Politique nationale

Attendus, Soro et Essy sortent de leurs réserves

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Revue de presse

L’inculpation des chefs de guerre est le principal sujet de notre revue de presse de ce week-end. Bonne lecture sur Linfodrome.ci

Soro réagit

La mise en examen des ex-chefs de guerre pro-Ouattara continue de susciter des commentaires au sein de la classe politique ivoirienne. Le dernier en date est celui de Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale. « Inculpation de Chérif Ousmane : Soro Guillaume réagit », titre en manchette Soir Info. « Dans une interview diffusée sur son site internet officiel, il a été invité à réagir à l'inculpation de Chérif Ousmane et Losseni Fofana alias Loss. « Comme vous pouvez l'imaginer, mon téléphone n'a cessé de crépiter… Mais j'ai renoncé aux déclarations dans la presse'', a-t-il déclaré d'entrée. Puis le président de l'Assemblée nationale et ex-leader de la rébellion d'ajouter : ''Par réflexe fraternel, j'ai appelé Chérif, Loss et les autres jeunes officiers. Je peux vous dire et ce, à ma grande satisfaction, ils ont le moral au beau fixe '' », écrit le journal.

Cette déclaration de l'ancien chef des Forces Nouvelles est également exploitée par Nord-Sud Quotidien qui consacre sa Une à Guillaume Soro. « Guillaume Soro à propos de l'audition de responsables FRCI : ''je suis serein, Chérif, Loss... aussi'' », titre le journal. « Ils ont reçu beaucoup d'encouragements et de soutiens de parents, d'amis. Ils sont sereins, moi aussi », a déclaré en outre, le chef du Parlement.Du côté de Lg Infos, on fait un lien entre ces inculpations et la guerre de succession que se livrerait Guillaume Soro et Hamed Bakayoko. « Ces inculpations sont analysées sous le signe du prolongement de la guerre que se livrent Soro Guillaume et Hamed Bakayoko, les deux compagnons soupçonnés de briguer la sucession d'Alassane Ouattara en 2020. Un éventuel procès au plan national ou un transfèrement à la CPI pourrait servir de prétexte pour réduire au silence les têtes fortes de l'ex-rébellion », commente le quotidien. Pour sa part, Notre Voie met en avant les crimes commis par ces proches d’Alassane Ouattara. « Ces crimes qui gênent Ouattara », titre le quotidien qui parle notamment de la rébellion de 2002 ainsi que de la crise post-électorale.

Essy parle

Candidat déclaré à la présidentielle de 2015, Essy Amara s'est (enfin) exprimé sur cette candidature., depuis son village dans l'est du pays. « Depuis son village natal, hier : Essy Amara déchainé ; je suis blindé pour tous les combats », titre Soir Info à sa Une. « On m’a beaucoup critiqué et on s’est demandé si je serai candidat jusqu’au bout. Avant de se lancer dans un combat, la bonne éducation recommande qu’on sollicite d’abord le soutien de ses parents. Aujourd’hui, avec ce soutien obtenu de mes parents qui ont invoqué l’appui de nos ancêtres, je suis blindé pour tous les combats. J’ai décidé d’être candidat à la présidence et ma décision n’est pas à prendre à la légère », a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères. Pour sa part, L'Inter revient sur la sortie de Mabri Toikeusse. « Alternance 2020 : les dessous de la sortie de Mabri contre l'Appel de Daoukro », peut-t-on lire en manchette du journal. Selon le journal, cette déclaration du ministre se justifie par le fait que « nullement, les autres formations politiques du RHDP n'ont été associées à un quelconque projet relativement à l'Appel de Daoukro ».


Abraham KOUASSI
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