Une année entière de communion à travers la revue de presse, merci de votre confiance de fidélité à linfodrome.ci. Finissons en beauté 2015 avec notre dernier numéro consacré aux fêtes de fin d'année et à la situation Côte d'Ivoire-Burkina Faso. Bonne ett heureuse année 2016 !
Côte d'Ivoire-Burkina Faso
La relation entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso préoccupe toujours et la presse en fait écho. Au sujet du mandat d'arrêt international lancé par la justice burkinabé contre Blaise Compaoré et de son extradition ou non, Le Quotidien d'Abidjan titre que «Ouattara revient bredouille de chez le Moro-Naaba». Selon le journal, profitant de sa présence à l'investiture du président burkinabé, Ouattara s'est tourné vers le Moro Naaba pour son intervention dans le règlement des dossiers chauds entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Mais ce dernier lui aurait relevé son incapacité à s'immiscer dans les affaires de justice du fait de la séparation des pouvoirs.
Or, Le Mandat fait savoir que sur ces affaires qui secouent les relations entre les deux pays, «Ouattara a tout bouclé à Ouaga», qu'il a convaincu le Moro Naaba. Il en veut pour preuve l'état des relations entre les deux pays jugé excellent par le chef d'État ivoirien. Le journal croit que cette déclaration du président ivoirien n'est pas de façade. «Elle est fondée sur une diplomatie souterraine menée le Président Ouattara sur les affaires des écoutes téléphoniques et du mandat d'arrêt lancé contre Blaise Compaoré», écrit-il.
Mais de retour au pays, «Ouattara s'entretient d'urgence avec Compaoré», fait savoir Lg Infos. C'est que le président ivoirien est allé, hier soir, à la rencontre de son ex-homologue du Burkina réfugié en Côte d'Ivoire depuis sa chute. Selon Jeune Afrique de qui il tient l'information, Ouattara serait allé rendre compte de son voyage au Burkina. Le quotidien ivoirien croit que les choses semblent se précipiter pour l'extradition de Blaise Compaoré.
Soir Info aussi traite de la visite de Ouattara à Compaoré. Il a publié l'article de Jeune Afrique dans lequel un conseiller du chef de l'État ivoirien affirme que «la visite du Président Alassane Ouattara à Blaise Compaoré et son épouse Chantal relève de la courtoisie. Il est juste allé souhaiter de joyeuses fêtes à son hôte».
Ces problèmes, Affi N'guessan en a discuté avec le Président Roch Kaboré au cours de l'audience qu'il lui a accordée, informe Notre Voie. Affi maintient qu'il faut que le pouvoir ivoirien livre Blaise Compaoré à la justice burkinabé. «Lorsqu'il y a ce genre de dossier, aucun responsable ne doit fuir ses responsabilités. Il faut l'assumer, il ne faut pas craindre la justice de son pays», a dit Affi. Il espère que l'arrivée de Roch Kaboré contribue au renforcement des liens d'amitié et de fraternité entre les deux peuples ivoirien et burkinabé.
Surtout que L'inter rappelle, à travers un dossier de Jeune Afrique «les relations tumultueuses qui ont existé entre la Côte d'Ivoire et le Burkina». A la Une, L'inter barre donc : «Putsch manqué, rébellion 2002... des secrets jamais livrés sur la Côte d'Ivoire et le Burkina». L'attaque de l'article est énonciateur. «Voisins quasi-jumeaux, frères ennemis.. les deux pays sont tout cela à la fois. Retour sur deux histoires étroitement mêlées»
Fêtes de fin d'année et sécurité
«Sécurisation des fêtes de fin d'année : Hamed Bakayoko verrouille tout», titre Le Patriote à la Une. Il a effectué une visite de terrain pour vérifier le dispositif sécuritaire mis en place, au terme duquel il a félicité les forces de l'ordre. « Je suis venu vous féliciter et vous encourager à faire en sorte que l'année 2015 se termine de la plus belle des manières. Il faut sécuriser les populations pendant les fêtes. C'est notre métier et c'est notre rôle. Je suis fier d'être à vos côtés. N'oubliez pas que nous avons maintenant une bonne image auprès des populations. Il faut donc tout mettre en œuvre pour sauvegarder cette image», a déclaré Hamed Bakayoko, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité.
Fraternité Matin parle de cette sécurisation des fêtes. «Un dispositif sécuritaire des forces de défense et de sécurité, conduit en première ligne par la police et la gendarmerie est en place depuis une semaine pour la sécurisation des fêtes...».
Ce dispositif prévoit le plan pour circuler à Abidjan pendant en cette fin d'année, fait savoir L'Expression. « A partir de ce soir, 20 heures, le Plateau sera fermé à la circulation automobile. Y auront droit seulement quelques véhicules autorisés et les piétons qui s'y rendront pour voir les feux d'artifices de nouvel an, offert par le District d'Abidjan...»