Bienvenue à la revue de presse de Linfodrome.com, ce jeudi 7 mai 2015. L'arrestation des pontes du FPI, le problème des primes des Éléphants et la présidentielle de 2015 sont les sujets, dans notre numéro du jour. Bonne lecture à tous !
Arrestation des cadres du FPI
Après leur arrestation, comment les pontes du Front Populaire Ivoirien (FPI) ont été conduit dans les prisons ? Réponse avec L'inter concernant Koua Justin. « Bouaké / Justice : Tout sur l'arrivée de Koua Justin au camp pénal », titre à la Une le quotidien qui parle de ceux qui l'y ont envoyé et la cellule où il est détenu. Le journal raconte que c'est sous escorte de la Force de recherche et d'assaut de la police (Frap) que Koua a été conduit, vers 22h au camp pénal, où il est gardé dans l'ancienne cellule qu'occupait l'ex-commandant de gendarmerie Jean Noël Abéhi.
Quant à Soir Info, il barre à la Une : « Transfèrement des pro-Sangaré : Hubert Oulaye crée l'émeute à Dabou... Koua Justin, ce qui s'est passé à Bouaké ». Le quotidien raconte que, depuis le mardi 5 mai 2015 à 19h20 à la prison civile de Dabou, « les populations du Leboutou et singulièrement les militants du FPI, ont aussitôt convergé vers l'administration pénitentiaire locale pour voir et toucher leur camarade. Des pleurs et des cris de détresse fusaient de partout... »
. Le Patriote, pour sa part, écrit « Interpellés lundi : ces gens-là préparaient un sale coup ». Il prétend que « les frondeurs du FPI dont les principaux meneurs viennent d'être mis aux arrêts par les autorités ivoiriennes, ont sans doute été contrariés dans leur volonté d'instaurer le désordre socio-politique en Côte d'Ivoire. Avec comme objectif principal, à quelques six mois de l'élection présidentielle, de saper les bases de la cohésion sociale et rendre difficile, voir impossible l'organisation de l'élection du scrutin que tous les observateurs souhaitent apaisé et sans encombres ». Sur la question, on note que le gouvernement a réagi. « Si une personne enfreint volontairement les lois et se comporte d'une façon qui trouble sciemment l'ordre public, le gouvernement prend des dispositions appropriées pour mettre fin à cela», a dit son porte-parole Koné Bruno, hier.
Affaire de primes des Éléphants
L'affaire des primes impayées des Éléphants est en phase de résolution. « Foot : Éléphants-primes impayées / le gouvernement frappe : une tête tombe », titre Soir Info. Il s'agit du régisseur du ministère des Sports, Patrick Yapi. Il a été démis de ses fonctions, a annoncé Koné Bruno qui a ajouté que « évidemment ; quand l'enquête sera terminée et que tous les résultats seront connus, des décisions complémentaires seront prises dans l'intérêt de l'État. »
En tout cas, à en croire la grande Une de Nord-Sud Quotidien, « après le limogeage du régisseur Patrick Yapi, Ouattara exige une enquête approfondie ». Le limogeage du régisseur étant la conséquences des premiers résultats de l'enquête, « le Président de la République exige que ces premiers résultats soient approfondis », a indiqué Koné Bruno.
Sur le sujet, Fraternité Matin titre en manchette : « Affaire ''primes impayées des Éléphants », le premier carton rouge » et dit « le régisseur des compétitions internationales a été démis ; d'autres sanctions pourraient tomber »
Situation socio-politique et présidentielle
Sur l'arrestation et l'emprisonnement des cadres du FPI, respectivement Le Quotidien d'Abidjan et Le Nouveau Courrier titrent « la grosse colère de Gbagbo » et « la grosse d'Anaky Kobena ». Selon le premier journal cité, depuis sa cellule à La Haye, Laurent Gbagbo s'est exclamé au sujet de l'arrestation de ses proches: « Ah Ouattara aussi ! ». Comme pour dire qu'il exagère, c'est nous qui le traduisons ainsi.
Quant à Anaky, dans un communiqué, il écrit : « La direction du MFA (Mouvement des Forces d'Avenir) s'indigne et ne comprend pas le nouveau tournant brutal et hyper répressif que semble imposer le gouvernement d'Alassane Ouattara en cette année 2015, année d'élections générales que la Côte d'Ivoire, le continent africain, et le monde entier voudraient voir démocratiques et apaisées pour faire oublier le cauchemar de 2010-2011. ».
Dans ce climat, Essy Amara, Banny et KKB, des cadres du PDCI, candidats déclarés à la présidentielle, car opposés à l'appel de Daoukro et à la candidature unique de Ouattara au sien du RHDP, préparent quelque chose « contre Ouattara et Konan Bédié », titre Le Sursaut. Dans leurs stratégies, on note qu'il drague les militants du FPI, en témoigne la visite de Banny à Gbagbo à La Haye, le 24 mars dernier.