Le meeting de la CNC à Koumassi ainsi que la tournée d'Affi N'Guessan à Paris sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci
Meeting de la CNC
La Coalition nationale pour le changement (CNC) a organisé ce samedi à Koumassi, son deuxième grand meeting dans le District d'Abidjan. Cet événement, la presse ivoirienne dan son ensemble, lui accorde une place importante. « Meeting de la Coalition/ Après Yopougon : la CNC frappe un grand coup à Koumassi », barre Le Temps à sa Une. Le journal proche de l'opposition se penche notamment sur l'intervention de Charles Konan Banny à cette occasion. « Une nouvelle Côte d'Ivoire est née. Une Côte d'Ivoire rassemblée, unie dans sa diversité. Une Côte d'Ivoire comme un pagne Nzassa. Avec différentes couleurs différentes couleurs, dans sa diversité, mais dans son unité, pour recouvrir, pour protéger de toutes les vicissitudes et même des turpitudes de tout le monde », a déclaré l'ancien Premier ministre. Pour sa part, Lg Infos choisi de mettre l'accent sur la mobilisation à ce meeting. « Giga meeting de la CNC, à Koumassi, samedi : mobilisation ex-cep-tion-nelle ! », s'exclame le journal à sa Une. « Le comité d'organisation du meeting de Koumassi a seulement installé quinze bâches pour accueillir les militants. Malheureusement, elles se sont avérées très insuffisantes. Les Ivoiriens qui se sont fortement mobilisés, ont finalement pris place devant le podium et sous le soleil. Comme à leur habitude, ils ont tenu le coup jusqu'à la fin », commente le quotidien. Si cette rencontre s'est déroulée sans heurts, Soir Info croit savoir qu'une situation grave a été évitée à ce meeting. « Un coup déjoué au meeting de la CNC : un individu arrêté avec une machette », titre en manchette le quotidien. « Il est 12 h 45 ce samedi à la place In'challah de Koumassi. L'ex-ministre Jean Jacques Béchio, président du parti politique, ''Pour la Côte d'Ivoire'', tient son temps de parole. C'est à ce moment qu'un homme est saisi dans la foule. Une dizaine de militants de la Cnc l'encerclent. Celui qui l'a « déniché » menace de lui porter un coup sur la tête avec...la machette. Deux policiers accourent. Il réussissent à l'exfiltrer pour le mettre dans leur cargo. Des agents de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire viennent aux nouvelles. On apprend que celui qui a été pris répond au nom de Bamba Mamadou. Il s'est présenté comme vendeur de carburant », relate le journal.
Mamadou Koulibaly divise
« Mamadou Koulibaly et la Cnc : Le divorce ? » La question est de Fraternité matin. Il la soulève à sa Une de son numéro du jour. Et indique que le président de Lider dénonce les propos de ses camarades qui appellent les vieux démons de la division. En effet sur son compte tweeter, Mamadou Koulibaly dit de ses alliés de la Cnc : « Ils sont en train de féconder le ventre misérable de l'ivoirité qui ne peut enfanter, comme par le passé, que la violence, la mort, le chaos ». Le journal parle de la confirmation du malaise, qu'on sentait venir les points de vue au sein de la Cnc étaient divergents. Dans ce journal, Karamoko Lassina, délégué national a Lider affirme que « Mamadou Koulibaly a tenu à remettre les pendules à l'heure ». Le Patriote aussi s'est interrogé sur le sujet, à la Une du journal : « Face au retour du discours ivoiritaire, Koulibaly quitte la Cnc ?» Selon le quotidien, le président de Lider a manifesté crûment sa désapprobation au regard de la direction que prend la Cnc, dans le jeu démocratique. C'est pour cette raison qu'il n'a pas participé au deuxième meeting de la Coalition nationale pour le changement (Cnc). Il a préféré animé un séminaire au siège de son parti à la Riviera pendant que se tenait le meeting, fait-il savoir. Dans L'inter, Mamadou Koulibaly explique « pourquoi j'étais absent ». Mais avant de livrer le secret, le journal écrit : « Mamadou Koulibaly se trouvait-il en mission à l'extérieur pour le compte de la Cnc au moment du meeting place In'challah ? La raison avancée par l'un des maîtres de cérémonie justifiant l'absence du chef de Liberté et démocratie pour la République au rassemblement de Koumassi n'est pas tout à fait conforme à la réalité. En effet, voici ce que dit le concerné : « J'avais déjà prévenu après le meeting de Yopougon que je ne serai pas présent à Koumassi. J'avais présenté mes excuses. Mon parti qui est encore jeune, tenait un Conseil national, l'instance la plus importante après le Congrès ».
Affi N'Guessan en difficulté
En tournée en Europe depuis plusieurs jours, Pascal Affi N'Guessan ,président contesté du Front populaire ivoirien (FPI) a eu maille à partir avec des militants de son parti en France. « En meeting à Paris : Affi N'Guessan et sa délégation arrosés de farine », souligne le journal en manchette. « C’était à n’en point douter le meeting de l’apothéose que voulait le président Affi N’guessan pour sans nul doute couronner ce qu’il a appelé dès son arrivée en France, «le redéploiement du Fpi à l’international…». Malheureusement, ce samedi 27 juin au 8 de la rue Godillot, à Saint Ouen, la fête s’est terminée dans la confusion la plus totale. Eclats de voix, jets de farine et même de poudre de piment. Les anti-Affi se sont proprement et bruyamment fait voir et entendre, pendant que les pro-Affi trinquaient eux, de la poudre blanche », explique le quotidien. Nonobstant cette situation, l'ancien Premier ministre a pu s'exprimer. C'est ce qu'indique Notre Voie. « Malgré la violence des frondeurs : Affi a parlé aux Ivoiriens de France », titre le journal à sa Une. « Malgré les velléités de perturbation, Pascal Affi N'Guessan a pu tenir sa réunion d'explication avec les militants du Front populaire ivoirien (FPI) de la diaspora comme prévu, le samedi 27 juin 2015. C'était à n'en point douter, une véritable épreuve de vérité et de bons moments d'échanges entre le public et le conférencier ». Pour sa part, Le Quotidien d'Abidjan explique cette réaction des militants du FPI dà Paris. « C'est une fin honteuse d'un séjour parisien, séjour au cours duquel l'ex-président du FPI paie cash le prix de sa collaboration avec le régime d'Alassane Ouattara », écrit le journal.