La situation sécuritaire dans l'ouest du pays, la présidentielle 2015 et le procès des officiers proches de Laurent Gbagbo sont les trois sujets de notre revue de presse du jour. Bienvenue sur Linfodrome.ci.
C'était chaud à Man
Difficile journée hier pour les populations de la ville de Man. De violents affrontements dans la cité des 18 Montagnes ont occasionné des morts, indique Soir Info. « Feu et sang, hier, à l'ouest : des morts et plusieurs autres victimes », barre le journal à sa Une. Sur les faits, le quotidien indique que, «le jeudi 4 juin 2015. De fait, une manifestation de protestation contre la cession d’un domaine public à un opérateur économique de la ville a tourné au drame. Ainsi, une gare de transport, un entrepôt et des véhicules ont été incendiés et des magasins pillés, avec à la clé un mort et plusieurs blessés graves. Que s’est-il passé pour qu ’on en arrive à là ? Selon nos sources, depuis 6 mois, la mairie aurait cédé l’espace allant de la gare de Facobly au lac artificiel en bordure de route sur l’axe Man-Facobly ».
Pour sa part, L'Inter fait savoir que la situation a pu être maitrisée grâce à l'intervention de l'Armée. « Le Bataillon de sécurisation de l'ouest (Bso) est appelé en renfort aux policiers et gendarmes débordés, surtout que la vie des autorités était menacée par cette foule en colère. Les éléments de cette unité de l'armée bouclent alors la ville et procèdent à plusieurs arrestations », signifie le journal. Quant à Lg Infos, il indique que « même si le calme semble revenu, les populations elles, restent en état de choc selon une source locale ».
Affi dégaine
A quelques mois de l'élection présidentielle, l'Alliance des Forces démocratiques (AFDD), coalition de l'opposition n'est pas satisfaite du déroulement du processus. Elle l'a indiqué hier, lors d'une conférence de presse, nous dit Notre Voie. « Préparation calamiteuse de la présidentielle 2015 : l'Alliance ouvre le feu sur Ouattara », barre le journal à sa Une. A en croire Affi N'Guessan dont la déclaration est intégralement publiée par le journal, le processus comporte plusieurs difficultés. Il s'agit notamment de « la fraude sur les pièces administratives, le coût trop élevée pour l'établissement des pièces administratives, le déficit de communication relativement à la révision de la liste électorale... ». De cette sortie, Fraternité Matin retient que les opposants à Alassane Ouattara souhaitent une prorogation du délai pour ce qui est de la révision de la liste. « Révision de la liste électorale : Affi veut une rallonge de 30 jours », souligne le journal à sa Une. Le président de l'Association des forces démocratiques (AFD), Pascal Affi N'Guessan, juge insuffisant le délai de 30 jours pour prendre en compte tous les électeurs de la liste électorale. Hier, il a demandé à la CEI de proroger la date de l'enrôlement sur le listing électoral qui court du 1er au 30 juin ». Si en coulisses, le débat autour de l'organisation du processus fait rage, les candidats n'en occupent pas moins le terrain. C'est le cas de la coalition au pouvoir qui a décidé de mettre les bouchées doubles à en croire Le Patriote. « Présidentielle 2015 : le RHDP lance l'opération ''inondation'' le 13 juin ». Selon le journal, la coalition au pouvoir prévoir de faire une démonstration de force dans tout le District d'Abidjan.
Abéhi et Séka face aux juges
C'était l'autre actualité de ce jeudi 4 juin 2015. L'ouverture du procès de Jean-Noel Abéhi et Anselme Séka Yapo, deux officiers proches de l'ancien régime ivoirien accusés de crimes commis pendant la crise post-électorale. Soir Info qui accorde une place de choix à ce procès se penche sur les conditions dans lesquels les prévenus se sont présentés à la barre. « Jean-Noël Abéhi et Anselme Séka Séka sont apparus en bonne santé et souriants à cette audience. L'ex-Commandant du Geb, Jean-Noël Abéhi était vêtu d'une chemise à dominante rose et blanc à l'effigie de la Vierge Marie, comme pour revendiquer son enracinement dans la religion. Tout sourire, affichant un léger embonpoint, il a serré plusieurs mains avant de quitter la salle d'audience. Contrairement à son co-accusé, Anselme Séka Yapo est apparu assez taciturne. L'ex-aide de camp de Simone Gbagbo semblait moins à l'aise devant les objectifs des journalistes. Vêtu d'une chemise à manches longues blanche et d'un pantalon bleu, le gendarme portait une barbe grisonnante comme celle qu'il affichait le jour de son arrestation le 15 octobre 2011 », décrit le quotidien. Pour sa part, Le Temps s'intéresse particulièrement au juge désigné dans cette affaire. « Il y a un fait qui a marqué toute l'assistance lors de l'audience d'hier. En effet, c'est avec étonnement que l'assistance qui s'attendait à revoir la magistrate Ettia Anné Désiré a retrouvé le juge Dembélé Tahirou. Il s'agit du président des Assises qui a jugé et condamné Simone Gbagbo », relate le quotidien.