Le mandat d'amener contre Guillaume Soro ainsi que la question de la réconciliation nationale sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Du nouveau pour Soro
C’est l’affaire du moment. Le mandat d’amener émis par la Justice française contre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro. La question a connu d’importants développements avec la suspension de ce mandat hier, fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Mandat d’amener contre le PAN: la justice française capitule », barre à sa Une le journal. Le quotidien qui fait savoir que la Côte d’Ivoire a protesté après l’émission de ce mandat livre le communiqué des avocats de Guillaume Soro qui annoncent sa suspension. « la juge d’instruction a reconnu que M. Guillaume Soro bénéficiait du statut diplomatique et de l’immunité y afférente », ont fait savoir les conseils de M.Soro.
De son côté, Soir Info met en lumière le fait que le ‘’PAN’’ doive sont ‘’salut’’ à la réaction de l’Etat ivoirien. « Mandat d’amener lancé contre Soro: la lettre de la présidence qui sauve Soro », écrit en manchette le journal. « Soro Guillaume peut pousser un ouf de soulagement! La présidence ivoirienne a transmis, mardi 8 décembre 2015, à la juge française Sabine Kheris, une lettre de mission au profit du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (…). Ce papier permet au chef du parlement ivoirien d’obtenir un ‘’petit sursis’’ », commente le journal.
Cette immunité, l’avocate de Michel Gbagbo, plaignant dans l’affaire la réfute selon Notre Voie. « Habiba Touré (avocate de Michel Gbagbo): ‘’immunité ne veut pas dire impunité », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le conseil du fils de l’ancien président ivoirien, « on ne peut pas se cacher derrière une quelconque immunité, parlementaire ou diplomatique, pour faire du n’importe quoi », a déclaré l’avocate.
Malgré cette immunité, le chef du parlement ivoirien manoeuvre fort pour une issue favorable à cette situation. C’est du moins ce que croit savoir Le Temps. « Caché dans un hôtel parisien: Soro négocie fort sa sortie » . « Selon des informations piochées aux bonnes sources, Guillaume Soro serait reclu dans un hôtel parisien où il mènerait des négociations en vue d’une sortie honorable. Et par sortie honorable, nos sources y voient l’annulation du mandat d’amener. En contrepartie, Guillaume Soro pourrait se présenter lui-même devant la juge Sabine Kheris ».
Réconciliation nationale
Le chef de l'État a reçu, hier les guides religieux après les rois et chefs traditionnels à l'effet des consultations qu'il a initié depuis lundi pour la consolider la réconciliation nationale. À ce titre,La matinale écrit « Réconciliation nationale/ poursuite judiciaires et grâce présidentielle : La requête des guides religieux à Ouattara ». selon le journal, les guides religieux par leur porte-parole ont émis une kyrielle de recommandation à même de recoudre le tissu social. Au sujet de la justice, les hôtes du chef de l'État estiment qu'elle « est le dernier rempart contre les abus, les violations des droits et libertés individuelles et publiques. Mais que le système judiciaire doit être impartial ».
« Réconciliation nationale, libération des prisonniers, justice... ce que les religieux et la conariv proposent à Ouattara », fait savoir L'Expression. « nous guides religieux, en définitive, voudrions faire remarquer que la réconciliation est un processus de longue haleine qui se construit dans la patience et l'endurance. Elle exige qu'individuellement et collectivement, nous nous engagions à repenser les conditions de notre cohabitation pour résoudre plus solidement, le tissu social », a indiqué Monseigneur Alexis Touably Youlo, porte-parole des guides religieux.
Dans cette veine, Le Patriote titre à la Une: « Ouattara à propos des réfugiés ivoiriens : je suis peiné de les voir hors du pays ». À en croire le quotidien, le chef de l'État a dit avoir pris bonne note de leurs recommandations. « Vos recommandations concernent la responsabilités des guides religieux, les questions sociales, questions liées à l'éducation nationale, les questions économiques, les questions de justices, des questions de la moralisation de la vie politique, des questions de sécurités. Voyez-vous, Monseigneur, ces recommandations sont très pertinentes. Elles seront transmises au premier ministre et au gouvernement qui devront les examiner en profondeur pour être intégrées à la politique de réconciliation et de cohésion sociale », a-t-il rassuré. Il a aussi indiqué qu'il poursuivra ses efforts pour le retour des Ivoiriens réfugiés dans d'autres pays car dira t-il « la Côte d'Ivoire a des perspectives heureuses au plan économique et social. C'est dans cette situation que les fruits de la croissance doivent être partagés ».