Présidentielle 2015

Les vacances terminées, Ouattara sort les griffes

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Revue de presse

L'élection présidentielle d'octobre prochain ainsi que les relations entre le chef de l'Etat et l'opposition sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.

Ouattara de retour

Après plusieurs jours de repos, le gouvernement ivoirien a repris du service, hier. Lors du traditionnel Conseil des Ministres, le président ivoirien, Alassane Ouattara s'est prononcé sur l'élection d'octobre prochain. « Le président Ouattara interpelle les acteurs politiques : ''rien ne se fera sous la menace'' », barre à sa Une Fraternité Matin. Selon le quotidien gouvernemental, Alassane Ouattara a tendu la main à l'opposition. Notamment, la Coalition nationale pour le changement (CNC). « Le chef de l'Etat, a toutefois, précisé que cette main tendue ne doit pas être une occasion pour des surrenchères politiciennes surréalistes et surtout qu'il n'entend céder à aucune menace », écrit le quotidien.

Dans la même veine, Le Patriote fait valoir que le chef de l'Etat est prêt à discuter avec ses opposants. « Ouattara répond à la CNC : ''nous sommes ouverts au dialogue'' », titre le journal. « Nous voulons qu'il soit clair pour tous nos concitoyens, pour les candidats et pour tous les partis politiques que nous sommes ouverts au dialogue et que le dialogue doit être constructif », a déclaré le chef de l'Etat selon le journal.

Pour sa part, L'Inter met en avant le numéro 1 ivoirien sur la question de la prochaine élection. « A moins de 2 mois de la présidentielle : Ouattara risque gros », barre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « à quelques semaines de ces joutes électorales tant attendues, le marigot politique ivoirien n'invite pas, en effet, à la sérénité. On y perçoit des coups d'Etat en préparation, des mises en garde, des craintes d'une déflagration tant les discours ne sont pas apaisés. En somme, une réelle menace sur les élections présidentielles », commente le quotidien qui indique que « plus que pour autre citoyen, ces défis restent avant tout ceux du chef de l'Etat, le premier magistrat ivoirien ».

Cette sortie du chef de l'Etat, ses rivaux la perçoivent plutôt comme une reculade. « Ouattara décide enfin de négocier avec l'opposition », barre le journal à sa Une. Selon le quotidien proche du Front populaire ivoirien, cette décision du chef de l'Etat est consécutive « à de fortes pressions à deux mois de la présidentielle ».

Abraham KOUASSI
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