RDR: ‘’nous ne devons rien à qui que ce soit’’ », barre Nord-Sud Quotidien à sa Une. Selon le journal, « le président du groupe parlementaire RDR à l’Assemblée nationale a précisé à son principal allié qu’aucune proposition dans le sens de l’alternance en 2020 ne leur a été faite. ‘’Nous n’avons fait de promesse à personne’’, a-t-il porté à l’attention des militants de l’ancien parti au pouvoir ».
Pour L’Inter, cette sortie de l’ancien ministre du Commerce « ne manque pas de clarté » et est « sans ambiguïté ».
Du côté du PDCI-RDA, l’heure est également à l’étude de nouvelles perspectives. C’est ce qui ressort de l’entretien accordé au quotidien Le Mandat par N’Guessan Lambert, délégué PDCI de Bouaké. « Ce que nous savons et ce sur quoi nous nous sommes entendus, c’est que c’est le PDCI qui présentera son candidat en 2020 », a-t-il déclaré au journal.