Bienvenue amis lecteurs à la revue de presse de Linfodrome.ci. Dans ce numéro du jeudi 3 décembre 2015, deux principaux sujets à savoir l'affaire de l'écoute téléphonique Soro-Bassolé et l'attaque contre les Frci à Grabo. Bonne lecture à tous !
Attaque dans le sud-ouest
Après plusieurs mois d’accalmie, le sud-ouest de la Côte d’Ivoire a renoué avec les attaques meurtrières. Dans la nuit de mardi à mercredi, une localité près de Grabo a été attaquée. « Hier, à Grabo: des assaillants lancent un assaut de feu: plusieurs morts parmi les forces de défense », barre Soir Info à sa Une. « Les armes ont encore tonné dans la sous-préfecture d’Olodio, située à 20 km de Grabo. Des combats d’une rare violence ont opposé, le mercredi 2 décembre 2015, précisément entre 4h et 5h du matin dans cette localité, les forces de défense et de sécurité aux forces ivoiriennes », relate le journal. En riposte à cette attaque, le quotidien fait également savoir que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est « venue en renfort avec deux MI 24 ».
Pour sa part, Le Temps choisi de s’appesantir sur le bilan de cette offensive. « Des hommes armés attaquent Tabou: 7 FRCI tuées, 11 blessés 4 morts chez les assaillants », titre le journal. « Le bilan fait état de 11 morts, sept (7) éléments des FRCI et 4 assaillants. On note également de nombreux blessés. Une source militaire a confirmé les infirmations données plus haut », écrit le journal qui ajoute que, « le régime n’arrive toujours pas à endiguer l’insécurité à la frontière occidentale ».
De son côté, Le Patriote donne des détails sur les circonstances de cette attaque. « Lâchement attaquées par des inconnus, hier: les FRCI ripostent, le témoignage exclusif d’un membre des Forces spéciales », peut-on lire à la Une du journal. A en croire ce soldat dont le journal ne dévoile ni l’identité ni le grade, cette attaque a été menée par « une quinzaine d’assaillants armés de Kalachnikov ». Dans son entretien avec le journal, le soldat a également salué l’attitude des populations qui leur ont « apporté leur soutien ».
Cette attaque ne fait pas occulter à la Côte d’Ivoire l’existence de la menace terroriste. Conscient du danger, le pays, selon L’Inter a renforcé le dispositif de lutte contre l’extrémisme. « Menace terroriste en Côte d’Ivoire: des soldats français et des hélicoptères arrivent », titre à sa Une le journal. « Le commandant des Forces françaises en Côte d’Ivoire a annoncé mardi que l’effectif des troupes passera de 650 à 950 soldats d’ici mi-2016 », explique le journal.
Affaire "écoute Soro-Bassolé"
L'affaire Soro-Bassolé continue de défrayer la chronique. Notre Voie titre à la Une que « Médiapart révèle une nouvelle bande audio ». Dans les colonnes du journal, on lit un texte emprunté à Médiapart : « Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, est suspecté d'avoir voulu aider les putschistes contre le gouvernement de transition au Burkina Faso. Une nouvelle bande-son, que Médiapart diffuse en exclusivité confirme que le bras droit du président Alassane Ouattara a voulu venir en aide à un ex-ministre de Blaise Compaoré ».
Du fait de cette affaire, Soir Info fait savoir que « 4 partis politiques demandent la démission de Soro ». Il s'agit du Pit de Daniel Aka Ahizi, de l'Urd de Danièle Boni Claverie, du Rpp de Ouattara Gnonzié et de l'Usd d'Henri Niava. Ces quatre partis d'opposition ont pondu une déclaration dans laquelle, jugeant d'une « gravité extrême » cette affaire d'écoute, demandent au gouvernement ivoirien et au président Ouattara de clarifier la situation sur la responsabilité de la Côte d'Ivoire dans le coup d'État manqué contre la transition au Burkina. Au parlement ivoirien, ils demandent de convoquer une session extraordinaire pour entendre son président sur ces faits. Enfin, ils appellent Soro à démissionner de son poste pour préserver l'honneur du peuple ivoirien et l'institution qu'il préside.
Cette affaire d'écoute dit-on est une face cachée de la guerre de succession à Ouattara. Sur ce, Lg infos fait savoir que Soro a créé son parti. « Voici le parti de Soro barre t-il en manchette ». La guerre des clans est inévitable pour la succession au mentor du Rdr. Et l'alternance dont rêve Henri Konan Bédié est loin d'être une réalité. Il y a péril en la demeure ! En attendant donc le début officiel des hostilités, dans l'antichambre, chaque clan y va de sa manière, pour ne pas être pris de court de le moment venu. C'est le cas de Soro Guillaume, déjà dans les starting-blocks, écrit le journal. Il s'agit du Réseau des amis de Côte d'Ivoire (Raci). Selon le journal, ce mouvement politique qui existe depuis quelques années a pour instigateur Soro. Pour preuve, son président déclare : « il s'agit du fait d'un réseau d'amis, certes, mais qui a pour objectif caché de mobiliser les Ivoiriens et les sympathisants autour de la personne du président du parlement ivoirien », rapporte le journal.
Mais en croire afrikpresse cité par L'inter, Ouattara et Soro se sont rencontés à Paris. Contrairement aux rumeurs selon lesquelles cette affaire d'écoute aurait refroidi les relations entre les deux hommes, le media en ligne dit que ces rumeurs « ne sont pas fondées ».