L'actualité dans la presse nationale concerne surtout le mandat lancé par la France contre Soro Guillaume. A côté, nous parlerons de la réconciliation nationale. Bienvenue à notre revue de presse et bonne lecture !
Mandat contre Soro
Recherché par la police française, « Soro échappe à une arrestation à Paris », titrent comme par connivence Notre Voie et Le Temps.
«Sale temps pour Guillaume Soro. En plus de scandale des écoutes téléphoniques relevant sa forte implication dans le coup d'État manqué du 17 septembre au Burkina Faso, voilà une autre affaire qui vient éclabousser l'ex-chef rebelle. La juge française Sabine Khéris a lancé un mandat d'arrêt contre lui», écrit Le Temps. Selon lui, cette information divulguée par la Lettre du continent a été confirmée par des sources judiciaires.
Notre Voie rapporte que «le président du Parement ivoirien a échappé à une arrestation certaine, hier matin, à son domicile sis en région parisienne. Des policiers munis d'un mandat d'amener délivré par la justice française se sont présentés, a-t-on appris aux environs de 7h30, chez les Soro pour appréhender le chef de famille. Mais Guillaume Soro n'était pas présent...»
Parlant de cela, Lg Infos titre à la Une: «Après le mandat d'arrêt contre l'ex-chef rebelle, en France : le film de l'arrestation manquée de Soro». Selon le quotidien, à travers ce mandat, la justice française veut passer à une étape supérieure. Rappelant que les 21 octobre et 24 novembre 2015, Soro a refusé de se présenter à une convocation de la juge d'instruction Sabine Khéris. Le journal poursuit en affirmant que « jusqu'à ce que l'étau se resserre autour de lui, l'ex-chef des rebelles o-ivoiriens était persuadé que les pouvoirs ivoiriens et français notamment, lui seraient indéfectible. Hélas. Mauvais calcul», écrit-il.
Quant à Le Quotidien d'Abidjan, il barre en première page. «Mandat international contre l'ex-chef de guerre : Soro traqué comme un rat en France».
Contestation du mandat
Devant ce mandat contre Soro, qui est en réalité un mandat d'amener et non un mandat d'arrêt, Fraternité Matin titre que «ses avocats dénoncent la décision du juge». Dans un communiqué, ces derniers, à savoir Jean Paul Benoît et Jean Pierre Mignard, «s'élèvent contre l'émission d'un mandat d'amener contre Soro délivré ce jour (hier) par Madame Sabine Khéris, la juge d'instruction d'instruction». Estimant que Soro étant un des représentants officiels au Cops 21 qui se tient à Paris, «ce mandat est délivré en méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques admis et reconnus».
Soir Info également fait écho de cette réaction dans laquelle les avocats s'attaquent à la plainte de Michel Gbagbo. «Les faits allégués, minimes, restent à prouver. Monsieur Michel Gbagbo s'est plaint des conditions de son arrestation le 11 avril 2011 à Abidjan alors que sur résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, des forces onusiennes ont délivré le président Alassane Ouattara pour lui permettre d'exercer son pouvoir légal et légitime. Aucune preuve de violences physiques n'a pu être établie lors de cette arrestation...», affirment les avocats de Soro.
Le président du Parlement ivoirien, à en croire la Une de Nord-Sud Quotidien ne semble pas perturbé par cette affaire. «Pourquoi Soro est serein», titre t-il. En effet, emboîtant le pas aux avocats, le journal montre au regard des explications données par un juriste franco-africain, il y a quelques jours au sujet de ce dossier, que ce mandat est «une entorse grave au droit international». Selon lui, la loi française n'a pas compétence universelle.
Or à en croire L'Inter, un juriste a prévenu que «hors du pays, l'immunité de Soro cesse». Il s'agit de Geoffroy-Julien Kouao. Parce que selon ce dernier, l'immunité parlementaire dont jouit Soro relève du droit interne ivoirien. «S'il se trouve sur le territoire ivoirien, il bénéficie de cette protection. Hors du territoire national, cette protection cesse. Cette affaire rappelle celle des arrestations des dignitaires rwandais», explique t-il.
Réconciliation nationale
Après un séjour d'un mois à l'étranger, le travail reprend pour le chef de l'État. Il a échangé hier, avec les rois et chefs traditionnel sur la question de la réconciliation nationale. « Les rois et chefs au président Ouattara, hier: nos 4 propositions pour la paix », affiche Le Patriote. Selon le journal, le président du directoire des rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, sa majesté Nanan Désiré Amon Tanoé a rappelé, que retranché dans leur siège à Yamoussoukro, ils ont porté des réflexions sur les moyens d'aller à la paix. « Nos propositions portent sur quatre points. Il s'agit de la question sécuritaire, de la question économique, de la question politique et de la question judiciaire », a-t-il révélé.
En réponse, le président Ouattara dit aux rois et chefs traditionnels que «vos propositions pour la réconciliation et la cohésion sociale sont importantes et pertinentes», titre Fraternité Matin. «J'ai noté les quatre points autour desquels ces propositions s'articulent. Les questions sécuritaires, économiques, politiques et judiciaires. Ces propositions sont importantes, elles seront transmises au gouvernement qui les examinera avec toute l'attention requise. Car elles sont pertinentes. Et je suis sûr qu'elles aideront dans la prise de décision pouvant favoriser la réconciliation de tous les Ivoiriens », rapporte le quotidien.
Sur le sujet, L'Expression écrit: « retour des exilés, libération des pro-Gbagbo/ Ouattara rassure les chefs : vos propositions seront examinées avec attention ». À en croire le journal, sa majesté Nanan Désiré Amon Tanoé, le roi des N'zima Kotoko de Bassam, a demandé au chef de l'État de faire « le geste qui sauve » pour ramener la paix dans la maison ivoire. Les têtes couronnées ont souhaité que le président Ouattara puisse « user de son droit de grâce » pour libérer des prisonniers.