Politique nationale

La maison Gbagbo à la recherche de son unité. Chez Ouattara, on veut la garder.

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Revue de presse

L'élection présidentielle de 2015 ainsi que la crise au FPI sont les deux sujets de notre revue de presse. Bienvenue sur Linfodrome.ci

On continue avec la présidentielle

Victoire de Ouattara dans le Goh/ Guikahué révèle : « j'ai préparé l'élection à Gagnoa depuis un an », écrit en manchette Le Mandat. À en croire le quotididen, le président du directoire du Rhdp a relevé au cours de cette rencontre comment il a réussi à convaincre son département (Gagnoa) en faveur de son candidat. « Merci pour toute l'aide que vous m'avez apporté. Beaucoup étaient inquiets. Mais les choses se sont bien passées. J'ai commencé la préparation de l'élection à Gagnoa depuis un an, si on a obtenu ce résultat, c'estle travail de tous », s'est-il réjouit. Après sa réélection, l'une des préoccupation du chef de l'État, c'est la révision de la Constitution. C'est ce que Le Patriote livre à sa Une, « Victoire de Ouattara, révision de la Constitution, parti unifié... Bacongo dit tout ». Selon le journal, au delà d'un vœu, c'est une véritable volonté, pour ne pas dire une vision qui s'exrime. Le président Alassane Ouattara considère que la paix dans notre pays, son développement à tout point de vue passe nécessairement par la cohésion, l'entente entre les filles et fils du premiers président de la République de Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Concernant la question de l'alternance, Cissé Bacongo pense que « l'alternance se joue entre des partis qui sont différents. L'alternance c'est la sucession d'un parti au pouvoir par un autre parti à l'issue d'élection démocratique. Dans notre cas, il serait difficile de parler d'alternance à l'intérieur du même parti politique ». À l'occasion de la campagne présidentielle du 25 octobre, le président candidat à sa propre succession avait annoncé au cours du dernier Conseil des ministres qu'il offrait de manière exceptionnelle la somme de 100 millions à tous les candidats. Cettet décision qui a fait tant jaser est encore d'actualité. « Conseil Constitutionnel/ ''affaire 100 millions'', Cnc : le camp Koulibaly livre des secrets », titre L'inter. À l'en croire, Karamoko Lacina, chargé des opérations électorales du candidat Mamadou Koulibaly pense que « c'est l'argent du contribuable » et affirme que « Nous savons qu'il n'y a aucune base légale sur laquelle Ouattara s'est appuyé pour remettre cet argent. Certains estiment que c'est un cadeau. Nous ne le voyons pas ainsi. On le prend en se disant que cela vient en déduction de ce que l'État nous doit ». Pour lui, la Coalition nationale pour le changement a échoué puisqu'elle n'a pu atteindre son premier objectif qui était de se battre pour obtenir les conditions d'un scrutin crédible.

Crise au FPI

Après la présidentielle qu’il a vécu assez difficilement, le Front populaire ivoirien (FPI) est face à son avenir. Le parti de Laurent Gbagbo est désormais face à son avenir. Cependant, à en croire Koné Boubacar, membre de la branche proche de Sangaré Aboudrahamane,est d’avis que la non-participation du FPI pro-Gbagbo à la vie politique pourrait se poursuivre. C’est ce que fait savoir Soir Info. « Koné Boubacar (porte-parole FPI-Sangaré): ‘’nous allons continuer de boycotter les élections…’’ », écrit ben manchette le journal. « Les conditions que nous dénonçons n’ont pas changé. Si d’ici là, elles ne changent pas, nous aviserons. Nous sommes constants avec nous-mêmes. Si rien ne change, nous n’avons aucune raison de changer notre position », a déclaré Koné Boubacar à propos des élections locales. Cette crise entre les deux factions du FPI, Bertin Kadet, ancien ministre de Laurent Gbagbo pense qu’elle ne peut se régler que dans la discussion. « Bertin Kadet depuis l’exil: ‘’Il faut un dialogue direct entre Affi et Sangaré pour sauver le FPI », livre à sa Une le quotidien. « Concrètement, on devrait commencer par se parler. Pascal Affi N’Guessan et Abou Drahamane Sangaré devraient se rencontrer et se parler franchement. Pour sauver le Front populaire ivoirien, il faut effectivement selon moi, ce dialogue direct », a déclaré l’ancien ministre de la Défense. Du côté des pro-Sangaré, ce rapprochement n’est pas forcément mal vu. Le Temps, journal proche de cette branche de l’ancien parti au pouvoir croit même savoir ce qu’il faut pour ramener la cohésion au sein de la formation politique de gauche. « Dossier/ Réunification au FPI: voici les étapes qu’Affi doit d’abord franchir », titre en manchette le quotidien. A en croire le journal, le président du FPI doit notamment « faire des excuses publiques à Gbagbo » et surtout, « démissionner et et retirer les plaintes contre les camarades du parti ».

Abraham KOUASSI
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