La situation sécuritaire et politique en Côte d'Ivoire sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Meeting de la CNC
La Coalition nationale pour le changement (CNC) a organisé une série de meetings à l'intérieur du pays. Si dans l'ensemble les choses se sont bien passées, l'étape de Korhogo n'a pu avoir lieu du fait de ''perturbations''. Selon les journaux proches de l'opposition, aucun doute. Cette situation est le fait du pouvoir. « Casses au meeting de la CNC à Korhogo : le film de la barbarie du RDR », barre à sa Une Le Temps. « La délégation conduite par Marie-Odette Lorougnon a été prise à partie par des jeunes activistes du RDR. Des dégâts très importants ont été constatés sur le lieu du meeting. Certaines sources parlent même des blessés graves parmi les militants de la CNC venus assister à ces échanges avec leurs leaders. Selon Samba David, membre de la CNC présent à Korhogo, le meeting n'a donc pas pu se tenir », relate le quotidien. Dans le même sens, Le Quotidien d'Abidjan met en avant le commentaire de Marie-odette Lorougnon sur cette question. « Odette Lorougnon : « J'accuse Amadou Gon », titre en manchette le journal. « Comme vous le savez, le meeting de la CNC pour lequel nous étions à Korhogo n’a pas eu lieu. Effectivement les organisateurs ont été frappés, brutalisés et blessés. Les appareils qui devraient servir à animer la manifestation ont été saccagés. Pendant cela, nous étions séquestrés là où nous avons été logés. Parce que ces passionnés de la barbarie nous recherchaient selon les appels téléphoniques incessants de nos proches. Et ce, sous l’œil vigilant de M. Amadou Gon Coulibaly le secrétaire général de l’actuel gouvernement qui règne dans la région de Poro en grand maitre absolu », a expliqué la leader des femmes du FPI pro-Sangaré. Du côté des journaux proches du pouvoir, on parrle de manipulation. « Meeting avorté de la CNC à Korhogo : l'intox pour cacher le fiasco », livre à sa Une le quotidien. « Le meeting n'a pas eu lieu. Il n'y a eu aucune mort à Korhogo, aucun blessé non plus. On ne peut même pas parler de blessé puisqu'il n'y a pas eu affrontement. Nos camarades de la CNC ne sont même pas venus », a déclaré un témoin au journal. Présent sur les lieux au travers d'un Envoyé spécial, L'Expression titre à sa Une : « La CNC se casse la gueule ». Selon le journal, « l'objectif recherché est de faire croire à l'opposition ivoirienne que désormais, elle doit renoncer à toute compétition électorale avec le candidat Ouattara ».
Les microbes traqués
Après l'assassinat d'une jeune femme en fin de semaine dernière, les autorités sécuritaires ont décidé de se lancer dans une véritable traque contre les microbes. « Phénomène des microbes à Yopougon : la Police rassure », titre Nord-Sud Quotidien à sa Une. Selon le journal, « le dispositif installé à Yopougon a été renforcé avec le déploiement de 300 hommes ». Sur la question, Le Quotidien d'Abidjan choisi de critiquer durement le Préfet de Police d'Abidjan. « Yopougon : le préfet de Police défend les microbes », titre le journal. Selon le quotidien, le Préfet de Police qui a déclaré que rien ne prouve que l'attaque a été menée par les Microbes ne fait « rien d'autre qu'apporter sa caution à cette bande de tueurs ». De son côté, Soir Info revient sur un autre aspect de la situation sécuritaire en faisant notamment cas d'une attaque survenue dans l'ouest du pays. « Samedi dernier à l'ouest : une localité attaquée par des assaillants », titre à sa Une le quotidien. Le journal indique que « des hommes puissamment armés venus de Logoualé ont perpétré une attaque à Chantier Colonel, un village du département de Bloéléquin. Selon des sources sécuritaires, il s'agirait de ''braqueurs'' ».