Au regard de l'actualité, la présidentielle, la visite d'État de Ouattara et le coup d'État au Burkina Faso sont nos sujets dans la revue de presse de ce samedi 19 septembre 2015. Bonne lecture sur linfodrome.ci
Les échos de la présidentielle
A la Coalition nationale pour le changement (Cnc) et chez les opposants, ce n'est toujours pas la cohésion. Au sujet de la marche contre la candidature de Ouattara, Soir Info titre : « Béchio allume un leader de la Cnc ». En l'occurence Bah Enoc. Le journal écrit que « la récente sortie musclée de Bah Enoc, vice-président de la Cnc, contre Charles Konan Banny, n'a pas fait que des heureux... » Jean Béchio a répliqué. Il affirme que « le fait d'être à la Cnc ne donne pas le droit à chacun de raconter sa vie...Un homme politique qui se respecte, s'il estime qu'il y a un problème, devrait pouvoir en débattre avec ses collègues ».
Et des arrestations des jeunes de la Cnc qui ont suivi la marche, Le Temps croit connaître « les taupes qui organisent les enlèvements », livre t-il à la Une. Selon le quotidien, Zadi Djédjé, Joël Poté et Blé Sépé ex-membres de la galaxie patriotique, qui sont pointés du doigt. Comme mode opératoire, « ils appellent les victimes au téléphone, leur font croire qu'ils détiennent d'importantes informations à leur donner ou alors que ''le pouvoir'' les mandate pour des ''négociations''. Naïvement, les appâtés se rendent aux différents rendez-vous et se font cueillir par des policiers armés ».
Au Fpi, pour ce qui de la main tendue par Affi N'guessan à ses rivaux du parti, ces derniers lui ont donné une réponse, à en croire la Une de L'inter. En effet, le quotidien barre : « Après la main tendue d'Affi N'guessan, le camp Sangaré réagit : ''Il s'est exclu'' ». C'est Koné Boubacar, le porte-parole du Fpi de la tendance Sangaré, qui l'a déclaré. « M. Affi gagnerait à tendre la main aux autres candidats de la présidentielle, puisque lui est candidat... Nous sommes en désaccord de ligne, en désaccord idéologique. Nous rappelons qu'il s'est exclu de lui même en posant des c-actes contraires à l'esprit de camaraderie... ».
Cette présidentielle pourrait connaître « un mauvais coup en préparation » à l'ouest, dévoile Soir Info. C'est que dans cette partie du pays, notamment dans le Cavally et le Guémon, on veut reconduire le boycott actif de 1995, « en empêchant par tout moyen, les électeurs de se rendre au lieu de vote », rapporte le journal.
Visite d'État
Le chef de l'État en visite dans l'Indénié-Djuablin a menacé que ses ministres « vont l'entendre en Conseil des ministres » pour retard d'exécution des travaux. Au cours de cette réunion, des choses ont été dites, à en croire les journaux. « Retard dans l'avancement des chantiers de l'Indénié-Djuablin : les responsabilités situées », titre Fraternité Matin qui rapporte les propos du porte-parole du gouvernement à ce sujet.
« Le président de la République, Sem Alassane Ouattara, a montré une colère forte par rapport au retard constaté au niveau de l'avancement des travaux. Des ministres ont vu leur part de responsabilité. Le chef de l'État tient à ce que les choses aillent vite au profit des populations. Et dans les semaines à venir, les choses vont aller vite ».
C'est pourquoi Nord-Sud Quotidien titre : « Retard dans l'exécution des chantiers : Ouattara maintient la pression ». Le journal fait savoir « ce qui a sauvé les ministres » de la colère du chef de l'État. C'est le numéro 1 ivoirien reconnaît que son gouvernement est au travail. « Ce n'est pas parce que je me fâche de temps en temps que je n'ai pas confiance en mon gouvernement. J'ai énormément confiance aux membres de cette équipe », a dit Ouattara. Pour le Patriote, au cours de ce conseil des ministres, « Ouattara a dit ses 4 vérités ».
Coup d'État au Burkina Faso
Les réactions pleuvent après le coup d'État perpétré au Burkina Faso par les militaires contre la transition. L'inter partage les réactions du gouvernement ivoirien et de Djibril Bassolé. En effet, le gouvernement ivoirien dit par la voix de son porte-parole : « ne nous en mêlons pas ». Koné Bruno affirme qu' «il s'agit de questions internes à ce pays. Nous ne nous en mêlons pas. Le chef de l'État et le gouvernement suivent avec une attention particulière ce qui se passe au Burkina parce que c'est un pays proche qui a des liens historiques forts avec la Côte d'Ivoire (…) Surtout que ce pays a en Côte d'Ivoire trois millions de ressortissants. »
Quant à Michel Bassolé, il a dit être « affligé ». « Je suis profondément affligé par les récentes évolutions de la situation de sécurité au Burkina Faso et profondément préoccupé par l'avenir de notre pays... ».
Au vu de la réaction de la Côte d'Ivoire, Lg Infos titre : « Coup d'État au Burkina Faso : le gouvernement ivoirien s'explique et s'enfonce ». Le journal commente cette sortie qui sonne comme si « Abidjan n'aurait rien à voir avec ce qui se passe au Burkina actuellement et n'entend pas s'en mêler ». Ce qui n'est pas certain selon lui, car écrit-il « des analystes politiques politiques trouvent renversante cette sortie d'Abidjan qui ressemble fort bien à un aveu. Comme si le régime vers qui tous les regards sont tournés en raison de la présence très peu rassurante de Compaoré sur les bords de la lagune Ébrié se sentait obliger de montrer patte blanche ».
Il faut rappeler que ce samedi 19 septembre marque la commémoration du début de la rébellion armée en 2002 contre Laurent Gbagbo. Des journaux tel que le Quotidien d'Abidjan qui en a fait sa Une, en parlent.