La menace Djihadiste en Côte d'Ivoire ainsi que la présidentielle 2015 sont les deux sujets de notre revue de presse de ce vendredi 3 juillet 2015. Bonne lecture sur Linfodrome.ci.
Les opérations contre les Djihadistes se poursuivent
Les actions contre les djihadistes installés dans le nord-Mali se poursuivent. Quelques jours après leur déclaration de guerre contre la Côte d'Ivoire, les terroristes d'Ansar Dine font actuellement face à des opérations militaires. « Lutte contre les djihadistes : les combats font rage à la frontière ivoirienne », livre Soir Info à sa Une. Selon le journal indépendant, « Débété et Sokola sont deux sous-préfectures ivoiriennes qui jouxtent la frontière de la Côte d’Ivoire avec le Mali. Selon des sources locales qui nous ont jointes, hier jeudi 2 juillet 2015, en début d’après-midi, les Forces spéciales ivoiriennes auraient lancé une offensive généralisée sur la ligne frontalière avec le Mali, en vue de repousser, voire détruire un « camp retranché » de ces jihadistes localisé dans la zone. Ce « camp « se situerait dans l’immense forêt qui s’étend entre les sous-préfectures ivoiriennes de Débété et Sokola. Cette immense forêt couvre la frontière qui sépare la Côte d’Ivoire et le Mali. C’est dans cette forêt que ces jihadistes se sont « planqués ». Des tirs de mortiers ont été entendus donc entre les villages de Sama, dans la sous-préfecture de Sokolo et Débété pour déloger ces ''fous d’Allah' qui y ont érigé leur sanctuaire, pour échapper aux Forces maliennes ». Dans cette lutte, les chasseurs traditionnels ''Dozos'' seraient particulièrement impliqués. C'est ce que fait savoir Le Sursaut. « Menace terroriste en Côte d'Ivoire : Les Dozos frappent fort », barre à sa Une le quotidien. « Effectivement, suite à l'attaque qui s'est déroulée dans la nuit du 9 juin à Misséni, village malien situé à 20 km de la frontière. Et c'est précisément à Mbengué que nous avons pu arrêter 7 djihadistes qui étaient en fuite y compris leur chef qui se nomme Moussa Sanogo », a déclaré un porte-parole de la Confrérie au journal. De son côté, Lg infos s'intéresse aux conséquences de ces menaces terroristes. « Attaques au Mali et à la frontière ivoirienne : les Djihadistes menacent les économiques de la sous-région », peut-t-on lire en manchette du quotidien. « Cette menace, si elle est mise à exécution aura des conséquences fâcheuses sur les économies de la Côte d'Ivoire, mais également sur ceux de l'Hinterland notamment, le Mali et même le Burkina Faso voisin. En effet, la capitale ivoirienne est la destination favorite du Mali à travers le Port autonome d'Abidjan (PAA) », commente le quotidien.
Présidentielle 2015
A quelques mois de l'élection présidentielle de 2015, les opposants à Alassane Ouattara sont déterminés à aller au bout. C'est le cas de Charles Konan Banny. « Face à des secrétaires de section du PDCI : Banny charge : ''n'importe qui fait n'importe quoi !'' », titre en manchette le quotidien. « Banny s'est lâché. Le mercredi 1er juillet 2015, il est retourné à Yopougon, après deux passages, en moins de deux semaines, pour échanger cette fois-ci avec les secrétaires généraux de section, les femmes et les jeunes du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci-Rda) de cette commune. Charles Konan Banny a ouvertement volé dans les plumes de « son grand frère » Henri Konan Bédié, le président du Pdci-Rda. Pour lui, le pays va mal et le Pdci se retrouve dans cette situation de division à cause de M. Bédié. D'ailleurs, il s'est présenté comme un homme de « compris » et non de « compromission ». À l'écouter, le prédécesseur d'Henri Konan Bédié à la tête du plus vieux parti de Côte d'Ivoire était un homme de sagesse. », indique le quotidien.
Du côté du parti au pouvoir, ce sont les réglages qui sont à l'ordre du jour selon Nord-Sud Quotidien. « RHDP/ Alternance 2020 : le RDR pose ses conditions au PDCI », peut-t-on lire à la Une du quotidien. « Nous disons que si le PDCI veut aligner quelqu'un en 2020, qu'il nous présente le meilleur profil », a déclaré au journal Joel N'Guessan, porte-parole du RDR.