Amis lecteurs, cinq jours après l'élection présidentielle, l'actualité tourne autour du scrutin et du nouveau mandat de Ouattara. Bienvenue à notre revue de presse du vendredi 30 octobre sur linfodrome.ci et bonne lecture !
L'élection et ses chiffres
La Commission électorale indépendante (Cei) a donné des résultats de la présidentielle qui causent des débats. « 52,86 % de taux de participation, plébiscite d'Ado à 83,66 %... Ces chiffres de la présidentielle qui parlent aux Ivoiriens », titre à la Une Nord-Sud Quotidien. Dans son analyse, il relève que: « Si comparativement à l'élection précédente de 2010, moins d'électeurs se sont déplacés, force est bien de constater que plus de la moitié des inscrits se sont exprimés dimanche. ». Aussi relève t-il l'absence d'incidents au cours du scrutin. « un autre chiffre de cette échéance est éloquent : Zéro mort, zéro blessé ! Pour la première fois la Côte d'Ivoire a organisé des élections sans heurt.. ». Le chef de l'État l'ait évoqué sur les antennes de France 24.
Dans une autre analyse du scrutin présidentiel, L'inter livre « La vérité des chiffres ». Ici, le quotidien relève que les 2 970 261 électeurs sur les 6 301 189 inscrits qui n'ont pas voté confortent la posture d'une partie de l'opposition ivoirienne qui a appelé à boycotter le scrutin. En dehors de cela, pour lui, la cartographie des suffrages exprimés confirme le président réélu, Alassane Ouattara dans ses bastions du Nord. Aucun de ses adversaires n'a pu faire le poids dans cette partie septentrionale du pays, y compris le centre, fief supposé du Pdci-Rda d'Henri Konan Bédié, son allié, qui a rallié ses partisans à la cause du chef du chef de l'Exécutif sortant, fait savoir le journal.
« En revanche en descendant vers le Sud, c'et avec le triomphe modeste que Ouattara a savouré sa victoire... Les Ivoiriens ne sont pas sortis pour voter. Surtout dans le district d'Abidjan, où moins d'électeurs de la moitié des électeurs est sortie dans la quasi-totalité des circonscriptions électorales », fait savoir le journal qui en déduit que « il est éloquemment indiqué que l'opposition a encore une carte à jouer ».
Or sur ces chiffres, Notre Voie barre en première page que « la Cei se discrédite davantage: 3 taux de participation pour un scrutin ». De 60%, le taux de participation est passé à 54,63% puis enfin à 52,86%, consécutive à une erreur de calcul faite au moment de l'annonce des résultats, selon la Cei.
Pour sa part, Fraternité Matin a mis en exergue les félicitations des pays occidentaux à la Côte d'Ivoire relativement à cette élection. « En tête des résultats provisoires de la Cei : les États-Unis et la France félicitent Ouattara », écrit à la Une. « Barack Obama et François Hollande ont salué la victoire du Président sortant au cours d'un scrutin jugé transparent et crédible par toute la communauté ». Du côté américain, on salue « la victoire significative ». Du côté français, on affirme que « cette élection était importante pour le retour de la Côte d'Ivoire à la paix et vers la réconciliation des Ivoiriens ».
Nouveau mandat de Ouattara
Réélu pour un second quinquennat, avec quel gouvernement le chef de l'État Alassane Ouattara va t-il diriger la Côte d'Ivoire ? Certains y journaux répondent. « Futur gouvernement : ce que Ouattara a décidé », titre Le Jour Plus. « Je pense que quand on gagne une élection avec des alliés, nous allons gouverner ensemble, les membres du Rhdp. Nous avons un bilan qui est extraordinaire et nous continuerons ensemble...Un gouvernement d'union ne donne pas trop d'efficacité. L'opposition doit jouer son rôle d'opposition », a dit Ouattara.
A ce propos, Le Mandat écrit à la Une : « Nouveau gouvernement : le sort des ministres Rhdp » Pour cette équipe gouvernementale qui devrait composée en 2016, Ouattara assure que «il faut tenir copte de la répartition géographique dans un gouvernement. Ce sont des choses importantes. Donner un rôle plus important aux jeunes et aux femmes. Tout cela, nous allons le faire ». Concernant les jeunes, Sidi Touré, le ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l'emploi des jeunes, a exposé les attentes de cette franges de la population, à en croire Soir Info. « Cette jeunesse me charge de dire au Président Ouattara qu'elle attend l'effectivité de la promesse de responsabilisation, ils attendent l'effectivité de la promesse de valorisation de leur dignité », a dit Sidi Touré.
Des révélations après la présidentielle
Après la présidentielle: « le camp Banny fait des révélations sur les 100 millions de Fcfa de Ouattara », écrit en manchette Soir Info. Selon le journal, Charles Konan Banny n'a pas touché les 100 millions de Fcfa que le chef de l'État, Alassane Ouattara, avait donnés, exceptionnellement au candidat retenus pour la présidentielle 2015. « Le président Banny n'a touché à aucun pocket de cet argent. Si vous ne le croyez pas, vous pouvez aller vérifier cette information auprès des sources gouvernementale, qui ont eu en charge la gestion de la fameuse manne présidentielle. Je mets au défi quiconque de prouver le contraire. Retenez que nous n'avons jamais touché à ces 100 millions », a souligné son responsable de communication, Sran Koffi Franck.
« Après l'élection présidentielle : libérez les prisonniers, dégelez les comptes », titre Notre Voie. Pour le quotidien, l'heure est venue maintenant pour Ouattara de libérer les prisonniers politiques et de dégeler les comptes. À l' en croire, cela fait cinq ans que des pères de famille n'ont pas accès à leurs comptes bancaires. Cinq ans qu'ils vivotent avec leurs familles. Cinq ans qu'ils végètent. Cinq ans que tout est morne chez eux. Cinq ans qu'ils vivent aux dépens des amis, qui de temps en temps leur tendent des prébendes. Pourtant dans leurs promenades à la recherche d'une pitance, ils passent devant des banques et assurances qui gardent l'argent qu'ils ont obtenu, pour la plus part à la sueur de leur front. Mais de l'argent qu'ils ne peuvent toucher pour leur bien-être pour la simple raison que le régime Ouattara en a décidé ainsi. « C'est l'heure ! L'heure de la délivrance de tous ceux et de toutes celles qu'il a confinés jusque-là dans un trou de rat. L'heure est venue pour eux de retrouver le sourire perdu depuis cinq », estime Notre Voie.
Pour sa part, Lg infos livre: « Après l'élection présidentielle : ce qui attend Soro et ses ex-rebelles ». Par rapport à la menace de la Cpi qui plane sur Guillaume Soro, voici ce que se dit au palais d'Abidjan, d'après le quotidien: « L'on pense que Soro et ses anciens com-zones ont été bien rémunérés. L'organisation au plus vite des élections législatives avec une éventuelle perte de la fonction de président de l'Assemblée nationale par Guillaume Soro, permet ainsi de régler définitivement cette question. Une fois non-élu député et débarrassé de son immunité parlementaire, fragilisé, soro dévient alors une proie facile à capturer ».