L'élection présidentielle 2015 ainsi que les procès de la crise ivoirienne sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Présidentielle 2015
A mesure que la future présidentielle approche, le mercure monte au sein des différents états-majors des partis politiques. Candidat à cette élection pour le compte du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan est convaincu que le président sortant ne pourra pas effectuer de passage en force. « Affi rassure les électeurs : ''Ouattara ne pourra pas frauder en 2015'' », peut-t-on lire à la Une du journal. « N'ayez pas peur. Ouattara va partir parce qu'il n'y a personne qui le soutient aujourd'hui. Tout a été verrouillé, il ne pourra pas frauder », a déclaré le président du FPI à des militants de M'Batto. De son côté, Le Sursaut met en avant les menaces qui planent sur cette élection. « Menace sur la présidentielle : l'ONUCI déjoue un plan d'attaque », livre à sa Une le quotidien. « Les manœuvres de subversion persistent. L'ONU insiste ainsi sur deux sérieuses alertes, survenues en début d'année », explique le journal qui se base sur un rapport onusien. Dans le camp d'Alassane Ouattara, on demeure confiant. Le Patriote, journal proche du régime parle à sa Une « d'un tsunami électoral » en faveur du président ivoirien. « Une démonstration de force. C'est le coup politique que veulent réaliser les partis membres du RHDP et leurs alliés. Depuis hier déjà, les routes de toutes les régions de Côte d'Ivoire sont prises d'assaut par les différentes délégations envoyées en mission par le directoire du RHDP », fait savoir le quotidien.
Procès de la crise post-électorale
Près de 5 ans après la fin de la crise en Côte d'Ivoire, les procèsd liés à cette période se poursuivent. Ces dernières semaines, celui des gendarmes proches de l'ancien régime est sous les projecteurs. L'Inter consacre sa Une du jour à la réaction de l'avocat d'Anselme Séka Yapo, l'un des accusés. « L'avocat de Séka Séka parle et accuse », livre à sa Une le journal. Dirabou Mathurin, l'avocat est notamment revenu sur les conditions de détentions de son client. « Quand mon client était à Bouaké, mentalement, il a fait un dépression. Çà ressort même dans le dossier. Vous savez que les séquelles demeurent. Avec ces interrogatoires là, çà peut remonter », a expliqué l'avocat. Quant à Soir Info, il accorde sa manchette à la suite de la procédure qui a été reportée pour complément d'enquête. « Procès de Séka Séka : ce qui va tout bouleverser », titre en manchette le quotidien. « En décidant de suspendre le procès pour demander la production d'un certificat de genre de mort ou à défaut, procéder à une exhumation des victimes présumées dans l'affaire Séka Séka, le Tribunal présidé par le Juge Dembélé Tahirou a fait emprunter à la procédure un tournant des plus importants. De fait, à l'issue de cette procédure également ardemment souhaitée par la Défense et dont la la conduite est confiée à Pr. Etté Hélène ,l'on devrait être situé sur la bonne foi des principaux acteurs de ce procès. Il est clair que les différentes parties sauront, à partir des conclusions médicales, les contours exacts de la mort le 8 avril 2011, de Zié Traoré, Yacouba Koné, Franck N’Douba et Arsène Yapo. Tous au service de Joël N'Guessan, porte-parole du Rassemblement des Républicains (Rdr) », fait savoir le quotidien. Déjà condamnée à 20 ans d'emprisonnement, Simone Gbagbo, ex-Première dame est toujours réclamée par la CPI. Des rumeurs sur son transfèrement avaient même secoué la toile ivoirienne il y a quelques jours. Le Quotidien d'Abidjan revient sur cette affaire en livrant le commentaire d'Habiba Touré, avocate de l'épouse Gbagbo. « Affaire CPI : Habiba Touré fait des révélations sur Simone Gbagbo. « Nous ne commentons et ne confirmons aucune de ces rumeurs, Simone Gbagbo va bien », a-t-elle dit au journal