Politique nationale

Installé devant un ''petit'' public, Ouattara dévoile ses plans

Publié le Modifié le
installe-devant-un-petit-public-ouattara-devoile-ses-plans Le président Ouattara reçoit les honneurs militaires après son investiture. Capture d'écran
Revue de presse

L'investiture d'Alassane Ouattara à la présidence de la République est le principal sujet de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci

2 chefs d'Etats présents

Pour son investiture à la tête du pays, Alassane Ouattara a reçu le soutien de deux chefs d'Etats africains. Ce nombre, certains journaux le juge famélique. C'est notamment le cas de Le Temps. « Après le désert électoral du dimanche 25 octobre : Désert de chefs d'Etat à l'investiture de Ouattara », titre le journal. «Cette cérémonie présidée par le président du Conseil constitutionnel a été boudée par plusieurs chefs d'Etat. En effet, sur 53 chefs d'Etats que compte le continent, seulement deux ont répondu présents à savoir, Macky Sall du Sénégal et Yayi Boni du Bénin », fait savoir le quotidien.

Dans la même veine, Le Quotidien d'Abidjan choisi de lier cette absence des homologues du président ivoirien au faible engouement autour du scrutin. « La faible mobilisation des chefs d'Etat d'Afrique hier à la prestation de serment d'Alassane Ouattara au palais présidentiel a rappelé le peu d'intérêt que le peuple ivoirien a manifesté pour l'élection présidentielle du 25 octobre 2015.

Mais, tout n'est pas que critique au niveau de l'opposition ivoirienne qui était représentée à cette cérémonie par les rivaux d'Alassane Ouattara à cette élection parmi lesquels, Affi N'Guessan. Notre Voie met en avant le comportement du président du FPI face à ses anciens géôliers de la prison de Bouna. « Investiture d'Alassane Ouattara hier : la leçon de démocratie et de pardon d'Affi », livre à sa Une le journal. « le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan a échangé sans acrimonies avec les ex-chefs rebelles Koné Zakaria et Morou Ouattara dans une atmosphère détendue. On se souvient qu'en 2012, une vidéo avait circulée sur le net où on voyait Morou Ouattara torturer les prisonniers politiques de Bouna dont Affi N'Guessan », relate le quotidien.

Cette scène n'a pas échappé à Soir Info. « Ce qui s'est passé avec Affi... », écrit en manchette le quotidien qui indique que Morou Ouattara et Affi N'Guessan « semblent avoir fait définitivement la paix ».

Les grands défis de Ouattara

Le chef de l'État a prêté serment hier. A ce sujet, Le Patriote titre: « Prestation de serment du président de la République : majestueux... ». Pour lui, Ouattara est désormais « prêt pour les défis de l'émergence en 2020 ». Selon le quotidien, à haute et intelligible voix, Ouattara prend l'engagement, conformément à la Constitution ivoirienne de remplir consciencieusement les devoirs à sa charge dans l'intérêt supérieur de la Nation. Après avoir prêté serment, il a indiqué que l'élection du 25 octobre tourne la page des moments d'incertitude que le pays a connu. « Notre pays a remporté une grande victoire. La Côte d'Ivoire a démontré qu'elle peut organiser des élections sans violence », s'est il réjouit. Après avoir remercié ses partisans et ses adversaires, le chef de l'État réélu a déclaré: « nous devons renforcer notre processus de réconciliation. Dans ce contexte, j'invite les hommes politiques à saisir cette nouvelle opportunité ».

A ce propos, Fraternité Matin livre à sa Une: « Pour une grande nation ivoirienne démocratique et développée/ les engagements du nouveau président ». À en croire le journal, le renforcement de la réconciliation et la révision de la Constitution sont les deux initiatives que le président réélu, Alassane Ouattara, entreprendra dans les prochaines semaines.

Ce sujet, le Mandat aussi en parle. « Conseil des ministres, aujourd'hui : révélations sur les décisions attendues », écrit le quotidien . A l'en croire, « au cours de la réunion d'aujourd'hui, le Conseil des ministres devrait plancher sur des sujets importants notamment l'organisation des élections anticipées, le renforcement du processus de réconciliation nationale et une révision de la Constitution à travers un référendum, comme le prévoit son article 126 aux alinéas 1 et 2 ».

Abraham KOUASSI
Voir ses articles