La marche de l'opposition ainsi que le procès de Jean-Noel Abéhi sont les deux sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
Abehi se vide
Poursuivi pour violation de consignes et désertion, Jean-Noel Abehi, ex-membre influent de l'appareil sécuritaire pro-Gbagbo était face à la barre hier. A cette occasion, le militaire n'a pas ménagé les pro-Gbagbo en exil. C'est ce que fait savoir Soir Info. « Au tribunal : Abéhi démonte le camp Gbagbo : ''ils voulaient massacrer les Baoulé et les Burkinabé », titre en manchette le quotidien. « Quand je suis arrivé au Ghana, j'ai appelé le Colonel Boniface. Il m'a dit: ''mon petit, reste dans ton coin ". Nous avons rencontré deux ministres. Le ministre Katinan et un autre dont je ne me rappelle pas du nom. Il y avait aussi le Colonel Gouanou. Il s'agissait de discuter des conditions de notre retour au pays. Certains proposaient la voie diplomatique et d'autres, la voie militaire. Ils nous ont demandé de leur faire le point du matériel que chacun pouvait apporter. Je leur ai dit que je n'avais pas d'hommes ni de matériel à mettre à leur disposition. Avec le Colonel Gouanou, c'était plus ''tribalique'' (tribal, ndlr). Il parlait de commencer des actions à l'Ouest et massacrer tous les Baoulés et les Burkinabés », a déclaré le gendarme selon le journal. Au cours de cette audience, le gendarme est également revenu sur le cas des femmes assassinées à Abobo. C'est ce que relève Fraternité Matin. « Abéhi se lâche devant le Tribunal militaire : ''j'accuse la BAE et la Garde républicaine », barre à sa Une le journal. « J'ai dit au Premier ministre Soro de bien regarder la vidéo des tueries des femmes d'Abobo. Il s'agit des chars de la Brigade anti-émeute (BAE) et ceux de la Garde républicaine (GR) et non des chars du camp d'Agban », a fait savoir le prévenu selon le journal gouvernemental. Ces sorties d'Abehi, Notre Voie semble ne pas les comprendre. « Tribunal militaire d'Abidjan, hier : le Cdt Abéhi dégamme totalement ». « Le Cdt de gendarmerie Jean-Noel Abéhi, neveu de Charles Konan Banny, a-t-il scellé un deal avec le régime Ouattara ? Tout porte à le croire. D'autant qu'il a totalement dégommé hier lors du procès qui s'est ouvert hier, au Tribunal militaire », explique le quotidien.
Marche de l'opposition, des morts annoncés
A l'initiative de plusieurs jeunes issus des partis d'opposition, des marches éclatées se sont déroulées hier dans plusieurs villes du pays. Ces manifestations, selon un bilan dressé par l'opposition ont fait des morts. « Marches pacifiques éclatées contre le régime : le régime tire à balles rélles : 4 morts dont 3 bébés ». « La marche de la Coalition nationale de la Jeunesse pour le changement a été un franc succès. Sauf qu'au cours de cette marche éclatée sur toute l'étendue du territoire national, la soldatesque de Ouattara s'est encore illustrée de la plus mauvaise manière », commente le quotidien. Dans la même veine, Le Temps estime que « le régime Ouattara sème la terreur ». Selon le journal, en début des intimidations, « la marche a bel et bien eu lieu dans les communes telles que Yopougon, Port-Bouet ». Du côté du pouvoir, on minimise ces manifestations. L'Expression qui parle à sa Une de « fiasco total » indique que « les marcheurs, actifs depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux n'ont pas mis le pied au Plateau. Ils se sont contentés de se regrouper dans quelques communes comme Yopougon ».