Les 100 millions aux candidats ainsi que la visite d'Etat d'Alassane Ouattara dans le Haut-Sassandra sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bonne lecture sur Linfodrome.ci
Lors de son dernier conseil des ministres, le mercredi dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé une aide exceptionnelle à chacun des candidats à l’élection présidentielle de 2015. Plusieurs jours après l’annonce de cette mesure, elle continue de faire jaser.
Affaire 100 millions aux candidats Marcel Gossio (Dnc d'Affi) : « C'est la loi qui l'autorise » titre Notre Voie. Pour Marcel Gossio, il serait douteux d'appeler cela un cadeau. « C'est malsain de dire cela parce que ce n'est pas un cadeau du président de la République. Le président lui-même ne pas dire que c'est un cadeau qu'il a fait aux candidats. Cela est fait conformément aux lois de notre pays. C'est la loi de septembre 2004 et la décision présidentielle du 15 juillet 2015 qui autorisent cela. Donc ceux qui parlent de cadeau le font à dessein pour créer la confusion dans l'esprit des ivoiriens» a-t-il déclaré. « Cela fait du bruit parce que c'est à la veille d'une élection présidentielle, sinon ce n'est pas de l'argent qu'on donne à des gens qui tendent la main ou qui vont à des soupes populaire, pas du tout », rectifie Marcel Gossio.
Si d'aucuns approuvent la décision du président de la République, cela n'est pas le cas pour d'autres. Affaire 100 millions à chaque candidat Amnesty crie sa colère : « C'est un acte de la mauvaise » barre à sa Une L'Inter. «En sa qualité d'économiste qui dit promouvoir la bonne gouvernance, le président-sortant devrait s'interdire des actes de gouvernance comme celui de l'allocation de fonds exceptionnels aux candidats à l'élection présidentielle. On relève que lui-même décide en tant que candidat de se donner 100 millions de F cfa et d'en distribuer à ses adversaires. C'est un acte de mauvaise gouvernance, qui, en sus, banalise l'acte de candidature à la présidence de la République en distribuant autant d'argent à des gens qui veulent nous gouverner et qui n'ont rien fait que d'être candidats », a estimé Nathalie Kouakou, présidente de la section Côte d'Ivoire d'Amnesty International.
Dans la même veine, Soir info écrit : Présidentielle 2015/ Affaire 100 millions de Fcfa à chaque candidat, Koné Katinan ( porte-parole de Gbagbo ) : « C'est un acte de corruption ». selon lui, « le financement des candidats à l'élection présidentielle, prévu à l'article 9 de la présente décision, est mis à la disposition des bénéficiaires 3 mois après la proclamation des résultats définitives par le Conseil Constitutionnel. Cependant, pour les élections générales de 2005, le financement prévu par la présente décision, doit être mis à la disposition des bénéficiaires à compter du 15 juillet 2005».
Cette décision est le fruit des réclamations de l’opposition. C’est du moins ce qu’indique Nord-Sud Quotidien. « 100 millions F. à chaque candidat à la présidentielle : Comment Banny, Koulibaly... ont forcé la main à Ouattara », titre le journal. Le journal rappelle la déclaration faite par ces candidats à la date 21 septembre dernier. « Il nous semble pertinent que le financement des candidats se fasse de façon équitable et transparente, ce qui n'est pas le cas actuellement, quand les candidats sont étouffés financièrement, en violation des lois, leurs soutiens menacés, leurs partisabnts poursuivis, alors que le candidat-président de la République sortant, sa famille et tout son gouvernement utilisent sans retenue les moyens de l'Etat pour battre campagne depuis plusieurs mois, excluant de fait, par de telle manœuvre, les autres candidats», ont-ils signé dans leur déclaration ».
Gagnoa réagit
La sortie des cadres de Gagnoa pendant la visite d’Alassane Ouattara sortie au cours de laquelle ils avaient chargé l’ex-président Laurent Gbagbo continue de faire parler. En réaction à cette sortie, Le Temps met en avant une déclaration des cadres de la région. « Après le passage de Ouattara/ Les cadres du Fromager catégoriques: ‘’Gagnoa ne désavouera jamais son fils Gbagbo’’ », barre à sa Une le journal. « Le collectif des cadres de Gagnoa après analyse de cette déclaration infamante de monsieur Gadji Dago Joseph ne se reconnaît pas dans l’aveu de culpabilité du peuple Bété en général et du président Gbagbo en particulier, dans la tragédie ivoirienne », indique le communiqué signé de Gnahoré Jean-Baptiste.
Soir Info revient également sur cette affaire. « Visite d’Etat à Gagnoa: affaire ‘’Canari cassé’’/ Révélation sur les vérités des parents de Gbagbo qui ont été cachées à Ouattara », livre le quotidien à sa Une. A en croire Abel Djohoré, fils de la région et député RDR, cette déclaration est « le discours d’un individu qui a voulu faire son one man show ». Selon l’élu parlementaire, ce discours n’engage que la personne qui l’a lu ». En outre, à en croire Abel Djohoré, certains problèmes de la région n’ont pas été pris en compte dans la rédaction du livre blanc remis au numéro 1 ivoirien.