Soro dans de sales draps, on se bat pour le sauver

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soro-dans-de-sales-draps-on-se-bat-pour-le-sauver Soro Guillaume fait le buzz en ce moment sur la toile et dans les journaux. Ph d'archives
Revue de presse

La conversation téléphonique attribuée à Soro Guillaume et Djibril Bassolé est le sujet de la revue de presse du vendredi 13 novembre 2015. Soyez les bienvenus sur linfodrome.com.

Soro dans de sales draps

« Putsch manqué au Burkina Faso : une bande sonore accable Soro » barre à la Une L'inter qui annonce par ailleurs « les révélations du rapport d'enquête burkinabé. Sur cette bande sonore publiée jeudi 12 novembre 2015 sur le web et qui a fait le buzz des réseaux sociaux, le journal écrit que « l'une des voix sur la bande en question ressemble bien à celle du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Elle est même très présente au cours de cette conversation téléphonique et relate la manière dont le coup d'État devrait être opéré contre les autorités de la transition au Burkina ». Du côté de Soro Guillaume, on fait savoir qu'il s'agit d'un montage. « C'est amusant, ridicule et enfantin », déclare son conseiller spécial, Touré Moussa. « C'est amusant, ridicule et enfantin.... On a ri. Les gens ont voulu trop exagérer pour incriminer Guillaume Soro », affirme t-il.

Sur le sujet, Soir Info titre : « Explosif/coup d'État au Burkina Faso : voici le présumé échange attribué à Soro Guillaume et Djibril Bassolé. 16 minutes de graves propos ». Le journal a retranscrit la conversation dont voici quelques extraits : ...Voilà ce que je voulais te proposer : on frappe dans une ville quelque part là-bas, on récupère un commissariat ou une gendarmerie, eux ils vont fuir, ils ne peuvent pas résister. Et comme on me dit que l'armée est autour de Ouagadougou, si on frappe à un bout là-bas, l'armée va vouloir se réorganiser pour aller vers là-bas. Parce que si un centimètre carré est pris là-bas, ils sont obligés d'aller se battre. Au moment, où ils décollent, on refrappe dans un autre coin, ça va les paniquer et le Rsp lui il sort, en deux temps. C'est-à-dire, ceux de Pô avancent sur 50 km, ceux de Ouaga sortent et ils frappent des cibles fortes, surtout le PN. Il ne faut se disperser...» Là encore, on la réaction du conseiller spécial de Soro. Le journal fait savoir que Touré Moussa a rejeté tous les propos. « Il s'agit d'un enregistrement qui a été monté à partir d'un bout de phrase, d'un bout de conversation entre mon patron et le général Bassolé. Un bout de conversation qui n'a duré que 4 minutes. Il affirme que cette conversation a été manipulée et montée, elle a été imitée de façon électronique, on veut nous couler ».Cet enregistrement, Guillaume Soro pourrait le payer très cher. C’est du moins ce que pense la presse proche de l’opposition ivoirienne.

Soro démonté par les journaux de l'opposition

« Coup d’Etat au Burkina, assassinat de Tagro et IB: Soro avoue tout dans une communication avec Djibril Bassolé », titre à sa Une Le Temps. Le journal qui retranscrit intégralement l’entretien indique que, « dans cet entretien, Soro précise: ‘’Il fallait tuer Tagro et IB pour qu’on soit en paix’’ ». « Assurément, l’homme de main de Ouattara a été piégé par les services secrets qui ont enregistré sa communication », ajoute le quotidien.

Dans la même veine, Lg Infos écrit à sa Une: « Révélations sur le coup d’Etat manqué au Burkina Faso: Les écoutes téléphoniques qui accablent Soro ». « L’ancien chef rebelle ivoirien qui nie toute implication vient d’être rattrapé par l’appel qu’il a eu avec Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Comparé. La transcription de ce dialogue est la preuve si besoin en est encore que Soro est pris la main dans le sac », commente le quotidien.

A en croire Le Quotidien d’Abidjan, il ne fait aucun doute que cet enregistrement sonne le glas de la carrière politique de l’ancien Premier ministre. « Guillaume Kigbafori Soro, le patron de l’ex-rébellion armées des Forces nouvelles (FN) s’est liquidé. Hier, un journaliste français a fait de graves révélations sur les échanges téléphoniques entre lui et Djibril Bassolé (…). Le monde entier est en émoi et s’impatiente de la suite à donner à cette affaire », relate le journal. Pour Notre Voie, ce coup de fil "enfonce Soro et Bassolé". "A-t-on enfin identifié les commanditaires de l'assassinat de Désiré Tagro, l'ex-Secrétaire général de la Présidence de la République et cheville ouvrière de l'Accord de Ouagadougou", interroge le quotidien.

La contre-attaque des journaux proches du pouvoir

L'Expression veut démontrer qu'il s'agit effectivement d'un montage, en s'appuyant sur les dires d'un confrère. « Affaire ''échange téléphonique entre Soro-Bassolé : les grosses révélations de Jeune Afrique ». En effet, après l'arrestation de Djibril Bassolé par la transition burkinabé, après l'échec du coup d'État du Rsp, le journal a fait état d'un entretien téléphonique qui aurait été le mobile de l''arrestation de l'ex-ministre des affaires étrangères, avec des doutes sur l'existence de cette bande sonore. L'Expression s'étonne que « après avoir dirigé une rébellion avec ses contradictions internes, après avoir occupé les plus hautes fonctions dans son pays où il est aujourd'hui la deuxième personnalité de la République, Soro peut-il sans aucune précaution, prendre le risque de tenir une telle conversion téléphonique sur une ligne non sécurisée ? » Nord Sud Quotidien est convaincu que ce « pseudo-rapport d'écoute accablant Soro est un grossier montage ». « Il a affolé la toile, hier. Et pourtant, ce soi disant rapport d'écoute, mis en ligne par de patentés barbouzes, n'est qu'un grossier montage, destiné à salir le chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro. Cela saute aux yeux, pour quiconque a de la jugeote.

César DJEDJE MEL
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