Bienvenue à la revue de presse de linfodrome. Trois sujets au menu: l'assassinat de Robert Guéi, l'assemblée de la Bad et la présidentielle de 2015. Bonne lecture à tous!
Qui a tué Guéi ?
Les auteurs de l'assasinat du Général Robert Guéi seront enfin connus. Car depuis hier, le procès sur sa mort a débuté. Soir Info indique à la Une que « l'un des fils du général et Affi N'guessan entendus, hier ». Le fils du défunt, Francis Pedou Guéi s'est déplacé de France pour répondre à la convocation du juge d'instruction. Il exprimera ses sentiments au sortir de l'audience. « Le juge m'a expliqué que tous les sachants qui ont été auditionnés depuis lors, seront de nouveau entendus, de même que des supposés inculpés. Puis il y aura confrontation. C'est après que le procès s'ouvrira aux assises », a indiqué Francis Pedou. Quant à Affi N'guessan, il a été « cuisiné » dit le quotidien. L'Expression explique « comment l'assasinat a été planifié ». Citant les déclarations de Affi N'guessan, de Lida Kouassi et d'Alain Toussaint, l'avocat des victimes a indiqué la mort du général a été planifié. Ces dires cadres avec les propos de Jean Blé Guirao, cadre de l'Udpci, parti créé par Guéi. « Nous savons tous que l'ex-Premier ministre Affi N'guessan, l'ex-ministre de la Défense, Lida Kouassi et l'ex-Conseiller de Gbagbo, Alain Toussaint, ont clairement affirmé que le président Guéi était en route pour la Rti afin de renverser le régime Gbagbo. Selon lui, ces trois hommes ont assuré qu'à la suite d'une altercation avec les Fanci, le général a perdu la vie. A partir de là, les juges ont des pistes pour conduire leur enquête. Quant à Le Patriote, il barre à la Une : « Assassinat de Robert Guéi : voici ceux qui ont piégé le général ». « L'assassinat du Général Guié a été planifié au plus haut niveau, car ce sont les voix les plus autorisées de la Côte d'Ivoire, en son temps, qui ont fait des déclarations », a affirmé l'avocat, Me Singo Tia Paul Oumar.
La BAD officiellement de retour
La Banque africaine de développement (BAD) est officiellement de retour en Côte d'Ivoire. L'institution tient, actuellement, son Assemblée générale annuelle à Abidjan. Sur la question, L'Inter s'intéresse aux nouveaux objectifs de l'institution panafricaine. « Assemblée annuelles de ma BAD : les nouveaux défis de l'Afrique présentés », titre le journal à sa Une. « Le président Alassane Ouattara a ouvert officiellement les assises de la Banque africaine de développement (Bad) hier mardi 26 mai à Abidjan. S'adressant à plus de 4 500 personnes réunies pour la circonstance (des chefs d’État, les gouverneurs et délégués de la Bad, le secteur privé, la société civile, les médias, etc), le numéro 1 ivoirien a présenté les nouveaux défis à relever en vue de faire du développement de l'Afrique une réalité. « La célébration des 50 ans de la Bad nous donne l'opportunité unique de réfléchir aux nouveaux défis. C'est pourquoi je me félicite du choix du thème : ''L'Afrique et le nouveau paysage mondial''. L'Afrique regorge de talents et de ressources naturelles. Bien que bon nombre d'indicateurs soient au vert, nous ne devons pas pour autant baisser les bras. Les défis qui nous attendent sont énormes et requièrent beaucoup plus d'efforts afin de les affronter avec beaucoup de succès '', a mentionné le président de la République », relate le quotidien. Pour sa part, Nord-Sud Quotidien se penche sur les derniers mots de Donald Kaberuka en tant que président de la BAD. « Les adieux de Kaberuka », titre en manchette le quotidien. Selon le journal, « Donald Kaberuka a exprimé sa fierté concernant l'évolution de l'institution durant ses deux mandats. Il a souhaité bonne chance à son successeur qui sera connu jeudi prochain ». De cette réunion, Lg Infos retient l'absence d'une grande partie des chefs d'Etat du continent. « Assemblées annuelles et cinquantenaire de la BAD : 49 chefs d'Etat boycottent Ouattara », barre à sa Une le journal proche de l'opposition. « Cinq, voici le nombre de chefs d'Etat africains, sur les 54 que compte le continent, ayant effectué le déplacement à Abidjan. Preuve que le régime d'Abidjan, n'est pas vraiment fréquentable en ces jours où les prisonniers politiques se comptent en grand nombre », indique le quotidien.
La présidentielle au centre d'inquiétudes
C'est Le Temps qui livre l'information : le gouvernement américain a décrété des zones d'Abidjan comme étant à risques ce, à quelques mois de la prochaine élection présidentielle. « Menace sur la présidentielle : Obama déclare des zones rouges à Abidjan », peut-t-on lire à la Une du journal. « L'ambassade des Etats-Unis a vivement déconseillé, début mai, à ses ressortissants vivant à Abidjan de s'aventurer dans certains quartiers du nord de la capitale économique comme Abobo et Adjamé », indique une note publiée par Le Temps. Autre membre important de la Communauté internationale à intervenir dans cette période pré-électorale, la France aurait, selon Le Quotidien d'Abidjan, contribué à déjoué un mauvais coup. « Incroyable mais vrai : l'armée française déjoue un coup du régime contre l'opposition », souligne le journal en manchette. Selon le quotidien, les éléments basés au 43è BIMA ont du intervenir au Port d'Abidjan afin de ''libérer'' des véhicules appartenant à un candidat déclaré de l'opposition.