Côte d'Ivoire

Jihadistes, éligibilité de Ouattara, secrets de 2010 : la présidentielle 2015 menacée

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jihadistes-eligibilite-de-ouattara-secrets-de-2010-la-presidentielle-2015-menacee Le président Ouattara est candidat à sa propre succession, à l'élection d'octobre 2015. Ph d'archives
Revue de presse

Amis lecteurs bonjour. Dans la revue de presse de Linfodrome.com de ce lundi 6 juillet 2015, deux sujets: la présidentielle de 2015 et la menace terroriste des jihadistes. Bonne lecture à tous!

Menace djihadiste

La Côte d'Ivoire, ce n'est plus un secret, est dans le collimateur du groupe islamiste Ansar Dine. Depuis l'annonce faite par l'un des leaders de ce groupe, la menace terroriste est quotidiennement évoquée par les journaux ivoiriens. Ce lundi, Soir Info fait état de plusieurs arrestations sur le sol ivoirien. « Menace terroriste contre la Côte d'Ivoire : plusieurs individus arrêtés et transférés à Abidjan », livre le journal à sa Une.

« L’information est de la Brigade de gendarmerie de Tengrela. Elle nous a été confirmée, par une source à la Brigade de recherche d’Abidjan. Faisant prévaloir leur « droit de réserve », nos deux sources ont formellement plaidé l’anonymat. Sept (7) présumés jihadistes maliens d’Ansar-Dine, arrêtés le jeudi 2 juillet 2015, à la frontière ivoiro-malienne, ont été transférés le samedi 4 juillet 2015, à Abidjan, « pour nécessité d’enquête ». Les premières auditions menées sur place auraient permis aux enquêteurs d’arracher « de précieuses informations », selon notre source. « Ces présumés jihadistes ont fait des aveux graves, ce qui a conduit à leur transfèrement à Abidjan pour approfondir les enquêtes », explique le quotidien.

Face à cette menace, les autorités ivoiriennes comptent bien mettre tout en œuvre pour protéger les populations. C'est ce qui ressort des propos d'Hamed Bakayoko mis en avant par Le Patriote. « Hamed Bakayoko face aux bruits djihadistes : ''nous devons anticiper les menaces'' », titre à sa Une le journal. « Aujourd'hui, les choses vont bien. Nous devons anticiper les menaces de demain », a déclaré le premier flic de Côte d'Ivoire aux Imams réunis à l'occasion d'une rupture de jeune collective.

Pour sa part, Nord-Sud Quotidien s'intéresse à la réaction des populations du nord ivoirien face à cette nouvelle donne. « Menaces d'attaques terroristes : le Nord se mobilise contre les djihadistes », peut-t-on lire à la Une du journal. Le quotidien fait ainsi savoir que « face à la menace djihadiste, le préfet de Korhogo, Daouda Ouattara, a lancé une campagne de sensibilisation à l'endroit des populations et forces vives de sa cité.

Plus au nord, on ne reste pas indifférents à cette nouvelle donne, indique Fraternité Matin. « Tengrela : comment la population vit la menace terroriste », barre à sa Une le journal. « Malgré la psychose, Tengrela vit », informe l'organe gouvernemental. « Les activités diurnes se poursuivent aussi normalement dans le département. Le marché de Tengrela ouvre ses portes à ses heures habituelles et enregistre toujours du monde », ajoute le journal.

Présidentielle 2015

Alors qu'approche à grands pas la présidentielle de 2015, avec tous ses tumultes, Médiapart en rajoute en faisant des révélations sur l'élection précédente. «Comment la France et l'Onu ont volé la victoire de Gbagbo en 2010», titre Le Quotidien d'Abidjan qui fait l'écho d'un article de ce journal en ligne. Les révélations sont livrées par Fanny Pigeaud, dans son livre intitulé ''France-Côte d'Ivoire, une histoire tronquée».

Le journal écrit : «Dans l'extrait que publie Médiapart, l'auteur revient sur les moindres détails de tous les acteurs et le rôle qu'ils ont joué dans le vaste complot ourdi contre le président Laurent Gbagbo lors de l'élection de 2010. À trois mois des élections de 2015, ce document est un interpellation à tous les acteurs politiques ivoiriens».

Revenons à la présidentielle 2015. Notre Voie titre : «À 4 mois de l'élection présidentielle, Jeune Afrique en guerre contre Affi. Voici ce qui effraie le journal pro-Ouattara. En effet, l'hebdomadaire panafricain a titré : «Affi N'guessan : l'homme qui voulait tourner la page de Gbagbo ?». Pour Notre Voie, «Jeune Afrique aurait voulu entrer ouvertement en campagne contre Affi N'guessan qu'il ne s'y prendrait pas pris autrement». Anne Kappes Grangé, la rédactrice en chef adjointe de l'hebdomadaire, a affirmé sur Rfi, au sujet d'Affi, que «Oui, il est certain que parvenir à s'imposer comme le candidat du Fpi, parvenir à avoir le soutien des historiques et puis de la base - puisque l'un ne va pas sans l'autre – tout cela va être difficile pour Affi N'guessan».

Notre Voie ne croit pas en une défense des intérêts de Laurent Gbagbo par Jeune Afrique, au point de parler comme les adeptes du Gbagbo ou rien. Mais, bien au contraire à affaiblir face à Ouattara. «L'hebdomadaire panafricain qui a toujours été un chaud partisan de Ouattara contre Laurent Gbagbo, est conscient qu'en amplifiant les accusations portées contre Affi N'guessan, le candidat du Fpi, il contribue à affaiblir une personnalité qui peut s'avérer un danger pour Alassane Ouattara à la prochaine élection...»

Entre temps, le problème de l'éligibilité de Ouattara se pose. A ce sujet, dans une interview à Le Sursaut, Touré Mamadou, conseiller technique du chef de l'État, a déclaré : «L'inéligibilité de Ouattara, pas un projet de société», lit-on à la Une du journal. «C'est le manque de vision de nos adversaires, parce que lorsqu'on réduit une campagne à «Alassane Ouattara n'est pas éligible, on n'a a pas de vision...», répond t-il à la question de savoir qu'est ce qui pourrait tirer vers le bas l'élection présidentielle à venir.

Pour sa part, Le Temps écrit à la Une : «Pour valider la candidature de Ouattara ; voici ce que prépare le Conseil Constitutionnel». Selon le journal, Ouattara aurait demandé au président dudit Conseil de tout faire pour valider sa candidature. Le président Koné Mamadou serait donc à l'oeuvre dans ce sens et et travaillerait sur la notion de «droit acquis » pour rendre Ouattara éligible.

Dans une interview à L'inter, le président de Lidho (organisation de défense des droits de l'homme) « charge », barre à la Une le journal. Kouamé Adjoumani Pierre a exprimé son inquiétude face à l'insécurité. « ...Nous avons recommandé qu'il y ait une force spéciale qui soit formée rien pour la sécurisation de l'élection présidentielle, parce que la population, aujourd'hui, n'a pas confiance en son armée, compte tenu de ce qui s'est passé en 2010.. ».

César DJEDJE MEL
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