Bonjour chers internautes. Bienvenue à notre revue de presse du vendredi 23 octobre 2015. La présidentielle et les menaces de l'opposition sont nos sujets du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
« Campagne présidentielle/ mobilisation exceptionnelle pour Ado hier: du jamais-vu à Abobo! », titre Nord Sud Quotidien. Selon le journal, Abobo a réaffirmé son attachement à Alassane Ouattara, lors de son meeting dans le cadre de la campagne électorale. « Ce grand rassemblement, à en croire Teh-four Koné, sera traduit dans les urnes. Au président sortant de prendre le micro et interpellé la foule bondée de monde: sortez massivement ce jour-là pour que la fête soit belle, écrasante et sans appel ». A Abobo, le candidat du Rhdp exige 100% de voix, soutient le quotidien.
Sur le sujet, L'Expression livre à sa Une: « Campagne dans la commune martyre: Abobo en force, Ado en triomphe ». À en croire le journal, la citée martyre a démontré une fois de plus, hier, qu'elle demeure incontestablement le fief du candidat Alassane Ouattara. Ceux qui en doutaient ont été émerveillés par la mobilisation exceptionnelle des militants et sympathisants du Rhdp, venus des quatre coins de la commune pour témoigner leur soutien à celui qu'ils ont baptisé le ''Bravetchê''.
Quant à Le Patriote, il titre: «plus de 300.000 Abobolais communient avec Ado/ le k.o avant le match! ». Le maire de la commune, Adama Toungara, a indiqué qu': «Abobo, c'est Adoland'' avant de déclarer « les élections de 2015 c'est Tako Kélé, Tako Gnouma. Et tout dépend de notre commune. Si nous sortons massivement et si nous votons bien le Dr Alassane Ouattara, Nabounou Lacina sera élu confortablement et notre commune sera définitivement émergente ».
L'opposition ne se laisse pas faire
Les adversaires de Ouattara investissent aussi le terrain. A Ferké où il était, Affi N'guessan a déclaré que « Avec Ouattara, c'est le désordre et les microbes », écrit Notre Voie à la Une. « Ouattara a échoué. Je suis candidat parce que Ouattara ne peut pas changer le pays », a affirmé le candidat Affi. Il a poursuivi que « le 25 octobre, on doit tourner la page de Ouattara. Parce que la page de Ouattara, c'est la violence, le sang et la mort. En 2002, ils ont fait la rébellion parce qu'ils disent qu'ils sont frustrés. Si une frustration a envoyé la guerre, alors une autre frustration peut envoyer une autre guerre ». Aussi, a-t-il dit « allez dire à tous ceux qui portent les tee-shirts de Ouattara, que c'est bon. Avec Ouattara, on n'a rien gagné. Tout ce qu'on a gagné, c'est le désordre et les microbes ».
Quant à Charles Konan Banny, il a déposé à la Cei les preuves de ses accusations portant sur des doublons que la liste électorale. Il y a même rajouté. « Nous venons de fournir un échantillon des preuves de doublons décelés dans un examen liminaire de la liste électorale 2015, dite définitive. Le candidat Charles Konan Banny a ajouté à cette première liste un échantillon d'autres anomalies relevées sur cette liste et concernant des mineurs qui y sont inscrits », fait savoir L'inter.
Pour sa part, Fraternité Matin écrit que « KKB veut réapprendre le vivre ensemble aux Ivoiriens ». « Le combat que j'ai engagé est plus sérieux que certains le croient. Je l'ai engagé pour tout le peuple de Côte d'Ivoire. Je me bats pour que les Ivoiriens réapprennent à vivre ensemble, à se réconcilier », confie aux populations de Port-Bouët.
Menaces sur le scrutin
Au niveau du retrait des cartes d'électeurs, il y a toujours problème. Lg Infos informe du «retrait forcé des cartes sous la menace». A la Une, il fait savoir que « les forces de l'ordre sont appelés en renfort pour distribuer les cartes d'électeur». A Lakota par exemple, le journal rapporte que le sous-préfet et ses fantassins se sont rendus sur instruction du préfet de département pour procéder à des remises forcées desdites cartes. «Munis d'une liste, ils se sont rendus dans les différents domiciles villageois pour remettre en mains propres les cartes d'électeur, de gré ou de force aux concernés. Et malheur à tous ceux qui ont été décliner les services des émissaires du régime », écrit le quotidien.
A la Une de L'inter, on parle d'une autre menace. «A 2 jours de l'élection présidentielle, une situation éclate à Gagnoa et menace le scrutin». Cette situation est du fait des agents recenseurs du Rgph 2015. Ces derniers réclament leurs primes qui s'élèvent à 65 690.000 Fcfa et qui se seraient volatilisés. Pour cela, ils projettent « un sit-in pacifique et civilisé » dans la cours de la préfecture de la ville. L'autre menace vient des forces de l'ordre.
A en croire Soir Info, « c'était chaud, hier, à l'École nationale de police » parce que des « agents en colère refusent d'être déployés » sur le terrain dans le cadre du scrutin de dimanche 25 octobre. Ces policiers, lit-on, réclamaient le paiement intégral de leur prime de séjour qui s'élève à 120.000 Fcfa, alors qu'on leur remettait 25.000 Fcfa, avant la montée dans les cars. « Jusqu'à 11H, la tension était vive et des éclats de voix fusaient de l'enceinte de l'Enp, indiquent nos sources », rapporte le journal