Affaire de justice : véritables souffrances pour Compaoré et Fatou Bensouda

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affaire-de-justice-veritables-souffrances-pour-compaore-et-fatou-bensouda Blaise Compaoré avait reçu Bensouda pendant sa fonction présidentielle. Ph d'archives
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse nationale du jeudi 25 février 2016. L'actualité, c'est le procès Gbagbo, la naturalisation de Compaoré et la libéralisation de l'espace audiovisuel. Bonne lecture sur Linfodrome.

Procès Gbagbo

Le 3 mars 2016, le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé devrait reprendre son cours à la Cour pénale internationale (CPI). L'Expression croit savoir comment cela va se passer. «Tout sur la reprise du procès. Ce qui se passe à la Haye ». Le journal informe du changement de programme. «initialement prévu pour le 3 mars, le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé devant la CPI reprend finalement le 7 mars. Mais ce 3 mars, le journal informe que des femmes d'Abobo iront manifester à la Haye pour crier leur colère contre Laurent Gbagbo et montrer à la face du monde les crimes commis par l'ancien chef d'État ivoirien.

Au cours de la première partie du procès, des journaux ont relevé un faux certificat médical présenté par l'Accusation, une divulgation de l'identité de certains témoins et aussi la fuite de quelques témoins de l'Accusation. A en croire la Une du quotidien Le Temps, Laurent Gbagbo a commenté cette situation en affirmant que: «c'est la manifestation de la main de Dieu». Selon le journal, Laurent Gbagbo a confié à l'un de ses visiteurs au sujet de tout ceci que « c'est la main de Dieu et nous devons rendre gloire à Dieu.» L'ex-député Bamba Massani rapporte que Gbagbo qui affiche une certaine sérénité lui a dit : «Femme, va, et continue le combat. Il n'y a rien d'étonnant, le livre de Bernard Houdin en a déjà parlé. Tout est dedans. Femme, va et continue cette lutte noble».

Pour sa part, Le Quotidien d'Abidjan relève des regrets du procureur de la CPI au sujet de ce procès. «A propos du procès Gbagbo /Bensouda : ''ça me fait mal», lit-on à la Une du journal. Dans une interview à Afrique Connection, le procureir de la CPI a indiqué comment elle se sent face aux critiques contre elle au sujet de l'affaire Gbagbo. «Ça me fait mal, mais cela ne me décourage pas pour autant à faire mon travail. Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent mais j'ai la conscience tranquille car tout ce que je fais repose uniquement sur le droit....»

Naturalisation de Compaoré

Blaise Compaoré réfugié en Côte d'Ivoire a acquis la nationalité ivoirienne par un décret du Président Ouattara du 17 novembre 2014, quelques semaines après la chute de son régime. Révélée en début de semaine, cette information fait bruit. Notre Voie barre à la Une : «Naturalisation ultra-rapide de Blaise Compaoré : une affaire honteuse pour le régime Ouattara». Selon lui, cet acte de Ouattara est un mauvais signal qu'il donne au monde. « Ouattara montre qu'il n'est pas disposé la justice faire son travail contrairement à sa profession de foi». Pour le journal, en accordant la nationalité ivoirienne à Compaoré malgré les crimes qui lui sont imputés, la Côte d'Ivoire devient comme un dépotoir de criminels. Il dénonce la solidarité dans le mal.

Pour Lg Infos, cette décision du pouvoir ivoirien au regard du mandat d'arrêt de la justice burkinabé contre Blaise Compaoré «pourrait tout gâter entre les deux pays». Car dit-il, lors de sa visite en Côte d'Ivoire, le ministre des Affaires étrangères du Burkina a demandé à Alassane Ouattara de ne pas s'immiscer dans les affaires qui relèvent de la compétence de la justice.

Au Burkina Faso, la naturalisation de Compaoré suscite des réactions. Me Guy hervé Kam, le porte-parole du ''Balai citoyen'' qui a été actif dans la chute de Blaise, affirme que c'est pour échapper à la justice. Il regrette cela. «C'est dommage de voir que des personnes qui ont occupé de si grandes responsabilités dans un pays, se cachent derrière une naturalisation en complicité avec les autorités ivoiriennes pour se soustraire de l'obligation de rendre compte de ce qu'ils ont fait», lit-on dans Soir Info.

Du côté du pouvoir ivoirien, on justifie cette décision. « C'est une décision souveraine qui ne doit pas l'objet de commentaires. Il faut attendre tout ce qui va se passer les jours et mois à venir pour ensuite tirer des conclusions», a déclaré Affoussiata Bamba Lamine, la ministre de la Communication, porte-parole adjointe du gouvernement, fait savoir Le Patriote.

Libéralisation de l'espace audiovisuel

En Conseil des ministres du mercredi 24 février, le gouvernement a décidé de la libéralisation de l'espace audiovisuel. Fraternité Matin rapporte le communiqué final de la session. «La première communication concerne la libéralisation de l'espace audiovisuel. Celle-ci tant attendue avec grand intérêt par les populations et les opérateurs du secteur rentrera bientôt dans sa phase active en Côte d'Ivoire», lit-on.

C'est pourquoi Le Jour Plus soutient que la libéralisation de l'espace audiovisuel se précise. Il informe que le gouvernement a fixé l'obtention de l'agrément à 1,5 milliard fcfa. Quant à l'appel d'offre, il sera lancé en mai prochain. Par ailleurs, depuis le 11 février dernier le président Alassane Ouattara a reçu le bilan annuel de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) remis par le responsable M. Ibrahim Sy Savané.

Quant à Le Mandat, il écrit que les concurrents de la RTI et Canal+ sont connus. Il s'agit de nouveaux bouquets qui viendront concurrencer le groupe français qui a le monopole des bouquets par satellite. Il affirme aussi que «c'est également pour l'État une façon de mettre fin au monopole du groupe français».

César DJEDJE MEL
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