Le Burkina dans le chaos, Abidjan sort ses ''armes'' de guerre

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le-burkina-dans-le-chaos-abidjan-sort-ses-armes-de-guerre Une redoutable arme de guerre vue dans les rues d'Abidjan-Plateau . Ph D.R
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse de ce jeudi 17 septembre 2015. Le cas Gbagbo à la Cpi, le coup d'État au Burkina Faso et la présidentielle sont les trois sujets à l'ordre du jour. Bonne lecture à tous.

Gbagbo à la Cpi

« Manigances dans le procès de Gbagbo : la Cpi prise la main dans le sac », barre à la Une Le Temps, qui explique comment. En il s'agit du greffe de la Cour. La Défense de Gbagbo a produit un document dans lequel elle expose des irrégularités de procédure dans le procès de Laurent Gbagbo. « La Défense note qu'elle ne dispose que des versions expurgées des demandes de participation de victimes, à la différence de l'Accusation, laquelle dispose de versions non expurgées victimes. Cela crée un déséquilibre défavorable à la Défense....» Me Altit soutient que « le greffe n'a pas respecté les directives et instructions des juges relatives aux expurgations...» En outre, le Conseil de Gbagbo indique « la Défense relève qu'un certain nombre de demandes contiennent des documents d'identité qui ne sont pas signés du demandeur et en l'occurrence ne sauraient être valables. C'est la ca des demandes ».

A ce sujet, L'Expression titre : « A deux mois du procès de Gbagbo, son avocat pose encore des conditions ». Le journal écrit que « Me Altit s'oppose au témoignage de 270 supposées victimes... Pour Me Altit, il manquerait dans les demandes de participation, au procès des victimes, certaines informations retirées par la Cpi... ».

Pendant ce temps, à la prison de Scheveningen, à la Haye, « Gbagbo est envahi dans sa cellule », écrit à la Une L'inter. Il ajoute que devant cette situation, la Cpi a pris des mesures. C'est qu'en croire la Lettre du continent d'où le journal tient son information, « Laurent Gbagbo se trouve à l'étroit dans sa cellule parce qu'envahi par des livres et divers objets. Il ne sait plus où ranger, selon la Lettre du continent la quantité de bouquins et d'effets personnels dont les petits objets décoratifs rares ou curieux que lui offrent ses nombreux visiteurs ». Au point les responsables de la prison ont décidé de ne plus lui faire suivre aucun objet afin de se conformer aux consignes de sécurité et aux normes anti-incendie »

Coup d'État au Burkina Faso

« Burkina Faso : les hommes de Blaise Compaoré mélangent la transition », titre à la Une Notre Voie. Il informe que le président de la transition Michel Kafando et son premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, ainsi que plusieurs ministres ont été pris en otage hier, par des militaires. « Selon des sources concordantes, les soldats présentés comme des membres du Régiment de sécurité présidentiel (Rsp) réputé loyal à l'ex-président déchu Blaise Compaoré, ont fait irruption au palais présidentiel où se tenait un Conseil des ministres », écrit le journal.

Pour sa part, Fraternité Matin titre « le Président et le Premier ministre de la transition otages des militaires : confusion à Ouaga ! ». Il écrit que Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, s'est endormi, la peur au ventre dans une confusion totale, ce 16 septembre 2015. En effet comme une traînée de poudre la rumeur sur l'irruption des éléments du Rsp, aux environs de 14h30, dans la salle du Conseil des ministres du palais présidentiel de Ouaga 2000, s'est confirmée ». Tous les journaux en parlent. Il faut ajouter que ce matin, des militaires ont confirmer le coup d'État.

Présidentielle 2015
Les opposants vont continuer de manifester contre la candidature de Ouattara, à en croire Lg Infos qui barre à la Une. « Pour s'opposer à la candidature, Sangaré, Akoun... et les démocrates dans la rue ». Ces derniers disent « pas d'élections tant que Ouattara est candidat ». C'est qu'au cours d'une réunion à la résidence privée de Laurent Gbagbo, les responsables du Fpi tendance Sangaré ont pris des décisions pour le respect de la Constitution et contre le refus du pouvoir de créer des conditions d'élections transparentes. L'ambassadeur Koné Boubacar a donc déclaré : « Voilà pourquoi nous avons engagé la lutte, une lutte continue jusqu'au départ de d'Alassane Ouattara ».

Le président ivoirien ne semble point ébranler par ces humeurs. Alassane Ouattara continue sa visite d'État. Ce matin, il sera dans l'Indénié Djuablin, font savoir Fraternité Matin et le Patriote. D'ailleurs, ce dernier titre à la Une : « Ouattara dans l'Indénié-Djaublin ce matin : Un prince chez les rois ». Un titre illustré par une photo de Ouattara encadré par deux rois de cette cité.

Mais face aux menaces de déstabilisation, Soir Info indique que « le régime sort une puissante arme de guerre ». il s'agit « d'un pick-up, surmonté d'une redoutable arme de guerre, en l'occurrence un modèle de Flak triple canons 20 mm », écrit le journal. Il a été aperçu dans les rues du plateau, mardi 15 septembre. Pour la sortie de cette arme, à la veille des élections n'est pas banal. « la preuve, bien des passants qui ont vu cet effroyable engin de guerre, ont paru surpris que cette arme réapparaisse, réveillant les vieux souvenirs de la crise post-électorale », rapporte le quotidien.

César DJEDJE MEL
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