Le procès de Laurent Gbagbo et la crise au sein du FPI sont les deux sujets phares de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Procès Gbagbo
C’est le 3 mars prochain que le procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale reprendra. Cependant, pendant cette suspension, les différents acteurs dans cette procédure ne sont pas restés les bras croisés. Notamment, la procureure Fatou Bensouda qui cherche du soutien à en croire Soir Info. « E difficulté: ce que Bensouda demande », titre le journal. « La procureure de la Cour pénale internationale ne néglige pas le cri de colère des chefs d’Etat africains contre son institution. Selon Jeune Afrique, en visite de travail à N’Djamena pour solliciter l’aide des autorités tchadiennes dans une procédure concernant la Centrafrique, Fatou Bensouda a plaidé sa cause auprès d’Idriss Déby Itno », fait savoir le quotidien.
Cette sortie de la procureure au Tchad, Notre Voie la qualifie d’excuses à l’endroit des pays africains. « Après la menace des pays africains: Bensouda demande pardon », peut-on lire à la Une du journal. « La procureure de la CPI demande au président en exercice de l’UA, Idriss Déby, d’intercéder pour elle auprès de ses pairs , inique le journal.
Les soucis de la Procureure ne s’arrêtent pas à ses relations avec les chefs d’Etats africains. A en croire Le Temps, certains témoins de la procureure posent problème. « Avant la 2è partie du procès de Gbagbo et Blé Goudé: un témoin ‘’clé’’ de Fatou Bensouda jette l’éponge ». Selon Séry Gboagnon, proche de Laurent Gbagbo cité par le journal, « il y a une dame parmi les témoins qui dit qu’elle n’ira plus à La Haye pour témoigner, parce que le président Gbagbo n’a rien fait ».
Affi traduit Sangaré en justice
La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) connait un nouveau rebondissement. En effet, le président de ce parti a décidé de traduire l’un des plus proches de Laurent Gbagbo en justice. « Rififi au FPI: Affi poursuit Sangaré pour usurpation de titre », titre en manchette Le Patriote. « Plus rien ne va au FPI. Au moment où l’on croyait l’affaire tassée, la gueguerre resurgit. ‘’Usurpation de titre et non-respect de la décision de justice d’avril 2015. C’est sur ces accusations que Pascal Affi N’Guessan assigne Sangaré Abou Drahamane en justice », indique le quotidien.
Pour Le Temps, cette nouvelle immixtion de la Justice dans les affaires du FPI est liée au procès de Laurent Gbagbo devant la CPI. « Opposé à la mobilisation autour de Gbagbo et Blé Goudé: Affi traduit Akoun, Sangaré… en justice », livre le journal à sa Une. Pour le quotidien, « Affi N’Guessan multiplie les actes de sabotage de la libération de celui pour qui il dit travailler à la libération. Il ne fait que ramer à contre-courant de l’objectif de la libération du président du FPI ».