L'actualité judiciaire en Côte d'Ivoire occupe le haut du tableau ce vendredi 12 juin 2015. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Séka Séka à la barre
Poursuivi pour divers crimes commis pendant la crise post-électorale, Anselme Séka Yapo dit Séka Séka était face au Tribunal militaire hier. A cette occasion, L'Inter qui dédie sa Une du jour à la rencontre, indique que l'ex-aide de camp de Simone Gbagbo ne s'est guère montré timide. « Tribunal militaire : le show de Séka Séka, hier », titre le journal. « C'est sur les chapeaux de roue que cette audience a débuté peu après 11 heures. Dans un silence de cathédrale, il s'est défendu pendant plus d'une heure devant amis, parents, connaissances et frères d'armes. A la barre, le Commandant Séka Yapo Anselme a nié toutes les charges retenues contre lui », indique le quotidien. Dans la même veine, Le Temps livre le commentaire de l'officier sur l'accusation de violation de consigne également retenue contre lui dans cette procédure. « Capitaine Séka Séka à la barre, hier : ''je n'avais pas d'ordre à recevoir de Ouattara'' », souligne à sa Une le journal proche de l'opposition. « Je n'ai jamais entendu parler de ralliement. Pendant les mois de négociations. Je n'avais jamais entendu parler de ralliement. Le président Gbagbo était proclamé président élu. J'ai reconnu Ouattara qu'à partir du 21 mai où il a été investi à Yamoussoukro », a déclaré le prévenu selon le journal. Cette verve du Commandant de Gendarmerie, les journaux proches du pouvoir ne semblent pas l'avoir vécue. C'est le cas de L'Expression qui titre à sa Une : « Crise post-électorale : Séka Séka se dégonfle à la barre/ ''je demande pardon à Ouattara'' », peut-t-on lire à la Une du quotidien. « M. Le juge. Je demande votre clémence. Je veux que vous soyez mon envoyé auprès du chef de l'Etat Alassane Ouattara pour lui demander ma clémence », a souhaité le soldat selon le compte-rendu livré par le journal. Au cours de ce procès, Koné Katinan, proche de Laurent Gbagbo a été cité par Jean-Noel Abéhi comme ayant pris part à une réunion pour organiser des actions subversives. Soir Info choisit de revenir sur la réaction de l'ancien ministre de Laurent Gbagbo. « Je n’ai jamais participé à une quelconque réunion avec le prévenu pour discuter des conditions de retour des militaires au pays. N’étant ni militaire ni même chargé des questions militaires dans le gouvernement (Gbagbo), je ne vois pas en quoi je devais discuter des modalités de leur retour. J’étais absent du territoire ghanéen, lorsque courant juillet 2011, j’avais appris que le gouvernement ivoirien avait entamé des négociations avec les militaires exilés au Ghana, à l’effet d’obtenir de ces derniers leur retour au pays. J’étais encore en voyage quand le premier groupe de ces militaires, dont Boniface Konan, est retourné au pays. Je n’ai participé à aucune des réunions préparatoires qui ont précédé leur retour. Je n’ai participé non plus, à aucune réunion portant sur ce sujet après leur départ. Les cachets de services d’immigration du Ghana et du pays dans lequel je séjournais confirment mon absence à cette période. C’est donc faux que de m’associer à ces réunions », s'est défendu l'ancien patron du Cadastre.
Les avocats menacent
L'actualité judiciaire, c'est également la grève des avocats sur laquelle revient Le Quotidien d'Abidjan. « Création d'un bureau OHADA en Côte d'Ivoire : les avocats marchent sur le Palais de Justice », écrit en manchette le journal. « Les avocats ivoiriens ont protesté hier devant le Palais de Justice d'Abidjan-Plateau, contre le projet de création d'un barreau de l'Organisation pour l'Harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) », fait savoir le journal. Quant à L'Inter, il livre les raisons évoquées par les grévistes pour motiver leur action. « Depuis quand a-t-on vu deux barreaux dans un même pays ? Les avocats français et étrangers veulent s'installer directement sur notre espace sans élire domicile chez un confrère », a indiqué une avocate au journal. S'ils ont manifesté hier, les avocats ont également vu l'un des leurs agressé. Il s'agit de N'Dri Claver, conseil de Charles Blé Goudé. « Mardi dernier : l'avocat de Blé Goudé échappe à un assassinat », titre Notre Voie qui livre un communiqué signé du collectif des avocats de l'ex-ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo.