La Justice en Côte d'Ivoire ainsi que la visite à l'extérieur d'Alassane Ouattara sont les deux sujets de notre revue de presse. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Ouattara en Europe
En Europe depuis quelques jours, le président ivoirien, Alassane Ouattara a participé à un forum sur l’immigration clandestine à Malte. A cette occasion, le chef de l’Etat a donné son point de vue sur la question. « Le président Ouattara au sommet de Malte sur la migration: ‘’Ce phénomène ne doit pas être perçu comme une charge’’ », livre à sa Une le journal. »Nous devons agir sur la durée et l’ensemble des acteurs. Ce sommet doit donc être celui de l’action et des solutions courageuses », a fait savoir le chef de l’Etat.
En marge de ce sommet, une rencontre en préparation du sommet sur le climat a eu lieu avec le président français François Hollande. Avec plusieurs chefs d’Etat du continent africain, le numéro 1 français a parlé de la question du réchauffement climatique. Cependant, Alassane Ouattara n’était pas de cette rencontre. Lg Infos choisit de mettre en avant cet aspect. « Camouflet diplomatique à Paris: Hollande reçoit des chefs d’Etat africains et boude encore Ouattara », titre en manchette le quotidien. « Lg Infos a appris que le président français a reçu les présidents béninois, ghanéen, guinéen, gabonais et le Premier ministre de l’Ethiopie. Nulle part, l’ivoirien n’a été aperçu dans les parages de l’Elysée. Pour l’instant, le mentor du RDR a été royalement ignoré », commente le journal.
On reparle de la CPI
Le porte-parole du Rdr, dans un rapport du 11 novembre pense qu'il serait souhaitable d'envisager une mesure générale d'amnistie nationale, pour libérer la conscience de tous ceux qui ont trop de faits négatifs sur leurs consciences. Ce dont parle Le Temps à sa Une, « Proposition d'amnistie générale: la Cpi répond au Rdr ». Selon le quotidien, le porte-parole de la Cpi soutien qu'une amnistie n'éteint en rien les actions de son institution en Côte d'Ivoire. « Ceci dit, conformément au statut de Rome, une amnistie nationale n'a pas d'impact sur les affaire actuelles et potentielles devant la Cpi », a asséné Fadi El Abdallah. Aussi, toujours selon le journal, Me Gouaméné reste perplexe sur cette proposition du porte-parole du Rdr. « Si aujourd'hui, c'est le Rdr qui demande une amnistie nationale, il sait pourquoi il le demande. C'est peut-être pour couvrir les crimes graves commis contre les pro-Gbagbo. Mais, nous demandons que Ouattara commence par libérer tous les prisonniers politiques injustement détenus et après, on pourra envisager une procédure d'amnistie qui est une mesure trop générale », a commenté l'avocat.
Cependant, la Cpi lance toujours des mandats d'arrêt, c'est ce que L'inter fait savoir à sa Une, « Cour pénale internationale/ de nouveaux mandats d'arrêt annoncés ». À en croire le journal, « les enquêtes du Bureau du procureur de la Cpi se poursuivent, et Mme Bensouda a répété à plusieurs reprises qu'elle demanderait l'émission de nouveaux mandats d'arrêts dès qu'elle aura suffisamment d'éléments de preuve pour le faire », a fait savoir Jean Michel Beaucher, représentant de la Cpi en Côte d'Ivoire.
Concernant toujours la Cpi, L'Expression écrit « Cpi/ avant son procès : la santé de gbagbo au centre d'un huis clos ». Pour le quotidien, « l'objectif de l'examen médical était de faciliter le règlement de toute question relative à l'aptitude de Laurent Gbagbo à participer au procès », avait précisé la Cpi dans un communiqué.
Thabo Mbéki et certains présidents Africains pensent qu'il est dans de libérer l'ex-président ivoirien détenu à la Haye depuis le 29 novembre 2011 afin que la Côte d'Ivoire arrive à une vraie réconciliation. « Thabo Mbéki parle à la Cpi : libérez Gbagbo maintenant, il n'est pas coupable », titre Notre Voie. « Au lieu de me demander ce que je pense, il est préférable qu'on dise que Laurent Gbagbo n'est pas coupable et donc qu'on le libère. On doit le faire au lieu de reporter à un mois son procès sous prétexte qu'il faut mieux le préparer », a déclaré l'ex-président Sud Africain. À l'en croire, l'ex-président du Mozambique, Joachin Chissano, a écrit une lettre à la Cour pénale internationale pour dire ceci : « nous les Africains croyons que le président Gbagbo est incontournable dans la vie politique future de la Côte d'Ivoire pour la paix et la réconciliation dans ce pays ».