Côte d'Ivoire

Ouattara prête serment au milieu des dénonciations

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ouattara-prete-serment-au-milieu-des-denonciations Le président ivoirien réélu prête serment ce jour, au milieu des critiques
Revue de presse

La prestation de Ouattara et la polémique des chiffres de la présidentielle 2015 sont au cours de notre revue de presse du mardi 3 novembre 2015. Bienvenue à linfodrome.ci et bonne lecture

Ouattara prête serment

Après son élection à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara va pleinement prendre fonction à partir d’aujourd’hui. De fait, c’est ce mardi que le chef de l’Etat réélu prête serment devant le Conseil constitutionnel. « Après sa victoire confirmée: Alassane Ouattara investi aujourd’hui », titre en manchette Soir Info. « Seulement 24 heures après la confirmation par le Conseil constitutionnel de sa victoire, Alassane Ouattara sera face à cette institution pour être investi. Le chef de l’Etat réélu avec 83,66% des suffrages va prêter serment devant Mamadou Koné, le président du Conseil constitutionnel », informe le quotidien.

Pour cette cérémonie qui s’annonce sobre, des invités de marques sont attendus. C’est du moins ce qu’indique Fraternité Matin. « Yayi Boni et Macky Sall arrivent, Barack Obama représenté à cette cérémonie par une délégation du Département d’Etat », écrit à sa Une le journal gouvernemental. Le journal fait notamment savoir que le président américain sera représenté à cette cérémonie par « une délégation de haut niveau » qui sera conduite par Thomas A. Shanon.

Pour en arriver à cette prestation de serment, Alassane Ouattara devait passer par la case ‘’ validation’’ au niveau du Conseil constitutionnel. En dépit de la requête de Mamadou Koulibaly, l’instance a validé la réélection du chef de l’Etat, explique L’Expression. « Présidentielle 2015: Koné Mamadou déchire la requête de Mamadou Koulibaly. « Le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné a démonté un à un, les arguments contenus dans la requête du plaignant », peut-on lire dans l’article du journal.

Ouattara dénoncé

Dans la mouvance des révélations après la présidentielle de 2015, Notre Voie écrit à la Une « la vérité que cache la victoire de Ouattara », au sujet du scrutin. Le quotidien sort « la preuve que Ouattara n'est pas au cœur du peuple ivoirien ». Parce que dit-il, en 2015, après cinq ans au pouvoir et vu le bilan dont il se vante, Ouattara n'a obtenu que 135 065 voix de plus par rapport à son score de 2010. En 2010, c'était 2 483 164 voix qu'il avait obtenues tandis qu'en 2015, il a eu 2 618 229 voix. « A la lumière de ces données et après confrontation des chiffres de 2010 et ceux de 2015, on peut aisément dire que Ouattara n'a pas fait une avancée notable. Pour un chef d'État qui vante son bilan matin midi et soir, qui décapité et asphyxié financièrement toute son opposition, et qui s'est octroyé à lui seul tous les moyens de l'État, on s'attendait à une véritable razzia des électeurs en sa faveur », ironise le journal.

Au sujet de cette présidentielle, Le Temps lui aussi livre à la Une « les chiffres qui font trembler le régime ». Selon lui, quand on considère le nombre des abstentionnistes associés au score des adversaires de Ouattara lors de cette élection, par rapport au nombre de voix obtenues par le président réélu, sur les 6 300 142 inscrits de la liste électorale, le résultat donne ceci : « Affi N'guessan obtient un électorat de 51,92 % du peuple ivoirien. Et quand on additionne les abstentionnistes, les électeurs d'Affi N'guessan et des autres, on se retrouve avec 55,66 % du peuple ivoirien qui a boudé Alassane Ouattara qui, pourtant, pavoise avec un score pris isolément ».

A la Une de L'Inter, on lit qu'au sujet de la révision de la Constitution, du gouvernement d'union, « Un cadre du Pdci dénonce les propos de Ouattara ». Ce cadre est le politologue Franck Hermann Ekra. Il déplore que « dans un récent entretien au quotidien Le Monde, il (Ouattara) a déclaré qu'il ne croyait plus aux ''gouvernements d'union'' et que ''la réconciliation politique se réglera toute seule''. Ces propos sont troublants, alors qu'il subsiste une fracture béante entre des acteurs politiques qui représentent chacun des intérêts communautaires ». Par ailleurs, il estime que « le chef de l'État, garant de la cohésion sociale et clé de voûte des institutions, doit s'impliquer personnellement » pour que les Ivoiriens se réconcilient afin.

Abraham KOUASSI
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