Bienvenue à la revue de presse de Linfodrome, dominée par les élections présidentielles d'octobre 2015. Bonne lecture à tous.
Présidentielle 2015
Le Front populaire ivoirien (FPI), fidèle à Sangaré Abou Drahamane a réveillé l'inéligibilité de Ouattara et appelé au boycott du recensement électoral. "Présidentielle 2015/Le Fpi prend officiellement position: Ouattara n'est pas éligible à la présidence", peut-on lire à la Une du quotidien LG infos. Selon le journal, au terme de l'article 35 de la constitution ivoirienne, M. Ouattara n'est nullement concerné par les processus électoraux à venir. "M. Alassane Ouattara, qui s'est déclaré candidat à sa propre succession depuis 2013, n'est pas concerné par la présidentielle d'octobre 2015. M. Ouattara sait qu'au terme de la constitution, il n'est pas éligible à la présidence ivoirienne et qu'il n'eut été candidat que conformément aux arrangements politiques consentis à Prétoria, uniquement à titre exceptionnel, par les présidents Laurent Gbagbo et Thabo Mbeki, arrangements traduits par "la décision numéro 2005-01/PRdu 5 mai 2005 portant autorisation à titre exceptionnel des candidats signataires des accords de Linas Marcoussis, uniquement à l'élection 2005, finalement organisée en 2010", a précisé le journal proche de l'opposition.
Le Temps a, pour sa part, barré à sa Une: "Liste électorale, Cei, présidentielle...: Le Fpi lâche une bombe contre le régime". Poursuivant, le journal fait savoir que le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) exige le désarmement des ex-combattants. A en croire le journal, le Docteur Ahizi Aka Daniel a animé une conférence de presse au cours de laquelle son parti "exige le désarmement forcé des ex-combattants" pour les élections crédibles et transparentes. Ce, a dit le conférencier dans, "un environnement sécurisé".
Quant à L'Inter, il mentionne à sa co-une: "FPI/Élection: Sangaré appelle au boycott du recensement". "Dans une déclaration relative aux processus électoral en cours, le FPI, version Abou Drahamane Sangaré, appelle ses militants à un boycott de toutes les activités de la Commission électorale indépendante (Cei), a affirmé le quotidien.
Le Patriote choisi de revenir sur le cas Konan Banny : "Candidat narcissique et rancunier: Banny insulte les chefs baoulé", titre le journal. Pour le quotidien proche du pouvoir, Charles Konan Banny pour la première fois , a pris ouvertement position dans le combat qu'il a décidé d'engager contre sa famille politique, le PDCI-RDA et le RHDP. "Ce sont des clichés", tranche-t-il. "Il n'y a pas de grands électeurs donnant des consignes de votes qui seraient respectés à la lettre", assène-t-il à l'intention des tête couronnées de sa région.
La Communauté internationale impliquée
Les élections à venir en Côte d'Ivoire intéressent également la communauté internationale. Selon Le Quotidien d'Abidjan, les USA sont formellement opposés à une éventuelle modification de la Constitution ivoirienne. « Présidentielle 2015 : les Etats-Unis disent niet à la modification de la Constitution », peut-t-on lire en manchette du journal. « Nous ne sommes pas d'accord avec la modification des constitutions en Afrique. Notre point de vue est clair. Des chefs d'Etat veulent modifier la Constitution de leur pays. Nous le savons et nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec cette pratique », a déclaré lors du sommet de l'Ua la Secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Afrique des USA. Autre poids lourd de la Communauté internationale à s'intéresser à la présidentielle ivoirienne, la France. C'est du moins ce que fait savoir Le Sursaut qui évoque une rencontre entre Alassane Ouattara et son homologue français. « Scrutin d'octobre 2015 : Ouattara consulte Hollande ce soir », stipule en manchette le quotidien. « Le président ivoirien en visite de travail, et son homologue français vont inévitablement aborder, entre autres, la prochaine élection présidentielle en Côte d'Ivoire. A Abidjan, l'opposition va suivre avec attention cette rencontre au sommet. De fait, elle espère qu'au sortir de l'Elysée, le chef de l'Etat va prendre en compte ses desiderata », commente le journal.