La naturalisation de Blaise Compaoré ainsi que l'affaire des écoutes téléphoniques sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Blaise Compaoré ivoirien
Depuis sa fuite de Ouagadougou en 2014, Blaise Compaoré vit en Côte d’Ivoire. Il a même bénéficié de la nationalité ivoirienne. Cette mesure prise par Alassane Ouattara fait débat au sein de la classe politique et de la population. « Octroi de la nationalité ivoirienne à Compaoré: les Ivoiriens jugent la décision de Ouattara », barre à sa Une L’Expression. Le journal qui a effectué un micro-trottoir auprès de la population livre des avis bien partagés sur la question ajoute que « l’Etat de Côte d’Ivoire n’attribue pas la nationalité à qui le veut mais à qui le demande ».
Le Patriote va plus loin. A en croire le journal, l’ex-chef d’Etat est en droit d’avoir cette nationalité. « Blaise Compaoré au centre d’un faux débat: pourquoi il mérite d’être Ivoirien », souligne le journal à sa Une. « Le président Blaise Compaoré mérite la nationalité ivoirienne. La loi est claire. Tout étranger qui épouse une ivoirienne a droit à la nationalité ivoirienne », écrit le journal qui rappelle également que celui qui a rendu d’importants services à la Côte d’Ivoire a également droit à la nationaltié. « Blaise Compaoré pour l’ensemble de son oeuvre en tant qu’ancien médiateur de la crise postélectorale rentre dans ce cadre ».
Cependant, au Burkina Faso, pays d’origine de l’ex-chef d’Etat, on ne voit pas les choses sous ce prisme. C’est ce que fait savoir L’Inter. « Après la naturalisation de Blaise Compaoré: grosse colère au Burkina Faso », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « au pays des Hommes intègres, la nouvelle n’a pas manqué de faire réagir les concitoyens de Compaoré. On peut même parler de grosse colère pour certains qui pensent que cette mesure est honteuse parce que l’ancien dirigeant fait l’objet de poursuites dans son ex-pays ».
Notre Voie va dans le même sens que ces burkinabés en colère. « Compaoré Quand Ouattara nargue Ivoiriens et Burkinabé », barre à sa Une le journal. « Telle que décidée, la naturalisation de Compaoré apparait comme une mesure destinée à contrarier la justice du Burkina Faso. C’est comme si Ouattara narguait également le peuple burkinabé », commente le quotidien.
Affaire écoutes téléphonique
On reparle de l’affaire des écoutes téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé. Cette fois, c’est le camp du président de l’Assemblée nationale qui remet le couvert pour ‘’blanchir’’ ce dernier. « Affaire conversation téléphonique de Guillaume Soro et Djibril Bassolé: un expert français confirme le montage », titre Nord-Sud Quotidien à sa Une. « Selon le journal français Le Monde, l’avocat de Djibril Bassolé, a saisi un expert pour analyse de la bande sonore dans laquelle son client converserait avec le chef du parlement ivoirien. L’expertise aurait conclu à un montage de la principale pièce à charge contre l’ancien ministre burkinabé des Affaires étrangères et qui a aussi amené les autorités burkinabé à lancer un mandat d’arrêt international à l’encontre du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro », fait savoir le journal.
L’Expression reprend également cette information en indiquant en manchette: « Ecoutes téléphoniques: un expert français met en doute l’authenticité des enregistrements ». Selon le quotidien, « l’expert en acoustique, Norbert Pheuplin, le document ne peut être présenté comme étant l’enregistrement intègre d’une interception téléphonique classique ».
Cette position ne dédouane pas pour autant Guillaume Soro à en croire Notre Voie qui parlent d’autres éléments existants contre le chef du parlement ivoirien. « Ecoutes téléphoniques Soro-Bassolé: de nouvelles preuves aux mains de la Justice du Burkina Faso », peut-on lire en manchette du quotidien. « La justice militaire burkinabé affirme qu’elle dispose ‘’d’autres éléments gardés confidentiels’’ contre Guillaume Soro et Djibril Bassolé », indique le journal qui cite également le journal français Le Monde.