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Gbagbo, Soro... La CPI ne lâche personne

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Revue de presse

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Elles demeurent tendues

Les relations Côte d'Ivoire-Burkina restent encore tendues ? En tout cas la Une de Le Mandat et de Lg Infos le font penser. Le premier titre : « Frontière Côte d'Ivoire-Burkina Faso : des choses bizarres se déroulent ». Il informe que «le Burkina Faso a décidé de renforcer son dispositif de sécurité à sa frontière sud avec la Côte d'Ivoire. Selon une source sécuritaire, des milliers de soldats ont été positionnés dans cette zone. La même source indique qu'un important arsenal a été mis en place». Selon le journal, ces dispositions sont prises pour prévenir des attaques assaillants et des jihadistes. Quant à Lg Infos, il a écrit que «la tension monte entre Abidjan et Ouaga: la frontière Burkina-Côte d 'Ivoire sous haute surveillance». Il donnent «les vraies raisons» qui selon lui sont dus au fait que les autorités burkinabé en ont certainement assez des coups et différentes tentatives de déstabilisation du pouvoir dont fait l'objet le Burkina Faso depuis la chute deBlaise Compaoré, le 31 octobre 2014. «Au point que, le nouveau président Roch Kaboré, pour l'impératif, s'est dans l'obligation de prendre des mesures drastiques depuis le vendredi 22 janvier 2016». Soupçonnant la Côte d'Ivoire de constituer une base arrière, le Burkina a posté le long de sa frontière ivoirienne des unités des forces armées burkinabé en vue de filtrer tout mouvement et déceler des suspects. A propos de cette tension, L'inter annonce une rencontre de vérité entre «Ouattara et Kaboré». Elle aura lieu en marge de la 26e session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'UA qui aura lieu à Addis-Abeba, du 30 au 31 janvier 2016.

Soro à la CPI

« Situation socio-politique : tout est bouclé pour le transfèrement de Soro à la CPI». Il affirme que Alassane Ouattara, le chef de l'État ivoirien se prépare à livrer Guillaume Soro à la CPI. Une information qu'il tient d'un proche du palais présidentiel. « Le chef de l'État est sous pression et il est prêt à lâcher son poulain», a affirmé cette source. Entre temps, Soro ne manque pas de soutien. Nord-Sud Quotidien affiche à la Une : «Affaire mandat d'arrêt du Burkina contre le PAN : la mobilisation autour de Soro ne faiblit pas». Il informe que le monde paysan, les femmes de la Confédération des organisations féminines africaines (Cofa) des jeunes de la ''génération sacrifiée'', ont apporté leur soutien Guillaume Soro

Affaire Gbagbo

Dans moins de 3 jours, ce sera le début du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI). Avant cet évènement, les commentaires sur l’issue de la procédure vont bon train. « La presse française annonce le combat du siècle », titre en manchette Le Temps. « Si le procès aboutit à des acquittements et à des non-lieux à mi-parcours, ce serait un fiasco, sachant que Gbagbo est détenu depuis quatre ans, Blé Goudé depuis trois. Dans le même temps, si les juges sont unanimes et que le dossier est complet, cela peut redonne à la CPI sa crédibilité », a indiqué Stéphanie Maupas, journaliste française dans une interview reprise par le quotidien.

De son côté, Fraternité Matin s’intéresse à l’avis des Ivoiriens sur cette affaire. « Gbagbo et Blé Goudé devant la CPI dans 3 jours: les attentes des Ivoiriens », barre le quotidien à sa Une. Le quotidien qui a interrogé plusieurs acteurs politiques de divers bords rappelle les différents événements qui ont conduit à l’ouverture du procès contre les deux leaders et s’interroge en ces termes: « Gbagbo et Blé Goudé pourront-ils échapper à la condamnation à 30 ans ou à la prison à perpétuité? L’issue du procès qui pourrait durer des années nous situera ». Avant l’ouverture des débats, l’ancien président ivoirien peut compter sur plusieurs soutiens hauts placés. C’est ce que révèle Soir Info. « Exploqsif/ A 4 jours du procès: après les ex-présidents: voici les chefs d’Etat africains en fonction qui soutiennent Gbagbo », livre à sa Une le quotidien. Le journal fait savoir que les présidents Dos Santos de l’Angola, Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et Yoweri Museveni de l’Ouganda soutiennent et souhaitent la libération de l’ex-chef d’Etat. Car, selon eux, « Laurent Gbagbo reste un acteur clé dans la politique ivoirienne avec d nombreux partisans ».

Abraham KOUASSI
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