Amis lecteurs, heureux de vous retrouver et bienvenue à la revue de presse de linfodrome, vendredi 18 septembre 2015. Le coup d'État au Burkina Faso, la visite de Ouattara et les actions de l'opposition ivoirienne sont nos sujets du jour.
Énième coup d'État au Burkina
Au Burkina Faso, c'est le « retour de la dictature », ainsi pense Le Quotidien d'Abidjan du coup d'État perpétré par les militaires contre la transition. Il relève que « alors que les Burkinabé s'acheminaient allègrement vers la fin de la transition, les amis de Blaise Compaoré viennent de mettre un terme aux acquis de la révolution. Cela à travers un coup d'État militaire conduit par le général Diendéré, ancien homme fort du régime déchu de Ouaga ».
Mais le putschiste Diendéré a affirmé que le coup d'État « n'a aucun lien avec Compaoré ». Pour Lg Infos, l'homme « tente de dédouaner Compaoré » dont on voit la main derrière le coup. Le quotidien affirme que pour des observateurs avertis, « le coup d'État est parti d'Abidjan » où Blaise s'est réfugié après sa chute en octobre 2014. Il a rappelé que Gilbert Kafando, président de la transition, avait indiqué que le régime Ouattara pourrait être tenu responsable de tout ce qui arriverait au Burkina Faso.
D'ailleurs, « un opposant burkinabé accuse la Côte d'Ivoire », barre à la Une Le Temps. Il s'agit de Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l'Union pour la renaissance. Il a accusé les « mouvements incessants des ministres proches du président déchu, Blaise Compaoré entre Ouagadougou et Abidjan ».
Ouattara en veut à ses ministres
Dans le cadre de sa visite d'État dans l'Indénié-Djuablin,le chef de l'État était depuis hier à Abengourou. la Matinale parle de l'accueil qui lui a été réservé. « Arrivé dans l'Indénié-Djuablin, hier : Ouattara accueilli en fanfare», barre-il à la Une. Le quotidien écrit : « L'ambiance assez particulière que vit la ville depuis quelques jours, avec l'affichage de posters géants du Président de la République dans les rues annonçait déjà la couleur de l'évènement. Comme vous le voyez, tous les élus et cadres sont là. C'est comme ça, la mobilisation est totale dans les chefs lieux de département que le président de la République va visiter », a déclaré Brou Aka Pascal, Pca de la Rti.
Sur ce sujet, le Patriote titre «Agnibilékro fait un triomphe à Ouattara : Akwaba Brédou Assamandjê II». Et le chef de l'État de dire « Je suis venu voir ce qui a été fait ici et ce qui reste à faire. Pour la région, nous avons investit 21 milliards», rapporte le quotidien. Le président ayant constaté le ralentissement des travaux dans la dite région, il manifeste son mécontentement
Le chef de l'État n'est pas content de certains ministres de son gouvernement. Il a exprimé sa colère lors de sa visite dans l'Indénié-Djuablin. De quoi s'agit-il? La réponse avec Fraternité Matin qui titre: « État d'avancement des chantiers dans l'Indénié-Djuablin : Ouattara pas content ». Parlant des travaux entamés dans la région depuis son arrivée au pouvoir, le président ivoirien a confié que « la fin des travaux est prévue pour le premier trimestre de l'année 2016. mais, j'ai dit au président du conseil régional, Pascal Kouakou Abinan, que les travaux traînent à mon sens...C'est un engagement que j'ai pris. En plus, quand la Première dame est venue ici en début d'année, elle m'a faot un rapport de la lenteur des travaux. J'ai donné des instructions pour une accélération de ces travaux ».
Sur ce, L'Expression titre : « Ouattara demande des comptes aux ministres ». Parce que Ouattara a continué son propos rapportés par des menaces à ses ministres. «...Alors demain, les ministres vont m'entendre », a-t-il martelé. Plus concrètement, le président Ouattara a indiqué que « Demain, (ndlr :aujourd'hui) en Conseil des ministres, nous allons demander des explications et prendre des mesures additionnelles pour faire avancer les travaux... », rapporte Le Mandat
L'opposition ivoirienne en action
Manifestations contre la candidature du président Ouattara, « Dabou dans la danse, hier : des manifestants mettent le feu », barre à la Une Soir Info. Il y a eu des blessés et des arrestations. Le journal explique que « la situation était très confuse dans la journée du jeudi 17 septembre 2015, à Dabou. Une vingtaine de manifestants a incendié des pneus pour bloquer la voie principale, après une vaine tentative de mise à sac du siège local de la Commission électorale indépendante (Cei). Ils ont été contrariés par des éléments de la police nationale. Des blessés ont été enregistrés et quatre manifestants arrêtés et conduits à la maison d'arrêt et de correction de Dabou ».
Le même journal livre que Banny a répondu à Ouattara qui a accusé les responsables de la Coalition nationale pour le changement (Cnc) d'avoir jeté en pâture les jeunes dans la rue, alors qu'eux se sont terrés chez eux. « Ce langage est un langage militant et non celui d'un chef d'État », lui a rétorqué l'ex-premier ministre. Charles Konan Banny, président de la Cnc, a condamné la répression de cette marche. « La Cnc condamne avec la dernière énergie l'utilisation disproportionnée de la force par les services de maintien de l'ordre lors de ces manifestations pacifiques... »
Quant à Affi N'guessan, président du Fpi, au cours d'une conférence de presse, il a lancé un appel à l'union des opposants. « Pour chasser Ouattara du pouvoir, Affi appelle au rassemblement de l'opposition », titre Notre Voie. Étant certain que « la bastille d'Alassane Ouattara sera prise ». « Toute l'opposition est condamnée à agir ensemble. Il y a l'impérieux devoir de nous rassembler si nous voulons le départ d'Alassane Ouattara. La priorité pour nous doit être départ de Ouattara. C'est une urgence nationale que Ouattara quitte la tête de la Côte d'Ivoire ».
Il a même tendu la main au camp opposé du Fpi, conduit par Sangaré Aboudrahamane. « Nous devons être capables de faire des sauts. Personnellement, je suis prêt. Je tends la main. Je leur demande que nous trouvions un cadre pour nous rencontrer, pour nous mobiliser et pour gagner. Je lance cet appel à Sangaré que nous appelons affectueusement ''le Gourou'', rapporte L'inter.